
Iana Lantratova et Dmytro Loubinets ont supervisé un cessez-le-feu local pour l'évacuation de civils, suscitant des réactions contrastées en Ukraine.
AI-generated summary
La Russie et l'Ukraine maintiennent une rupture des relations bilatérales depuis 2022. Les échanges se limitent principalement aux prisonniers de guerre.
Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe contre l'Ukraine, l'image est exceptionnelle : la médiatrice russe pour les droits humains, Iana Lantratova, et son homologue ukrainien, Dmytro Loubinets, apparaissent côte à côte, échangeant quelques mots et acquiesçant aux propos de l'autre. Les deux responsables se sont retrouvés vendredi à Olechky, ville méridionale ukrainienne occupée par la Russie, pour superviser un rare cessez-le-feu local destiné à permettre l'évacuation de civils et l'acheminement d'aide humanitaire.
Cette opération constitue l'un des très rares exemples de coopération entre Moscou et Kiev depuis la guerre lancée par la Russie en 2022 et la rupture des relations bilatérales. Depuis lors, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky n'ont plus eu de contact direct. L'image de cette entente improbable entre les deux représentants, ainsi que les messages de remerciements de Dmytro Loubinets à Iana Lantratova, a toutefois suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux ukrainiens, où les commentaires ont oscillé entre approbation et critiques.
«Des relations très constructives et tout simplement bonnes»
D'un côté, Iana Lantratova, 37 ans, vêtue d'une doudoune noire ornée du drapeau russe, ancienne députée accusée par Kiev et plusieurs ONG ukrainiennes d'avoir participé au transfert d'enfants ukrainiens des territoires occupés vers la Russie. De l'autre, Dmytro Loubinets, 45 ans, coiffé d'une casquette siglée du trident ukrainien, juriste devenu l'un des principaux négociateurs de Kiev sur les échanges de prisonniers et de dépouilles militaires, dernier terrain d'entente entre les deux pays.
Les deux représentants se sont remerciés à l'issue de cette rencontre, «avec beaucoup de bienveillance» a déclaré Iana Lantratova à l'AFP, disant avoir «établi des relations très constructives et tout simplement bonnes». De retour à Kiev lundi, Dmytro Loubinets a lui-même expliqué communiquer «au quotidien» avec son homologue russe. «J'ai déjà échangé avec elle plusieurs fois aujourd'hui», a-t-il répondu à une question de l'AFP. «Quand vous êtes dans le même bus pendant 12 heures, vous finissez par aborder beaucoup de sujets. J'ai profité de cette occasion pour soulever la question du retour des prisonniers de guerre et des civils ukrainiens», a-t-il expliqué aux journalistes.
Le médiateur souhaite la mise en place d’autres cessez-le-feu locaux
Sur les réseaux sociaux ukrainiens, certains y voient le signe d'un possible dégel, alors que des discussions sous médiation américaine doivent se tenir à Abou Dhabi la semaine prochaine. «Il l'a fait parce qu'il comprend ce qui est en jeu : sauver des gens de la mort dans le piège d'Olechky», a écrit sur Facebook Volodymyr Koval, un soldat prenant la défense du médiateur ukrainien. Mais derrière les sourires et les amabilités publiques, les deux représentants sont restés extrêmement prudents sur la portée réelle de cette coopération, limitée pour l'heure à la trêve humanitaire d'Olechky et à quelques dossiers spécifiques entre Kiev et Moscou.
C'est pourtant la poignée de main entre les deux médiateurs qui a provoqué les réactions les plus vives en Ukraine. De nombreux internautes ont aussi reproché à Dmytro Loubinets d'avoir retiré sa célèbre casquette noire, en signe apparent de courtoisie, lors de sa rencontre avec Iana Lantratova. «Je me demande avec inquiétude où cette mission humanitaire à Olechky peut mener», a écrit sur Facebook l'historien et soldat ukrainien Vakhtang Kipiani.
Pour lui, le médiateur incarnerait un hypothétique «parti de la paix», prêt à accepter un arrêt des combats aux conditions maximalistes de Moscou. «Si vous faites preuve d'étiquette diplomatique, vous avez automatiquement davantage de chances d'obtenir un résultat positif», s'est défendu Dmytro Loubinets lundi, affirmant agir avant tout pour «les citoyens ukrainiens». «Tant que j'occupe cette fonction, je ne me laisse pas guider par les émotions, mais par les résultats», a-t-il insisté. Le médiateur a dit souhaiter la mise en place d'autres cessez-le-feu locaux, semblables à celui négocié à Olechky, pour venir en aide aux civils sur la ligne de front. La Russie n'a pas donné suite à ce stade.
AI outlook — possibilities, not facts
Discussions sous médiation américaine à Abou Dhabi la semaine prochaine.
Likely · Within weeks

The International Court of Justice will deliver its judgment on November 19 to determine whether Burma's repression against the Rohingya constitutes genocide, following accusations brought by The Gambia under the 1948 Convention.

Iran unveiled a giant billboard in Tehran threatening US President Donald Trump with the inscription "We will kill Trump" on the day of the US mid-term elections. Similar rallies and exhibitions took place in the Iranian capital, where the government is calling for avenge the death of Supreme Leader Ali Khamenei, who the report said was killed in US-Israeli strikes on February 28.

The new Serbian majority from the student movement, winner of the October 25 elections against Aleksandar Vucic's SNS, will maintain entry into the European Union as a strategic objective but will not participate in sanctions against Moscow, Mirjana Nikolic told AFP. Belgrade relies heavily on Moscow for its gas supplies.

Charles III called slavery a monstrous injustice at the opening of the Commonwealth summit in Antigua and Barbuda, calling for lessons to be learned from the past. British Prime Minister Andy Burnham has announced that he wants to open a structured dialogue to achieve an official apology, while ruling out financial reparations.

At the Commonwealth Summit in St. John's, King Charles III called slavery a "monstrous injustice." Prime Minister Andy Burnham has offered dialogue on a formal apology, while strongly rejecting any financial redress.
Donald Trump announced the end of $3.8 billion in annual military aid to Israel, saying the country is prosperous enough to do without it. Benyamin Netanyahu would have given his agreement to put an end to this financial dependence.