Le prix Nobel d'économie Daron Acemoğlu alerte sur l'impact croissant de l'IA sur le marché de l'emploi.
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Daron Acemoğlu, économiste au MIT, avait précédemment estimé que seulement 5% des emplois étaient menacés par l'IA d'ici 2035.
«Depuis mon poste d’observation, je dois vous dire que ça commence à m’angoisser pas mal. Il m’arrive de ne pas dormir la nuit en pensant aux conséquences énormes que tout ça va avoir.» En ce lundi de rentrée, le prix Nobel d’économie Daron Acemoğlu a adopté un ton inédit pour lui, en clamant haut et fort sur France Inter son inquiétude quant à l’impact «gigantesque» de l’intelligence artificielle sur le marché de l’emploi. Il craint en effet que l’économie manque de préparation.
Il s’agit d’un virage pour cet économiste du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui s’était montré optimiste jusque-là, adoptant une position à contre-courant du catastrophisme. En 2024, il avait ainsi publié une étude estimant uniquement à 5%, la part des postes menacés par l’IA d’ici 2035. Dans le même temps, l’OCDE misait sur un quart, et le FMI l’évaluait à 40% Le spécialiste avait même affirmé : «5%, ce n’est pas ce que j’appelle une révolution économique.»
Pouvoir entre les mains des entreprises
Si auparavant, il contestait les prédictions annonçant la disparition d’innombrables emplois, il s’est récemment ravisé. En juillet, il a signé un appel collectif déclarant que l’arrivée des agents IA change la donne, car ces systèmes peuvent réaliser une série d’actions d’eux-mêmes, sans intervention humaine aux différentes étapes. Désormais, s’il n’a pas refait de calculs exacts, il pense que la jauge est passée de 5% à 8 ou 9% d’emplois touchés. Une hausse qui reste malgré tout loin des scénarios les plus alarmistes mais qui témoigne du virage de celui qui incarnait jusque-là le scepticisme face aux présages d’une technologie unanimement destructrice d’emplois.

Faced with the explosion in fuel prices, millions of French people living in rural areas are struggling to make ends meet, forced to use their diesel car for daily trips despite the cost, while political leaders debate subjects such as the primaries or the budget.

Inflation in France increased by 2.4% in May, mainly due to accelerating prices for energy and services, while food prices slowed slightly.

Inflation in France increased to 2.4% in May, mainly due to the increase in energy prices, notably gas (+11.3%), with a moderate increase in services (+2.1%) and stable prices for food and manufactured products.

France plans to deindex the pensions of wealthy retirees, with thresholds to be defined, as part of the management of its public debt of 15.6% of GDP, criticized by V. Putin in comparison with Russia.

Minister Serge Papin mentions a possible deindexation of pensions for 'well-off' retirees, with thresholds to be defined, raising questions about the implications.

The French government plans to increase business taxes in the next budget, but this could ultimately hit households and retirees, despite assurances of protection from the Minister of Public Accounts.