
Le président du RN était en Italie après un passage au Royaume-Uni, tentant d'éteindre les polémiques liées à son accord avec Nigel Farage et sa position sur l'Ukraine.
En déplacement en Italie après le Royaume-Uni, Jordan Bardella défend son accord controversé sur les migrants avec Nigel Farage et clarifie sa position sur l'aide à l'Ukraine.
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Jordan Bardella multiplie les déplacements à l'étranger et en région dans le cadre de la stratégie politique du Rassemblement National.
Un week-end encore très politique : alors que Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal étaient samedi à la braderie de Lille, Jordan Bardella, lui, était en Italie, au lendemain d’un déplacement au Royaume-Uni. Le président du RN a tenté d’éteindre plusieurs polémiques des derniers jours, à commencer par l’accord signé avec l’un de ses homologues britanniques. Le président du RN, tout sourire aux côtés de Nigel Farage vendredi, a en effet signé un document qui stipule que la France devra reprendre les migrants interceptés dans les eaux britanniques de la Manche.
"Quelle humiliation", s’est indigné le ministre de l’Europe. "Jordan Bardella a-t-il vraiment compris ce qu’il signait ?", raillent ses opposants. Le président du RN répond que ce n’est pas le sens du protocole. "Le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur les côtes françaises", explique-t-il. Selon lui, "ce protocole prévoit l'arrêt de l'immigration clandestine en France et donc la présence de campements illégaux à Calais avec derrière les tentatives de traverser dans la Manche." Jordan Bardella ajoute qu’il est "normal d’être critiqué quand on est en tête des sondages."
Dans une interview à BFMTV, le président du RN est aussi interrogé sur l’Ukraine. Louis Aliot, vice-président du RN, disait il y a quelques jours vouloir "couper le robinet" des aides au pays attaqué par la Russie. C’est aussi une question que se pose Jordan Bardella : "Comment peut-on continuer à accorder de l'argent à un État étranger sans aucune garantie ?", s’interroge-t-il. Il assure toutefois que la France tiendra ses promesses envers le pays attaqué par la Russie.
"Une campagne à deux" avec Marine Le Pen
Jordan Bardella se justifie aussi d’être sur le terrain et de faire des visites à l’étranger alors qu’il n’est pas le candidat du RN pour l’Élysée. C’est une "campagne à deux" que mène le RN, assure-t-il et il répète sa fidélité à sa mentor : "Il y a avec Marine Le Pen une affinité politique et personnelle indéfectible. Marine Le Pen doit être élue présidente de la République donc je serai à mon poste, les Français dans cette campagne me trouveront aux côtés de Marine Le Pen."
Jordan Bardella a notamment l’intention de continuer à prendre la parole sur les propositions économiques, sujet sur lequel il est clairement le moins raccord avec Marine Le Pen. Interrogé enfin sur le retour en grâce de Marion Maréchal, qui va s’impliquer dans la campagne de sa tante, Jordan Bardella refuse de commenter. "Quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous", répond-il.

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