L'armée israélienne a annoncé l'arrestation de Moueïn al-Arabid, chef de la sécurité intérieure du Hamas, lors d'une offensive marquée par des bombardements intenses qui ont fait au moins quatre morts dans l'ouest de Gaza-ville.
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Les frappes israéliennes sur Gaza se poursuivent quasi quotidiennement en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.
Israël a affirmé mardi avoir arrêté le chef de la sécurité intérieure du mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une opération à Gaza, les autorités locales faisant état de quatre morts dans des bombardements d'une intensité rare ces dernières semaines. Moueïn al-Arabid, tel qu'identifié par le ministère de l'Intérieur du Hamas et des médias israéliens, a été «arrêté aujourd'hui, près de son domicile à Gaza», a affirmé le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
Dans un communiqué diffusé par son bureau, il a estimé que ce responsable était «l'un des plus hauts» du mouvement. «Il était chargé de dissimuler et de déplacer nos otages, de cacher des hauts responsables du Hamas, ainsi que de renforcer les capacités de l'organisation terroriste et de tenter de restaurer ses capacités opérationnelles», a-t-il assuré.
Une opération militaire particulièrement intense
Le ministère de l'Intérieur du Hamas a affirmé, dans un communiqué, qu'Israël avait «enlevé le responsable du service de sécurité intérieure Moueïn al-Arabid après qu'il a été blessé alors qu'il affrontait la force israélienne attaquante». D'après cette source, son épouse a été tuée et plusieurs de ses enfants ont été blessés. Des secouristes palestiniens et des témoins avaient fait état plus tôt dans la journée d'une opération militaire particulièrement intense ayant fait quatre morts, dont trois enfants, dans l'ouest de Gaza-ville.
Une source sécuritaire à Gaza a démenti auprès de l'AFP que Moueïn al-Arabid ait été impliqué dans la gestion des otages israéliens, transférés à Gaza lors de l'attaque du 7 Octobre. Selon elle, son travail consistait à «superviser les efforts visant à combattre les collaborateurs» avec Israël.
Dans un communiqué, le Hamas a dénoncé une «opération criminelle» et indiqué qu'il s'était entretenu avec les médiateurs dans le conflit et avec Nikolaï Mladenov, le haut-représentant du «Conseil de paix» du président américain Donald Trump pour Gaza. Selon une autre source dans le territoire palestinien, un groupe armé allié à Israël a participé à l'opération, des médias israéliens indiquant qu'il s'agissait de la force Abou Shabab.
«Plusieurs cibles dans le secteur»
L'armée et le Shin Bet (sécurité intérieure israélienne) ont affirmé avoir «appréhendé le chef de la sécurité intérieure du Hamas» dans le secteur de Gaza-ville, qui a ensuite été transféré en Israël pour être interrogé. «Au cours de l'opération, l'armée de l'air israélienne a frappé plusieurs cibles dans le secteur afin d'éliminer les menaces pesant sur les forces engagées», ont précisé ces sources dans un communiqué.
Tôt mardi, une dizaine de frappes, ainsi que des tirs nourris de drones, ont visé l'ouest de Gaza-ville, principale localité du territoire, ont indiqué à l'AFP un témoin et une source sécuritaire palestinienne. La Défense civile, service de secours opérant sous l'autorité du Hamas, a fait état de quatre morts, dont trois enfants, et sept blessés à la suite de frappes menées par «des avions de chasse de l'armée israélienne».
Un reporter de l'AFP a assisté aux funérailles de deux des victimes, deux garçons dont les corps ont été enveloppés dans des linceuls avant d'être emportés. Les témoignages recueillis sur place font état d'une brusque éruption de violence.
«C’était terrifiant»
«Une jeep s'est arrêtée au milieu de la rue et a commencé à tirer sans distinction dans toutes les directions pendant une quinzaine de minutes», selon Wafika al-Helou, qui vit dans une tente dans le quartier visé. «C'était terrifiant». «Il y a eu des coups de feu» et «cinq ou six frappes en moins de trois minutes», a ajouté un autre témoin, Mutaz Abou Asr.
Les frappes israéliennes sur Gaza se poursuivent quasi quotidiennement en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025 et négocié sous l'égide des Etats-Unis. En plus des quatre morts à Gaza-ville, deux personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi dans le centre de Gaza par des tirs israéliens, a déclaré l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa.
Les opérations israéliennes ont fait au moins 1.318 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d'un employé civil sous contrat.
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