
Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou conditionne tout retrait israélien à un véritable désarmement du Hamas et réitère son opposition à un État palestinien.
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Le plan de paix pour Gaza prévoyait une deuxième étape liant le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes.
Israël "rejette" la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche 9 août le Premier ministre Benjamin Nétanyahou. Il a conditionné tout retrait israélien à un "véritable" désarmement du mouvement islamiste.
"Quand je parle du désarmement du Hamas, cela signifie les armes lourdes, les armes moins lourdes, toutes les armes", a-t-il détaillé. Selon Haaretz, le Premier ministre israélien a précisé que le sujet faisait l’objet de discussions avec les responsables américains. "Tant que je serai Premier ministre, aucun Etat palestinien ne verra le jour, ni à Gaza, ni en Judée-Samarie", a également déclaré Benyamin Nétanyahou, utilisant le nom biblique de la Cisjordanie, relate le quotidien israélien.
Après cette décision, le Hamas a appelé dimanche Washington à faire pression sur le Premier ministre israélien, pour qu'il revienne sur son rejet, a affirmé à l'AFP un responsable du mouvement islamiste palestinien sous couvert d'anonymat. "Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu'ils fassent pression sur Nétanyahou et son gouvernement afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale", a-t-il affirmé.
"Nous savons défendre nos positions"
Le mouvement islamiste palestinien avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le "Conseil de paix", lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s'était redit samedi prêt à le mettre en œuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens. Face aux inquiétudes israéliennes et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benjamin Nétanyahou, le haut représentant du "Conseil de Paix" pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu'Israël ne se retirerait qu'après un désarmement "complet" du Hamas. Mais cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.
Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seront assurés par le Comité national pour l'administration de Gaza. Chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, cet organe technocratique palestinien est actuellement bloqué en Egypte par le refus israélien de le laisser entrer.
Le mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal. Benyamin Nétanyahou a fait état de discussions avec les Etats-Unis sur les objections israéliennes. "Ils ont des idées ; certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions", a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes : "Nous parlons d'un véritable désarmement, pas d'un désarmement fictif."
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Le Hamas appelle Washington à faire pression sur Nétanyahou
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