Fusillade dans un collège d’Aubagne : Accusé d’avoir tiré, le collégien de 14 ans écroué
Quick Look
- Un adolescent de 14 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire après avoir blessé par balles un principal et une enseignante dans un collège d’Aubagne.
- Le parquet antiterroriste, chargé de l’enquête, indique qu’il a admis avoir été influencé par la True Crime Community mais conteste l’intention homicide, invoquant une volonté de vengeance liée à un prétendu harcèlement.
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Why It Matters
Un collégien de 14 ans a ouvert le feu dans son établissement scolaire à Aubagne, blessant grièvement un principal et une enseignante. L’enquête a été confiée au Parquet national antiterroriste en raison de la supposée influence d’une mouvance fascinée par les tueries de masse.
Dans les Bouches-du-Rhône, la justice avance sur la fusillade dans un collège d’Aubagne. Le collégien de 14 ans qui a blessé par balles un principal et une enseignante a été placé mercredi en détention provisoire.
« Cette journée a été longue et éprouvante et s’est achevée à l’instant devant le juge des libertés et de la détention, comme on pouvait s’y attendre, avec une incarcération de mon client », a exposé devant la presse son avocat Me Fabrice Giletta. Le mineur a été « mis en examen » et « placé en détention provisoire, conformément à nos réquisitions », a indiqué en écho le Parquet national antiterroriste (Pnat), en charge du dossier.
Pas de « pathologie psychique », selon le Pnat
Plus tôt dans la journée, le collégien a admis « avoir été influencé » par une mouvance fascinée par les tueries de masse, a mentionné le Pnat. Ce parquet a aussi expliqué que « l’examen psychologique réalisé dans le temps de la garde à vue ne concluait pas à l’existence d’une pathologie psychique » pour l’adolescent.
« C’est trop rapidement dit », a nuancé Me Giletta, qui pense « que justement l’instruction aura aussi pour but de creuser cet aspect des choses par le biais d’expertises ». « Aujourd’hui, ce que l’on peut dire, c’est que c’est un mineur de 14 ans qui est en train de prendre conscience de la gravité objective des faits commis », a ajouté son avocat. Me Giletta a en outre souligné que « s’agissant de l’intention homicide, mon client la conteste, indiquant qu’il avait eu soin de viser des zones qui n’étaient pas létales », éléments déjà divulgués par le Pnat.
Le suspect invoque une « volonté de vengeance »
L’adolescent, qui a été interrogé dans la journée au tribunal judiciaire de Paris par un juge d’instruction, est soupçonné de s’inscrire dans une mouvance fascinée par les tueries de masse, avec sa « probable adhésion à la True Crime Community (TCC) », selon le parquet antiterroriste. Toutefois, s’il « admet avoir été influencé » par cette « communauté », le mineur dément « avoir inscrit son action au nom de la TCC », rapporte le Pnat. Le suspect invoque plutôt une « volonté de vengeance, en raison d’un harcèlement des professeurs et ses camarades » non corroboré à ce stade des investigations.
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En outre, contrairement à ce qu’ont pu indiquer des fuites sur l’enquête dans la presse, l’adolescent n’a « pas exprimé de regrets » pendant sa garde à vue, a par ailleurs souligné à l’AFP une source proche du dossier.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L’instruction se poursuivra avec des expertises psychologiques pour déterminer l’état mental de l’adolescent au moment des faits.
Very likely · Within months
Le parquet antiterroriste maintiendra sa qualification des faits malgré les contestations de la défense concernant l’intention homicide.
Likely · Within weeks
Open Questions
- Le harcèlement allégué par les professeurs et camarades sera-t-il corroboré par l’enquête ?
- Quelles expertises psychologiques seront réalisées pour évaluer l’état mental de l’adolescent ?
- Quel sera le déroulement de l’instruction et la date prévue du procès ?




