Exécution publique et en direct aux États-Unis : l’Australie fera «tout ce qu’elle peut» pour empêcher une retransmission «totalement abjecte»
Le premier ministre Anthony Albanese a qualifié le projet de retransmission de l'exécution de Nidal Hasan de «totalement abjecte».
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L'Australie fera tout son possible pour bloquer la retransmission en direct prévue de l'exécution de Nidal Hasan aux États-Unis, qualifiée d'abjecte par le premier ministre Anthony Albanese.
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Why It Matters
Nidal Hasan doit être exécuté le 3 décembre pour un attentat commis en 2009 à Fort Hood.
L'Australie fera «tout ce qu'elle peut» pour empêcher que la retransmission en direct de l'exécution d'un prisonnier américain, «totalement abjecte», ne soit accessible dans le pays, a déclaré mardi le premier ministre Anthony Albanese.
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, en 2009, un attentat inspiré par l'organisation djihadiste Al-Qaïda. Cette mise à mort sera la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961 et la première par peloton d'exécution depuis 1945.
Un responsable du Pentagone a indiqué à l'AFP la semaine dernière que l'exécution serait diffusée en direct, après que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré : «Nous veillerons à ce que les gens puissent la regarder, à ce qu'elle soit publique».
Anthony Albanese a estimé à la chaîne nationale australienne ABC qu'il avait une «responsabilité sociale» d'empêcher sa diffusion.«Je ne comprends pas pourquoi quiconque voudrait assister à un tel événement, et encore moins rester les bras croisés et permettre à des enfants et à des familles d'y avoir accès», a déclaré le Premier ministre.
L'autorité australienne de régulation d'Internet a indiqué qu'elle n'avait pas le pouvoir d'empêcher la diffusion de l'exécution en ligne. Le premier ministre a expliqué que ce n'était «pas aussi simple que d'appuyer sur un interrupteur». Mais il a précisé que son gouvernement ferait clairement comprendre aux plateformes de réseaux sociaux que «ceci n'a pas sa place dans notre pays». «S'il y a quoi que ce soit que nous puissions faire, nous le ferons, je vous le garantis», a insisté M. Albanese.
Le ministre de l'Environnement, Murray Watt, a également déclaré qu'il trouvait cette exécution «absolument répugnante», alors que ce projet a suscité un rare consensus à travers tout l'éventail politique du pays pour s'y opposer. Le projet de diffusion en ligne de l'exécution de Nidal Hasan suscite une vaste réprobation, tant aux États-Unis qu'à l'international. Une telle diffusion en direct constituerait une forme de «torture», a prévenu le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, réitérant sa position face «aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran».
What to Watch
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L'Australie demandera aux plateformes de bloquer la retransmission.
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Open Questions
- Comment les plateformes de réseaux sociaux bloqueront-elles la diffusion ?
- L'exécution sera-t-elle finalement diffusée en direct aux États-Unis ?






