Gaël Perdriau condamné en appel à cinq ans de prison ferme pour chantage à la vidéo intime
La cour d'appel de Lyon a confirmé la peine de cinq ans de prison, dont un avec sursis, contre l'ex-maire de Saint-Étienne, tout en alourdissant son inéligibilité à dix ans.
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La cour d'appel de Lyon a condamné l'ex-maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau à cinq ans de prison, dont un avec sursis, avec mandat de dépôt et dix ans d'inéligibilité, pour chantage à la vidéo intime visant son premier adjoint.
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Why It Matters
Gaël Perdriau était poursuivi pour un chantage à la vidéo intime visant à museler son premier adjoint Gilles Artigues, révélé par Mediapart en 2022.
La cour d'appel de Lyon a rendu son jugement ce jeudi : l’ex-maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau a été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, en appel jeudi à Lyon, pour un chantage à la vidéo intime visant à museler son premier adjoint. La peine, assortie d’un mandat de dépôt, est la même que celle prononcée en première instance, à l’exception de la durée d’inéligibilité alourdie à dix ans contre cinq ans auparavant. Elle est en revanche supérieure aux réquisitions (cinq ans dont trois ferme).
Lors de son premier procès en 2025, les juges l'avaient considéré comme le commanditaire d'un piège visant à museler son premier adjoint Gilles Artigues, filmé à son insu en janvier 2015 dans une chambre d'hôtel à Paris en compagnie d'un prostitué. L'alliance avec cet élu centriste bien implanté localement, avait permis l'élection comme maire de Gaël Perdriau en 2014, mais Gilles Artigues commençait à prendre ses distances.
Gaël Perdriau, 54 ans, a toujours nié farouchement être à l'initiative de la vidéo, révélée par Mediapart en 2022 seulement. Il assure que ce «kompromat sexuel» a été monté sans qu'il le sache par trois de ses proches collaborateurs d'alors.
Gaël Perdriau avait réaffirmé en juin qu’il avait eu connaissance de la vidéo en 2015
Également condamnés à de la prison ferme en première instance, les trois reconnaissent avoir recruté l'escort-boy et organisé cette «barbouzerie», mais à la demande du maire selon eux. Lors de son procès en appel en juin, Gaël Perdriau a réaffirmé qu'il avait eu connaissance de la vidéo en 2015, tout en pensant qu'il s'agissait d'un film réalisé entre «adultes consentants».
En 2018, il a bien menacé son adjoint de la divulguer dans une conversation enregistrée à son insu par Gilles Artigues, mais uniquement sous le coup d'un «accès de colère» et sans rien exiger en retour, a-t-il encore maintenu. Son avocat Jean-Félix Luciani a donc plaidé pour que la cour le juge non plus pour «chantage» mais pour «menace», délit réprimé moins sévèrement.
Open Questions
- Gaël Perdriau se pourvoira-t-il en cassation ?





