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France : Vague de blocages et violences dans les lycées et universités
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France Info1 hour agoPolitics5 min readFranceView translation

France : Vague de blocages et violences dans les lycées et universités

Le Premier ministre Sébastien Lecornu convoque une cellule de crise alors que les manifestations lycéennes et étudiantes s'intensifient et se radicalisent à travers le pays.

Quick Look

  • Des blocages de lycées et universités se multiplient en France, accompagnés de violences, dégradations et incendies.
  • Plus de 600 interpellations ont eu lieu.
  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise interministérielle à Beauvau.

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Why It Matters

La mobilisation lycéenne a débuté il y a une semaine en Île-de-France pour protester contre la surcharge des classes et l'absence de professeurs. Elle s'est étendue à plusieurs régions et touche désormais également les universités.

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Nantes, Perpignan, Paris, Tours, Alençon, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Mulhouse…Plusieurs lycées sont de nouveau bloqués jeudi partout en France, selon les remontées obtenues par le réseau ICI, France Inter, franceinfo et l'Agence Radio France. Et la situation se tend, selon les remontées obtenues par le réseau ICI, France Inter, franceinfo et l'Agence Radio France. Plusieurs dégradations ont aussi été constatées dans plusieurs villes et des réseaux de transports sont interrompus, a appris l'Agence Radio France auprès d'une source policière. Des projectiles ont été lancés, du mobilier urbain détruit et des dégradations ont également été constatées devant plusieurs établissements scolaires en Île-de-France, en Occitanie à Toulouse, en Mayenne à Laval, en Charente-Maritime, ou encore à Grenoble et Villefontaine en Isère où des tirs de mortier ont été constatés. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, présidera une cellule interministérielle de crise à 13 heures à Beauvau , annonce Matignon.

La mobilisation des lycéens a débuté il y a une semaine en Île-de-France pour protester contre la surcharge des classes et l'absence de professeurs et s'est étendue à plusieurs régions. Certains rassemblements sont marqués par des heurts avec les forces de l'ordre. Jeudi à la mi-journée, plus de 400 actions étaient recensées par la police et plus de 600 personnes ont été interpellées, hors Paris et petite couronne. La contestation se propage également aux universités. Selon un décompte actualisé et transmis jeudi par le syndicat l'Union étudiante, 26 facultés étaient bloquées à 10 heures en France.

Île-de-France

À Paris, les universités concernées par le mouvement sont Paris Cité, campus Grands Moulins, Paris 1 Panthéon-Sorbonne et La Chapelle. Les universités de Nanterre, Poitiers et Gustave-Eiffel en Seine-et-Marne s'y sont jointes également.

Symbole de la colère lycéenne, le lycée Paul-Éluard, situé à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, est fermé jeudi, rapporte une journaliste de France Inter présente aux abords de l'établissement.

Centre-Val de Loire

À Tours (Indre-et-Loire), des tensions ont éclaté entre policiers et manifestants devant le lycée Grandmont, le plus important de l'agglomération. Selon la journaliste du réseau ICI présente sur place, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Bretagne et Pays de Loire

Coté universités, sont mobilisées Sciences Po Rennes et Rennes 1 et l'université de Bretagne-Occidentale.

Le hall du lycée Nelson Mandela, situé dans le centre-ville, a été incendié jeudi matin. L'ensemble du personnel et des élèves a dû être évacué. D'après les témoignages de lycéens recueillis par ICI Loire Océan, il y a d'abord eu un feu de poubelle qui s'est ensuite propagé au lycée. Le feu était maîtrisé à la mi-journée. Un autre incendie a touché le lycée Talensac, toujours à Nantes, détaille ICI Loire Océan. Ce dernier est éteint. En quelques minutes, les portes d'entrée en verre du lycée ont été détruites par les flammes.

La préfecture de Loire-Atlantique évoque "des actes de violence aux abords des lycées". Dans un communiqué, elle pointe du doigt "des individus violents" venus "s'agréger aux lycéens pour commettre des dégradations". "Neuf établissements" ont subi des dégradations et "des incendies ont été déclenchés sur trois établissements [dont le lycée Nelson-Mandela] de la ville de Nantes", d'après la préfecture, qui évoque des dégâts "importants". Les forces de l'ordre ont procédé à 18 interpellations dans l'ensemble du département, précise le communiqué. La préfecture demande aux parents de rappeler à leurs enfants de ne pas se mêler aux casseurs.

Hauts-de-France

Dans le Nord, la tension ne retombe pas à Haubourdin, près de Lille. Selon ICI Nord, d'importants dégâts ont été constatés et des bâtiments municipaux ont été saccagés. À Auchel, dans le Pas-de-Calais, le proviseur du lycée professionnel Fernand Degrugillier a été touché par un tir de projectile, a appris ICI Nord auprès de la préfecture du Pas-de-Calais. Il a été hospitalisé.

Le lycée Beaupré reste fermé jeudi et vendredi. Les deux écoles situées à proximité seront aussi fermées ces deux prochains jours.

L'université Lille 2 participe au mouvement.

Normandie

Coté université, Rouen participe à la mobilisation.

Dans le Calvados, la préfecture prévient que des drones seront déployés jeudi pour surveiller d'éventuels débordements devant ou à proximité d'établissements d'enseignement, indique ICI Normandie. Il s'agira d'une surveillance aérienne avec enregistrement et transmission des images, opérationnelle jusqu'à 19 heures. La préfecture n'indique pas les noms des lycées surveillés, mais précise que trois villes sont concernées par ce dispositif : Caen, Hérouville-Saint-Clair et Mondeville, ainsi que le CIFAC (Centre interprofessionnel de formation de l'artisanat du Calvados) situé près du CHU.

À Rouen, un feu de poubelle a noirci la façade d'un établissement. Des mobilisations sont également signalées dans l'Orne.

Deux chefs d'établissement ont été blessés en Seine-Maritime, indique le rectorat auprès d'ICI Normandie. Il s'agit des proviseurs des lycées Blaise-Pascal, à Rouen, et Elisa-Lemonnier, à Petit-Quevilly. Le rectorat évoque "des agressions inadmissibles et d'une violence inouïe". Ils ont été pris en charge par les secours.

Auvergne-Rhône-Alpes

Coté universités, Lyon 2 et Lyon 3 sont mobilisées.

Côté lycées, "une demi-douzaine d'établissements sont concernés", précise notamment sur ICI Drôme Ardèche Benoît Trévisani, le préfet de l'Ardèche. "On a commencé mardi, il y avait deux établissements. On en a un peu plus aujourd'hui", ajoute-t-il. "Il faut assurer la continuité du bon fonctionnement des lycées avec la sécurité des élèves et des personnels. Et bien sûr, je ne tolérerai aucune dégradation et aucune violence sur la voie publique", a complété le préfet de l'Ardèche.

Les cours sont également perturbés jeudi à Périgueux, selon ICI Périgord, où des barrages filtrants ont été dressés devant le lycée Bertrand-de-Born.

Sur le réseau social X, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes annonce également autoriser l'emploi de drone suite "aux rassemblements observés ces derniers jours devant les lycées et des faits de violences pouvant en découler".

En raison du mouvement lycéen, le réseau de transports est totalement suspendu dans l'agglomération de Grenoble (Isère), a appris ICI Isère auprès du gestionnaire M réso. Plusieurs établissements sont touchés par la mobilisation lycéenne pour le quatrième jour consécutif. Sur son site internet, "afin d'assurer la sûreté des personnes et des biens, M réso interrompt ses services bus et tram", a annoncé vers 10h30 M réso, le réseau des transports en commun dans la métropole de Grenoble. Le trafic est interrompu "jusqu'à nouvelle évolution de la situation" indique le réseau. Les lignes "du pays Voironnais et du Grésivaudan sont aussi impactées" mais "dans une moindre mesure".

À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et son agglomération, "en raison d'une manifestation des lycéens, par mesure de sécurité et suite à une décision préfectorale, aucun service T2C ne circule", annonce le réseau de transports en commun de l'agglomération clermontoise sur son site internet. L'interruption du trafic concerne "les lignes régulières et scolaires".

Nouvelle Aquitaine

L'université de Poitiers suit l'appel à la mobilisation.

Les lycéens sont également mobilisés jeudi devant plusieurs établissements du Pays Basque, à Bayonne, Anglet et Biarritz, selon ICI Pays Basque. Le mouvement prend également de l'ampleur dans le Puy-de-Dôme et dans l'Allier, en Auvergne, où des lycées sont désormais bloqués à Clermont-Ferrand et à Montluçon, en plus des blocages déjà mis en place à Issoire et Chamalières depuis le début de la semaine.

À Bordeaux, un lycée a été incendié à Bordeaux, rapporte ICI Gironde en marge de la contestation lycéenne et étudiante. Le feu a endommagé l'entrée du lycée technologique François Mauriac. Du mobilier urbain, dont des abris-bus, ont également été détruits au cours de la manifestation. Le lycée restera fermé au moins jusqu'en fin de semaine, précise ICI Gironde.

Grand Est

Cotés universités, des étudiants de la faculté de Strasbourg sont mobilisés sur le campus principal.

Coté lycées, des mobilisations signalées à Strasbourg et Mulhouse. À Bischheim, dans l'agglomération de Strasbourg, la façade d'un établissement a été dégradée par un incendie. La circulation des tramways est interrompue, à la demande de l'État, "afin de limiter les mouvements des casseurs et manifestants", a annoncé jeudi le préfet du Bas-Rhin. "Les nombreux casseurs présents à Strasbourg ce matin n'ont rien à voir avec les revendications du mouvement lycéen, ni ne sont scolarisés pour beaucoup d'entre eux dans les établissements concernés", a estimé le préfet. La police nationale du Bas-Rhin, a appelé sur X à "éviter le centre-ville" où "de gros mouvements de foule vont se produire cet après-midi". Douze personnes ont été interpellées.

Provence-Alpes-Côte d'Azur et Occitanie

Coté universités, des étudiants de Paul-Valéry à Montpellier et d'Aix-Marseille sont mobilisés.

Selon les autorités, 40 lycées des Bouches-du-Rhône sont concernés par des manifestations, dont 18 sont totalement bloqués jeudi.

À Marseille, le service des transports est "interrompu dans sa totalité, après des perturbations liées au mouvement lycéen", annonce le réseau métropolitain de Marseille, RTM. Deux bus ont été dégradés aux abords du lycée Floride, dans le 14e arrondissement.

"Ce jeudi, plusieurs bus de la RTM ont été pris à partie aux abords de lycées du nord et de l’est de Marseille", confirme la RTM dans un communiqué consulté par ICI Provence. "Des conducteurs ont dû quitter précipitamment leur véhicule et l’un d’entre eux a été agressé", poursuit l'entreprise. La RTM déplore "ces comportements irresponsables et appelle au respect de ses conducteurs et de ses équipements". Un fourgon incendie engagé sur un feu de détritus devant le lycée Saint-Exupéry, dans le nord de Marseille, a également été incendié. Un marin-pompier a été légèrement blessé.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Réunion de la cellule interministérielle de crise à 13h à Beauvau.

    Very likely · Within hours

Open Questions

  • Quelles mesures concrètes seront annoncées par la cellule de crise ?
  • Quelle est l'ampleur réelle des dégâts matériels sur le long terme ?

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This article was originally published by France Info.

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