Guerre en Ukraine : diplomatie américaine et tensions internes à Kiev
Le Kremlin n'exclut pas une reprise des pourparlers tripartites après la visite d'émissaires de Donald Trump, tandis que le procureur général ukrainien dément des accusations de corruption.
Quick Look
- Le Kremlin envisage une reprise des pourparlers avec Kiev et Washington après la visite de Steve Witkoff et Jared Kushner.
- Parallèlement, le procureur général ukrainien Rouslan Kravtchenko rejette des accusations de corruption liées à un réseau de blanchiment.
AI-generated summary
Why It Matters
Le conflit entre la Russie et l'Ukraine se poursuit avec des enjeux territoriaux majeurs. Des efforts diplomatiques sont menés pour tenter de trouver une issue à la guerre.
Le Kremlin indique « ne pas exclure » une reprise des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, après une visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.
« Nous n’excluons pas non plus la reprise du format tripartite, mais il est encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises », a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Le procureur général d’Ukraine, Rouslan Kravtchenko, a rejeté des accusations de corruption après des perquisitions menées le week-end dernier dans son administration dans le cadre d’une affaire impliquant le secteur lucratif des centres d’appels frauduleux.
L’agence anticorruption ukrainienne (NABU) et le parquet spécialisé dans ces affaires (SAP) avaient annoncé samedi avoir mis au jour un réseau de blanchiment d’argent « dirigé par un responsable du bureau du procureur général » et mené des perquisitions dans cette administration.
Selon les enquêteurs, ce réseau recevait de l’argent pour protéger des centres d’appels frauduleux organisant des escroqueries par téléphone, et « légalisait des fortunes se chiffrant en millions ».
Ces pots-de-vin étaient dépensés pour acquérir des biens immobiliers, des bijoux et d’autres biens de valeur, selon le NABU. « Je rejette les allégations selon lesquelles j’aurais participé à la réception de fonds provenant de centres d’appels illégaux et à leur blanchiment », a affirmé le procureur général Rouslan Kravtchenko dans un message sur Telegram dimanche soir.
Le président ukrainien a soutenu dimanche que la question territoriale ne pouvait être réglée que lors de rencontres entre chefs d’Etat. « Je veux m’en tenir à ma position qui est que des questions aussi complexes (sur les territoires) ne peuvent être résolues qu’au niveau des dirigeants », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse après ses premiers pourparlers à Kiev avec les émissaires de Donald Trump.
Volodymyr Zelensky appelle de longue date à une rencontre avec son homologue Vladimir Poutine pour régler la question des territoires, ce à quoi le Kremlin se refuse.
Le président ukrainien a déclaré dimanche que, malgré son évaluation « positive » des pourparlers avec les émissaires américains en visite à Kiev, la guerre contre la Russie semblait devoir se poursuivre cet hiver, « pour le moment ».
« Nous espérons vivement parvenir à des accords avec nos partenaires américains et nous comptons sur le soutien de nos partenaires européens, si la guerre se prolonge durant l’hiver, ce qui semble être le cas pour l’instant », a affirmé Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse.
Bonjour à toutes et à tous. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner l’ensemble des informations sur le conflit entre Kiev et Moscou.
Pour tenter de trouver une issue à la guerre, les Etats-Unis ont rejoué ce week-end la carte diplomatie alors que les négociations sont au point mort depuis que Washington a lancé son offensive contre l’Iran fin février. Voulant reprendre la main sur le dossier ukrainien, Donald Trump a envoyé samedi et dimanche ces deux émissaires à Moscou et à Kiev. Steve Witkoff et Jared Kushner ont ainsi pu discuter longuement avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.
Open Questions
- Quelles sont les dates et lieux des futures négociations ?
- Quelle est l'ampleur réelle du réseau de corruption au sein du parquet ?




