La 17e COP biodiversité rassemble près de 200 pays en Arménie pour tenter de relancer les efforts de protection de la nature
Près de 200 pays sont réunis en Arménie pour relancer les efforts en faveur de la protection du vivant et combler le retard sur les objectifs de 2030.
Quick Look
La 17e COP biodiversité s'ouvre à Erevan, en Arménie, réunissant près de 200 pays pour accélérer la protection de 30% des terres et des océans d'ici 2030, face à des financements insuffisants et des subventions publiques néfastes.
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Why It Matters
Les engagements mondiaux pour la biodiversité ont été fixés il y a quatre ans lors de la COP de Montréal.
La 17e COP biodiversité s'ouvre dimanche 18 octobre à Erevan, en Arménie, avec un enjeu majeur : stopper la destruction de la nature. Près de 200 pays sont réunis pour relancer les efforts en faveur de la protection du vivant. Et il y a encore beaucoup de travail.
Il y a quelques jours, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, présentait un bilan des avancées mondiales pour la biodiversité. "Le rapport montre un écart entre les ambitions et les actions réellement engagées. La guerre que nous menons à la nature n'est pas encore terminée", alertait-il.
"Il y a un moment où il faut passer à la caisse"
Il faut accélérer pour tenir les engagements pris il y a quatre ans à Montréal, en particulier l'objectif phare pour 2030 : faire de 30% des terres et des océans des zones protégées. Nous n'y sommes pas, explique Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF : "Les chiffres, c'est à peu près 18% des terres et 12% des mers aujourd'hui. Ce qui bloque, c'est la même chose que pour le climat : il y a un moment où il faut passer à la caisse."
Car protéger la nature coûte cher : inciter les agriculteurs à changer de pratiques, construire différemment pour moins artificialiser… C'est tout un système bien établi qu'il faut revoir. "Il y a toujours un euro qui est mis pour réparer la nature et, à l'inverse, trente-trois euros pour la détruire. Très concrètement, quand vous soutenez l'agriculture industrielle, vous allez encourager la déforestation, vous allez encourager l'utilisation de pesticides de façon massive", estime Jean Burkard.
Un exemple parmi beaucoup d'autres : chaque année, les gouvernements dépensent 2 600 milliards de dollars en subventions néfastes pour la nature.
What to Watch
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Réunion de près de 200 pays à Erevan pour la 17e COP biodiversité
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Open Questions
- Quels nouveaux engagements financiers seront pris par les 200 pays à Erevan ?
- Comment les gouvernements comptent-ils réorienter les subventions néfastes ?






