L’aéroport de Ryad reste fermé dimanche après une attaque ayant fait 12 morts et plus de 300 blessés, dont une Française
Les autorités saoudiennes rapportent 12 morts et 309 blessés suite à une attaque attribuée aux rebelles houthistes.
Quick Look
- L'aéroport international de Ryad reste fermé après une attaque meurtrière ayant fait 12 morts et 309 blessés.
- Les rebelles houthistes ont revendiqué l'opération et menacé de nouvelles frappes contre les infrastructures aériennes saoudiennes.
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Why It Matters
Les houthistes mènent une offensive au Yémen depuis septembre, visant des infrastructures saoudiennes en réponse à la coalition militaire.
Les activités de l’aéroport international de Ryad restent suspendues dimanche, à la suite d’attaques meurtrières répétées contre ce site, a déclaré à l’AFP une source du secteur aérien dans la capitale saoudienne, après l’annonce samedi soir de sa fermeture temporaire.
«L’aéroport de Ryad a de nouveau suspendu ses activités aujourd’hui. Ils nous en ont informé à l’aube», a affirmé cette source à l’AFP. Le site de suivi aérien Flightradar24 a également indiqué sur X que «la fermeture de l’aéroport de Ryad a encore été prolongée de 24 heures, jusqu’à 21h UTC aujourd’hui».
La France a condamné cette attaque, et le Quai d’Orsay a précisé qu’une Française se trouvait parmi les blessés causés par l’explosion.
Les houhistes ont menacé l’Arabie saoudite de nouvelles frappes contre le trafic aérien. «Les forces armées yéménites renouvellent leur avertissement» contre l’usage «de l’espace aérien saoudien» et de ces aéroports, «à l’exception» de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine, «car ils sont exposés aux frappes et constituent un théâtre d’opérations de la part de nos forces», a affirmé sur X Yahya Saree, le porte-parole militaire du mouvement en guerre contre l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite.
Au moins 12 personnes ont été tuées et 309 blessés dans une attaque samedi contre l’aéroport de Ryad, la plus meurtrière en plus de dix ans dans le royaume, ont annoncé les autorités saoudiennes, accusant les houthistes du Yémen. Quatre Saoudiens et huit étrangers, dont un Américain, figurent parmi les morts, a précisé l’autorité de l’aviation civile dans un communiqué.
«Ce qui s’est passé en Arabie saoudite n’est pas acceptable», a réagi le président américain Donald Trump samedi soir, indiquant qu’il allait s’entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume. La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants pro-iraniens houthistes, dénonçant «un crime de guerre» auquel elle répondra «avec fermeté».
La coalition avait également annoncé dans la soirée la chute d’un projectile près de l’aéroport de Dammam, dans l’est du royaume. Cet aéroport est avec celui de Jeddah (ouest) une alternative à l’aéroport de Ryad, fermé depuis samedi. Un autre projectile a été intercepté au sud-est de Ryad.
«Grave escalade»
L’attaque «constitue une grave escalade», a affirmé samedi l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, en accusant les houthistes. Le Premier ministre du Pakistan, Shebaz Sharif, a aussi fermement condamné une attaque «visant des civils et des infrastructures essentielles» et une «menace pour la paix». Son pays est signataire du pacte de défense de la Mecque avec la Turquie et l’Arabie saoudite.
Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l’aéroport. Trois Saoudiens, dont un pilote, avaient péri jeudi dans ces attaques. Mercredi, un Egyptien, un Algérien et un Soudanais avaient été tués.
Selon des médias américains, le royaume a demandé plusieurs fois récemment aux États-Unis de l’aider à contrer les houthistes qui ont lancé une offensive éclair en septembre au Yémen, où ils ont pris le littoral sur la mer Rouge et renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, déclenchant une contre-offensive des forces yéménites.
Interrogé plus tôt samedi par des journalistes à la Maison Blanche pour savoir si Washington allait participer aux frappes contre les combattants pro-iraniens, le président américain a répondu : «C’est possible. Nous allons examiner la question. Nous venons tout juste d’apprendre cette récente attaque (à Ryad), nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement.»
What to Watch
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Réponse militaire potentielle des États-Unis contre les houthistes.
Possible · Within days
Open Questions
- Quelle sera la nature de la réponse militaire américaine ?
- L'aéroport de Ryad pourra-t-il rouvrir après 24h ?



