L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz malgré le rejet de Donald Trump
Abbas Araghchi a réaffirmé que la réouverture du détroit dépendait de la satisfaction des exigences iraniennes, rejetées la veille par le président américain.
Quick Look
- L'Iran a annoncé dimanche maintenir ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz, au lendemain du rejet par Donald Trump d'une proposition en ce sens.
- Téhéran exige notamment la fin des hostilités, le déblocage d'avoirs et la levée des sanctions pétrolières.
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Why It Matters
Le détroit d'Ormuz est au cœur du conflit déclenché fin février entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Washington impose un blocus aux ports iraniens tandis que Téhéran revendique le contrôle du détroit.
Téhéran ne bouge pas. L'Iran a fait savoir, dimanche 27 septembre, qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par le président américain Donald Trump d'un plan en ce sens. "Nos conditions sont claires, et tout mouvement vers la réouverture du détroit d'Ormuz dépend de la satisfaction de ces conditions. Nous ne reviendrons pas dessus", a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, cité par la télévision d'Etat.
"Nous n'avons jamais fermé la porte à la diplomatie ou aux négociations, mais, dans le même temps, nous n'avons jamais renoncé à nos droits", a-t-il ajouté. L'Iran avait annoncé vendredi avoir soumis une proposition aux Etats-Unis pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours à compter de son acceptation. "Je rejette leur proposition", a répondu samedi le président américain devant la presse, affirmant que les dirigeants iraniens voulaient cet accord car "ils sont en train de méchamment perdre".
Avant le rejet de Donald Trump, Abbas Araghchi avait affirmé que les mesures attendues des Etats-Unis n'étaient "pas nouvelles" et figuraient déjà toutes dans le protocole d'accord signé en juin. Cité par le New York Times, il avait énuméré les conditions suivantes : la cessation de toutes les hostilités au Moyen-Orient durant sept jours, y compris au Liban ; le déblocage d'avoirs gelés iraniens estimés à au moins 12 milliards de dollars (10,5 milliards d'euros) ; la levée des sanctions sur le pétrole iranien et la fin du blocus naval américain contre l'Iran.
"Détroit Trump"
Peu de temps avant d'annoncer son refus, il avait publié sur son réseau Truth Social une carte du détroit d'Ormuz avec la mention "Détroit Trump". Le détroit d'Ormuz, par où transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump envisage de recommencer à bombarder l'Iran après les élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis le 3 novembre. Les Etats-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, quand une série d'attaques avait notamment fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d'un mariage dans le sud-est du pays. Des navires ont toutefois été touchés depuis dans le détroit d'Ormuz. A l'approche des élections, le président américain doit affronter l'impopularité croissante de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait flamber le prix des carburants.
What to Watch
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Envisager de nouvelles frappes après les élections législatives de mi-mandat le 3 novembre
Possible · Within weeks
Open Questions
- Comment l'Iran réagira-t-il au blocus naval à long terme?
- Quelles seront les conséquences économiques de la hausse des carburants pour les élections américaines?







