France 3 lance "La France des Villages", une nouvelle collection mettant en lumière la ruralité française
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France 3 diffuse ce mercredi à 21h10 "La France des Villages", une nouvelle collection présentée par Sophie Jovillard qui explore l'attachement des Français à leurs hameaux, entre traditions, patrimoine vivant et défis de la désertification rurale, soutenue par des données de l'ANCT montrant un fort intérêt pour la vie en petite ville.
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Why It Matters
Après le succès d'émissions comme "Le Village préféré des Français" et "L'Amour est dans le pré", France 3 lance une nouvelle collection intitulée "La France des Villages" pour explorer l'attachement des Français à leurs hameaux, entre traditions, patrimoine vivant et défis contemporains.
Douce France, cher village de notre enfance. A la télévision, les émissions au cœur de la ruralité récoltent de très belles audiences. Après « Le Village préféré des Français », « Un dimanche à la campagne » ou encore « L’Amour est dans le pré », les bourgs de l’Hexagone et celles et ceux qui les font vivre seront mis en lumière dans « La France des Villages », ce mercredi à 21h10 sur France 3. L’occasion de se poser dans le foin afin de mieux comprendre tout ce qui lie les Français à leur hameau.
« Lieu d’attache »
En ce mercredi de rentrée, Sophie Jovillard, qui fait depuis vingt ans les belles heures « D’échappées belles » sur France 5, lance « La France des villages ». « Cette nouvelle collection montre une France qui innove et qui protège, explique l’animatrice. Une France solidaire qui fait front commun pour préserver son patrimoine, ses cultures locales, ses traditions… C’est le cœur battant du pays et montrer cette réalité-là, en ce moment, je trouve que cela fait un bien fou. »
Un programme qui va, sans nul doute, faire son nid dans le paysage audiovisuel français. Car les téléspectateurs sont, depuis de longues années déjà, fidèles aux programmes télévisés « made in local ». Pour Sophie Jovillard, qui a grandi dans le Beaujolais, le village symbolise, pour les Français, un « lieu authentique, de retour aux sources ».
Gilles Laferté, sociologue et directeur de recherche à l’INRAE, va plus loin. Pour lui, le lien fort des Français avec leurs hameaux a « des causes biographiques et de trajectoires. Beaucoup de Français ont des racines à une, deux, trois générations dans ces espaces. Ils peuvent être souvent matérialisés par une maison de famille, il y a un lieu d’attache. »
Une histoire « patrimoniale »
Cette connexion des Français avec les villages a pour racines « l’industrialisation française, qui est beaucoup plus tardive que dans le reste de l’Europe, note le sociologue, spécialiste des campagnes françaises, des classes sociales et des territoires ruraux. La France compte beaucoup d’agriculteurs dans les années 1950, et cette histoire-là pèse beaucoup. Une histoire qu’on pourrait qualifier de ''patrimoniale'', singulière aussi en France, car le pays est le premier à porter cette volonté de patrimonialiser les espaces. »
Sophie Jovillard assure, elle, qu’il « ne faut pas voir que le patrimoine dans le village. C’est aussi un patrimoine vivant, multigénérationnel, qui se nourrit des traditions et des savoir-faire ancestraux. » Parmi ses savoir-faire, la gastronomie. « La France a construit une gastronomie nationale qui a été diffusée partout dans le monde via l’influence de la restauration française, là aussi dès le XIXe siècle. »
L’alternative aux grandes villes
L’amour des Français pour leur village se traduit également par les déplacements et le « multirésidentiel ». Il y a « une envie des familles de revenir dans leurs villages et de faire perdurer des traditions des parents et des grands-parents », assure Sophie Jovillard.
Dans son baromètre annuel « Le regard des Français sur les petites villes » publié avant l’été, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) indique que 62 % des Français qui ne vivent pas actuellement dans une petite ville pourraient envisager de s’y installer à l’avenir. Dans le baromètre 2024 de l’ANCT, les principales motivations avancées sont la tranquillité (60 %), la proximité avec la nature (48 %) et un logement plus grand avec un jardin (45 %).
« C’est vrai qu’il y a toute une partie de la construction contemporaine de la ruralité qui est extrêmement positive, provenant d’un autre mode de vie qui s’opposerait à la grande ville, qui offrirait une nouvelle liberté en rapport concret au travail, à la nourriture, et aujourd’hui avec toute la cause environnementale de l’État central », abonde Gilles Laferté. Mais l’expert insiste sur le fait que « les images de la ruralité sont extrêmement plurielles ».
Un espace idéalisé ?
Il poursuit : « Il y a les images positives diffusées par certaines émissions de télévision, mais il n’y a pas que cela. Il y a des images très négatives, notamment aux informations, autour de la revendication des agriculteurs, de l’école, de la pauvreté dans le monde agricole. Il y a aussi l’ennui, le vide, le vote pour le Rassemblement national… » Sophie Jovillard, qui prône l’authenticité et le contact humain dans sa collection « La France des villages », ne dissimule pas les difficultés de ces territoires.
« Il faut se battre contre la désertification des villages, conclut-elle. Il ne faut pas voir notre pays qu’à travers sa capitale et ses grandes villes. Il y a un combat pour que les commerces et les écoles ne ferment pas, pour la restauration de la chapelle, s’unir pour que les associations culturelles continuent d’organiser ses fêtes locales. C’est pour ça que la collection ''La France des villages'' a toute sa place et qu’elle pourrait bien ne jamais s’arrêter. »
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La collection "La France des villages" connaîtra plusieurs saisons grâce à son succès d'audience et son thème récurrent
Likely · Within months
Open Questions
- Quel sera l'impact réel de cette collection sur les politiques publiques en faveur de la ruralité ?
- Comment les téléspectateurs perçoivent-ils l'équilibre entre l'idéalisation et la réalité des territoires ruraux présentée dans le programme ?
- Quelles actions concrètes pourraient découler de cette mise en lumière médiatique des villages français ?

