
La banque élargit son périmètre de mesure, intégrant les trésoreries d'entreprises non cotées et les mineurs privés
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JPMorgan suit les flux entrants dans la crypto depuis plusieurs années, en comptant les souscriptions nettes des fonds crypto, l'impulsion des contrats à terme du CME, les levées de capital-risque et les achats des mineurs et trésoreries cotés. En janvier 2026, la banque prévoyait une année supérieure au record de 2025, proche de 130 milliards de dollars.
« Une hirondelle ne fait pas le printemps. » Cinquante milliards de dollars depuis le 1er janvier. Voilà le montant que les stratèges de JPMorgan estiment entré dans la crypto en 2026. Le chiffre figure dans leur note du mercredi 7 octobre. En janvier, la banque annonçait pourtant une année supérieure au record de 2025, proche de 130 milliards. En avril, elle constatait un premier trimestre famélique à 11 milliards. L’automne remet un peu de couleur sur la courbe.
Rapporté sur douze mois, le rythme atteint 66 milliards de dollars, contre 52 milliards au pointage de mai. C’est à peu près la moitié de la cadence de l’an dernier. Entre-temps, le moteur a changé.
JPMorgan élargit le filet pour compter les flux crypto
Compter l’argent qui entre dans la crypto n’a rien d’une science exacte. L’équipe de Nikolaos Panigirtzoglou additionne d’habitude quatre robinets. D’abord, les souscriptions nettes des fonds crypto. Ensuite, l’impulsion déduite des contrats à terme du CME (la Bourse de Chicago où les institutionnels parient sur le prix futur du bitcoin et de l’ether). Puis les levées de capital-risque. Enfin, les achats des mineurs et trésoreries cotés.
Cette fois, la banque intègre aussi les trésoreries d’entreprises non cotées, les mineurs privés et des entités liées à des États. C’est ce qu’indique la note consultée par The Block. Un périmètre plus large gonfle mécaniquement le total. Comparaison n’est pas raison, et vous voilà prévenus.
Le décalage avec les promesses de l’hiver reste énorme. En janvier, JPMorgan tablait sur une nouvelle hausse des flux en 2026. Elle comptait sur les investisseurs institutionnels et sur l’adoption du Clarity Act, la loi américaine censée clarifier le statut des cryptoactifs. Neuf mois plus tard, le compteur affiche moins de 40 % du record de 2025.
ETF et futures CME reprennent la main au troisième trimestre
Au premier semestre, l’essentiel de l’argent sortait de deux poches, les achats de bitcoin de Strategy et le capital-risque. Les ETF plombaient le compteur avec de lourdes sorties en mai et juin. Depuis août, le vent a tourné.
D’après JPMorgan, les fonds indiciels cotés repassent dans le vert sur l’année. Mesurés à partir du krach du 10 octobre 2025, leurs flux cumulés restent pourtant négatifs. Sur le CME, les positions institutionnelles en bitcoin ont dépassé leur précédent sommet, et celles en ether frôlent leur niveau d’octobre 2025.
Les CTA sont des fonds de suivi de tendance pilotés par algorithme, qui achètent ce qui monte et vendent ce qui baisse. D’après les signaux de momentum de la banque, ils reconstruisent des positions acheteuses sur le bitcoin et l’ether. Sur les plateformes offshore, le levier des contrats perpétuels (des contrats à terme sans date d’échéance) a reflué depuis le krach. Il reste supérieur à sa moyenne historique.
Les analystes y voient le retour conjoint des particuliers et des institutionnels. De quoi créer, selon eux, « une dynamique de flux positive pour le quatrième trimestre ». Sur le papier, la mécanique tient la route.
Mineurs et trésoreries : les flux crypto qui coincent
Pendant que les ETF se réveillent, les mineurs vident leurs coffres. Leur solde net vendeur atteint environ 1,8 milliard de dollars depuis janvier, un montant modeste à l’échelle du marché. Les sociétés cotées portent l’essentiel du mouvement. Elles écoulent la production fraîche et puisent parfois dans leurs réserves pour financer des centres de calcul dédiés à l’intelligence artificielle.
Chez les trésoreries d’entreprise, Strategy a tiré la charrette en début d’année. Les sociétés cotées financent leurs achats par émission d’actions, dette ou actions de préférence, ces titres hybrides qui versent un dividende prioritaire. Le curseur glisse de la dette vers ces dernières, avec davantage de coupons à servir chaque trimestre, que le bitcoin monte ou non. Les trésoreries non cotées achètent peu, faute de financements souples et d’estomac face à la volatilité.
Le capital-risque se porte mieux depuis 2024. L’argent se concentre toutefois sur moins de tours de table, plus gros, menés par des acteurs déjà installés. Pour les infrastructures aux revenus prévisibles, la dette remplace parfois les fonds propres, et la tokenisation entre entreprises attire une part croissante des chèques. Les places restent chères.
AI outlook — possibilities, not facts
Les flux crypto enregistreront une dynamique positive au quatrième trimestre 2026 selon les analystes de JPMorgan
Possible · Within months

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