
Une sélection d'expositions d'art à Paris pour l'automne 2026 met en avant Tintoret au musée Jacquemart-André, Eva Gonzalès au Petit Palais, Andy Warhol au musée du Luxembourg, Kerry James Marshall au Musée d'art moderne, Paul Cezanne au Grand Palais, Claude Monet au musée Marmottan et à l'Orangerie, Mary Cassatt au musée d'Orsay, Francisco de Zurbaran au Louvre et Gustave Fayet à la Fondation Louis Vuitton, avec leurs dates, tarifs et particularités.
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L'article présente une sélection d'expositions d'art à Paris pour l'automne 2026, visant à accueillir la saison avec joie après la rentrée.
Pour oublier les inévitables tracas de la rentrée et accueillir l'automne avec joie, nous avons retenu, par ordre chronologique, une dizaine de propositions alléchantes dans la capitale focalisée sur la peinture. Un choix délibérément réduit et forcément subjectif. N'hésitez surtout pas à compléter la liste par vous-même.
Tintoret au musée Jacquemart-André
En italien, il Tintoretto signifie le petit teinturier. Jacopo Robusti doit ce surnom un peu moqueur à son père qui travaillait dans une teinturerie vénitienne. C'est sur les murs de son atelier, qu'enfant, il aurait posé ses premières couleurs. Tintoret fut l'un des principaux acteurs de la Renaissance italienne. Le peintre a vécu toute sa vie dans la Cité des Doges, passant d'un monument à un autre pour exercer son art. Ses compositions se distinguent par leur audace, leur dynamisme, la rapidité de sa touche. Une quarantaine d'œuvres, les plus transportables, sont réunies et présentent pour la première fois en France un panorama de l'ensemble de sa longue carrière, jusqu'à sa mort en 1494. Artiste novateur, Tintoret fut regardé et admiré, par-delà les siècles et les frontières, par de nombreux artistes, particulièrement Ingres, Delacroix et Cezanne.
"Éternel Tintoret" au musée Jacquemart-André, du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027, ouvert du lundi au jeudi de 10h à 18h, jusqu'à 22h les vendredis, jusqu'à 19h les samedis et dimanches, plein tarif à 19 euros, tarif réduit à 16 euros.
Eva Gonzalès au Petit Palais
Eva Gonzalès, peintre française d'ascendance espagnole, n'avait jamais fait l'objet d'une rétrospective d'envergure, ni en France, ni à l'étranger. Son nom reste intimement lié à celui de l'impressionniste Edouard Manet dont elle fut l'unique et brillante élève. En 1870, le maître l'a même représentée avec son chevalet, sa palette et son pinceau, peignant un bouquet coloré dans une longue robe blanche. Une triste coïncidence a voulu qu'elle décède en 1883, quelques jours seulement après son mentor, suite à la naissance difficile de son fils. Elle avait 34 ou 36 ans seulement (sa date de naissance reste incertaine). Souvent associée à Berthe Morisot et à Mary Cassatt, deux contemporaines plus favorisées par la postérité, elle peint avec sensibilité et une attention particulière pour les enfants. Après sa mort, son époux, le graveur Henri Guérard se remaria avec sa sœur Jeanne Gonzalès, également artiste peintre. Une centaine de ses tableaux, pastels et gravures, est réunie au Petit Palais. Elle sut faire entendre une voix singulière dans un siècle qui laissait peu de place aux femmes artistes.
"Eva Gonzalès, parcours d'une artiste libre" au Petit Palais, du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, jusqu'à 20h les vendredis et les samedis, plein tarif à 14 euros, tarif réduit à 12 euros.
Andy Warhol au musée du Luxembourg
Si son nom évoque surtout les sérigraphies, des fameuses boîtes de soupe Campbell aux portraits de Marilyn Monroe et d'Elvis Presley, cette exposition entend prouver que le talent d'Andy Warhol ne se résume pas à cela. Dessinateur virtuose, il réalise son premier autoportrait à 14 ans, signé Andrew Warhola. Jusqu'à sa mort prématurée en 1987, à seulement 58 ans, le New-Yorkais n'a jamais lâché le crayon ou la plume. À travers 150 croquis, notamment des caricatures et des portraits, quelques peintures, des photos et des documents d'archive, l'exposition sous-titrée La ligne et l'image, explore cet aspect méconnu mais essentiel de sa pratique artistique. Ce prisme permet de revisiter, sur quatre décennies, l'ensemble de la courte mais foisonnante carrière du roi du pop art.
"Andy Wahrol, la ligne et l'image" au musée du Luxembourg, du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027, ouvert tous les jours de 10h30 à 19h et les lundis jusqu'à 22h, plein tarif à 14 euros et tarif réduit à 10 euros. Gratuit pour les moins de 16 ans.
Kerry James Marshall au Musée d'art moderne
Il s'agit de la première exposition consacrée en France à ce peintre américain, seul artiste vivant de notre sélection, aujourd'hui âgé de 70 ans. Soixante-dix, c'est aussi le nombre des œuvres présentées à Paris dont huit peintures qu'il a spécialement réalisées pour l'occasion. Kerry James a grandi à Watts, un quartier pauvre de Los Angeles où les violentes émeutes raciales de l'été 1965 l'ont profondément marqué. Il a choisi de donner aux personnes noires une place centrale dans son travail et les représente dans de grandes compositions chamarrées, souvent en groupe. Sans jamais brosser directement la violence, KJM (ses initiales) aborde des thèmes tels que la traversée forcée des Africains réduits en esclavage vers le continent américain et l'héritage des mobilisations noires aux Etats-Unis comme le mouvement pour les droits civiques et le Black Power. L'artiste a activement participé à la conception de l'exposition qui retrace plus de quarante ans de son travail à travers la peinture, mais aussi des gravures, des dessins et une sculpture.
"Kerry James Marshall : The Histories" au Musée d'art moderne de Paris, du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, les jeudis jusqu'à 21h30, plein tarif à 17 euros et tarif réduit à 15 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans.
Paul Cezanne au Grand Palais
L'exposition s'intitule Cezanne et nous, mais elle aurait pu s'appeler Cezanne et ses héritiers ou encore Cezanne et sa postérité artistique. Au total, 170 œuvres sont réunies dont 69 de la main du maître provençal, et non des moindres. Rappelons que le peintre d'Aix-en-Provence n'ayant jamais mis d'accent à son nom, il est désormais convenu, à la demande de sa famille, de l'écrire Cezanne et non Cézanne. L'exposition explore le riche dialogue qui s'est noué entre son œuvre et celles de 78 artistes, de la fin du XIXe siècle à nos jours. L'Aixois révolutionne la peinture et préfigure l'art abstrait. "Il était notre père à tous", disait Picasso. En regardant son travail, ces artistes ont trouvé la liberté de réinventer la peinture. Paul Gauguin, Henri Matisse, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley, Peter Doig, la liste des créateurs réunis sous la coupole du Grand Palais à l'occasion de cette exposition inédite est clairement impressionnante.
"Cezanne et nous" au Grand Palais, du 23 septembre 2026 au 17 janvier 2027, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 19h30, les vendredis jusqu'à 22h, plein tarif à 19 euros, tarif réduit à 16 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans.
Claude Monet au musée Marmottan et à l'Orangerie
Dans le cadre des multiples célébrations du centenaire de la mort de Claude Monnet, disparu durant l'hiver 1926 à l'âge de 86 ans, deux institutions parisiennes honorent à leur tour le maître de Giverny. Le musée Marmottan-Monet, associé à celui de Grenoble, place ce chantre du plein air au point de départ d'un parcours sur l'art du paysage, de 1893 à nos jours. De Monet à Hockney met en résonance plusieurs toiles du maître de la lumière avec celles d'artistes des XXe et XXIe siècles.
Le musée de l'Orangerie propose de son côté d'étudier son rapport au temps. L'établissement abrite, depuis 1927, ses fameux panneaux décoratifs couverts de nymphéas, offerts à la nation après l'armistice de 1918 pour retrouver un peu de beauté. Dans ces deux salles ovales, une "Sixtine de l'impressionnisme", selon l'expression d'André Masson, le temps suspend son vol. L'exposition réunit, elle, une quarantaine de tableaux évocateurs de l'obsession de Claude Monet pour ce thème. Le peintre avait la volonté, presque paradoxale, de saisir, sur un même motif, l'impression fugitive de l'instant et l'inexorable défilé des heures, des jours et des semaines. Ses séries sur la cathédrale de Rouen, les meules, les peupliers ou encore les rives de la Seine en témoignent.
"Histoires de paysages, de Monet à Hockney" au musée Marmottan-Monet, du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027, ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h et les jeudis jusqu'à 21h, plein tarif à 14 euros et tarif réduit à 9 euros.
"Monet, peindre le temps", au musée de l'Orangerie, du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 18h, plein tarif à 12,50 euros et tarif réduit à 10 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.
Mary Cassatt au musée d'Orsay
Enfin ! Nous nous autorisons ce cri du cœur, aucune rétrospective majeure n'ayant encore été consacrée par nos musées nationaux à Mary Cassatt. Morte il y a tout juste cent ans, elle demeure quasiment inconnue du grand public alors qu'elle fut un membre actif et essentiel du groupe des impressionnistes, fort masculin il est vrai. Américaine, féministe et suffragette, Mary Cassatt a vécu en France plus de soixante ans en revendiquant fermement son indépendance : "Je peux vivre seule et j'aime travailler", disait cette proche d'Edgar Degas. Rapidement établie dans son propre atelier, elle rémunère ses modèles et peint des toiles pleines d'audace pour l'époque. Elle représente des jeunes femmes élégantes, recevant à domicile ou s'égayant au théâtre, à la conquête du monde moderne et de leur liberté. Dans un autre style, vous admirerez aussi ses tableaux délicats de "mères à l'enfant", un genre très rémunérateur dans lequel elle excellait. L'exposition comprend près de 80 tableaux, pastels et estampes. Des lettres inédites ouvrent de nouvelles perspectives sur son travail. Un film propose aussi la restauration numérique de Modern Woman, un décor colossal, malheureusement disparu, qu'elle avait conçu pour le Pavillon de la Femme de l'Exposition universelle de Chicago en 1893. Mary Cassatt a activement lutté pour le droit de vote des femmes, convaincue que "ce sont les femmes qui décideront de la question de la vie ou de la mort d'une nation". À méditer.
"Mary Cassatt, l'indépendante" au musée d'Orsay, du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027, ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, les jeudis jusqu'à 21h45, plein tarif à 14 euros et tarif réduit à 10 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.
Francisco de Zurbaran au musée du Louvre
Mort en 1664, Francisco de Zurbaran est, avec Diego Vélasquez, l'un des plus grands maîtres du "Siglo de Oro", le Siècle d'or espagnol. Le Louvre, associé à la National Gallery de Londres et à l'Art Institute of Chicago, souhaite avec cette rétrospective sélective permettre de découvrir ou de revoir sa peinture, pour mieux la comprendre et être éblouis par la modernité et la force plastique de ses compositions. L'image renversante de L'Apparition de saint Pierre à saint Pierre Nolasque (voir ci-dessous) en est un remarquable exemple. Au total, 65 tableaux sont réunis, dont une cinquantaine de la main du maître, quatre natures mortes signées de son fils Juan qui travailla à ses côtés, et quelques œuvres de Murillo, autre grand peintre qui fut son rival. L'exposition valorise ses peintures monumentales réalisées pour les monastères d'Andalousie – elles ont fait la renommée de Zurbaran – mais aussi ses portraits et ses natures mortes. Dans le hall Napoléon est présentée en parallèle une exposition consacrée à la sculpture espagnole du XVIIe siècle, avec une vingtaine de pièces polychromes spectaculaires.
"Zurbaran (1598-1664)" au musée du Louvre, du 7 octobre 2026 au 25 janvier 2027, ouvert tous les jours, excepté le mardi, de 9h à 18h, les mercredis et vendredis jusqu'à 21h, tarif à 22 euros, gratuit pour les moins de 25 ans.
Gustave Fayet et sa collection à la Fondation Louis Vuitton
Dans la lignée des expositions consacrées à Sergueï Chtchoukine en 2016, à Samuel Courtauld en 2019 et aux frères Morozov en 2022, la fondation du bois de Boulogne poursuit son exploration des figures pionnières dans l'histoire de l'art moderne du XXe siècle dont Gustave Fayet, bien que méconnu, fait indéniablement partie. L'exposition comporte deux volets : le premier consacré à son impressionnante collection personnelle, le second à ses propres créations de peintre et de céramiste. L'artiste, lui-même fils de peintre, est né à Béziers en 1865. Il fut l'un des premiers à acquérir des tableaux de Vincent van Gogh et à exposer des œuvres de Pablo Picasso. Il possédait une centaine de toiles de Paul Gauguin. Aujourd'hui dispersées dans le monde entier, les œuvres de sa collection seront ici regroupées pour la première fois. Une dizaine de tableaux de Van Gogh dont le cultissime Autoportrait à l'oreille bandée qui n'a pas été montré en France depuis 1937, 88 toiles de Redon, 78 compositions de Gauguin, des œuvres de Cezanne, Matisse, Degas, Morisot, Renoir, Signac, Toulouse-Lautrec, Bonnard. La liste est trop longue pour les citer tous. Touche-à-tout, Gustave Fayet a aussi acheté en 1908 l'abbaye de Fontfroide, au sud de Narbonne et l'a transformée, avec l'aide de son ami Odilon Redon, en œuvre d'art totale. Voilà un homme qui gagne à être connu.

Une tribune publiée le 9 août dans le Financial Times par l'écrivain Michael Vatikiotis a relancé le débat sur le retour des frises du Parthénon, invitant le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham à utiliser une diplomatie culturelle créative pour trouver un accord avec la Grèce. Burnham a évoqué l'exemple de la tapisserie de Bayeux comme lueur d'espoir pour débloquer le dossier.

Le roi Charles III et la reine Camilla ont confirmé leur présence à l'inauguration de l'exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum le 2 septembre, accompagnés du président français Emmanuel Macron et du premier ministre britannique Andy Burnham, devant une foule rassemblée dès 17 heures aux grilles du musée.
L'Académie Goncourt a annoncé mercredi sa première sélection de 16 romans pour le prix Goncourt 2026, qui sera remis le 3 novembre au restaurant Drouant à Paris. La liste comprend neuf hommes et sept femmes, dont des auteurs remarqués comme Anne Godard, Lilia Hassaine et Ananda Devi, ainsi que deux primo-romanciers : Thélyson Orélien et Olivier Grondeau. Gallimard mène avec quatre sélections, suivi de Grasset avec deux. La sélection sera réduite à huit le 6 octobre, puis à quatre finalistes le 27 octobre, avant l'annonce du lauréat le 3 novembre. Le gagnant recevra un chèque symbolique de dix euros et bénéficiera généralement d'un fort succès en librairie, comme l'a montré le roman de Laurent Mauvignier, vainqueur en 2025, vendu à plus de 630 000 exemplaires. L'Académie a également annoncé le décès de son ancien président Didier Decoin le 5 août.

La tapisserie de Bayeux, joyau presque millénaire inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, sera exposée au British Museum de Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027. Le prêt, qualifié de « travail titanesque » par le gouvernement français, devrait coûter 5,8 millions d'euros au musée britannique, avec une indemnité potentielle de 920 millions d'euros en cas de dommage. Les billets, vendus entre 28 et 38 euros, ont déjà généré plus de 2,9 millions d'euros de recettes, affichant complet jusqu'au 31 décembre 2026.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma français, est décédé mardi 1er septembre à l'âge de 94 ans. Réalisateur et scénariste reconnu, il a marqué le cinéma français avec des films comme Cyrano de Bergerac, Le Sauvage, Le Hussard sur le toit, Les Mariés de l'an deux et Tout feu, tout flamme, tous salués par le public et la critique.
Après l'annulation de sa tournée suite à des accusations de violences sexuelles, Patrick Bruel devra assumer les frais liés à l'annulation, estimés à près d'un million d'euros, car aucune assurance ne couvre l'indisponibilité volontaire de l'artiste. Les billets seront remboursés aux spectateurs.