Grèce : Kyriakos Mitsotakis annonce un plan d'aides et de baisses d'impôts de 2,2 milliards d'euros
Le premier ministre grec a dévoilé un programme axé sur le pouvoir d'achat en vue des élections législatives de 2027.
Quick Look
Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé un programme d'aides et d'allégements fiscaux de 2,2 milliards d'euros pour 2027, prévoyant notamment une hausse du salaire minimum à 1000 euros brut d'ici 2028.
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Why It Matters
La Grèce fait face à une hausse du coût de la vie et à une crise du logement malgré une reprise économique post-crise.
Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé ce samedi 5 septembre un vaste programme d'aides et d'allégements fiscaux de 2,2 milliards d'euros en 2027, année des élections législatives. Le dirigeant conservateur, qui vise un troisième mandat, a souhaité «que les bénéfices de la croissance reviennent à la société (...) sans mettre jamais en danger la stabilité budgétaire», lors d'un discours de rentrée à Thessalonique. Parmi les mesures d'aides annoncées figure une revalorisation du salaire minimum à 1000 euros brut en janvier 2028.
Malgré la reprise économique et la croissance affichée de plus de 2% depuis la fin de la crise économique (2010-2018), une partie des Grecs se sentent exclus de cette embellie en raison notamment d'une inflation rampante et d'un coût de la vie qui ne cesse d'augmenter, sans que les salaires suivent. Plus de 36% des travailleurs du secteur privé étaient payés moins de 1000 euros bruts par mois en 2025, selon l'autorité nationale de statistiques. Le salaire minimum, fixé à 920 euros brut, a été plusieurs fois augmenté mais reste l'un des plus bas de la zone euro.
Le premier ministre Kyriakos Mitsotakis a assuré samedi soir avoir «ressenti l'angoisse» de ses citoyens «face à la cherté de la vie et leur attente que la réussite de l'économie se reflète dans leur propre portefeuille». Kyriakos Mitsotakis a aussi annoncé un programme d'aide aux familles modestes de trois enfants. La taxe sur l'achat de propriétés par des ressortissants non-européens est augmentée de 3 à 15% pour éviter la multiplication d'investissements dans les locations saisonnières, qui ont contribué à la crise du logement en Grèce.
Kyriakos Mitsotakis défend son bilan
Le premier ministre a défendu le bilan de ses deux mandats successifs. «La Grèce emprunte désormais à un coût inférieur à celui de nombreux pays d'Europe. Le chômage est tombé à 7,9 %, alors qu'il était à 18 % quand nous avons pris les rênes du pays. Le pays qui était assiégé par des milliers de migrants a désormais des frontières impénétrables», a-t-il notamment énuméré. «Il faut rappeler d'où nous venons. Faut-il risquer de mettre en péril ces acquis avec de nouvelles aventures?», a-t-il lancé samedi soir.
Acculé par plusieurs scandales notamment de fraudes aux subventions agricoles européennes, le parti conservateur au pouvoir est en perte de vitesse dans les sondages mais reste en tête. Selon un sondage de l'institut Interview, il recueillerait 26,5% des intentions de votes suivies par le parti de l'ancien Premier ministre de gauche Alexis Tsipras (14,5%) et le parti socialiste (10%).
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Élections législatives en Grèce
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Open Questions
- Comment le gouvernement financera-t-il exactement ces mesures sans rompre la stabilité budgétaire ?





