La cour d'appel de Paris réduit la portée de l'enquête visant Alexis Kohler
Quick Look
- La cour d'appel de Paris a jugé prescrits une partie des faits reprochés à Alexis Kohler, ex-bras droit d'Emmanuel Macron, réduisant l'enquête pour prise illégale d'intérêts liée à ses liens familiaux avec l'armateur MSC.
- L'association Anticor dénonce une décision "scandaleuse".
AI-generated summary
La cour d'appel de Paris a jugé jeudi 2 juillet prescrits une partie des faits reprochés à l'ex-bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, réduisant nettement la portée de l'enquête le visant pour prise illégale d'intérêts, a appris l'AFP de sources proches du dossier. Dans cette décision importante sur l'enquête sur ses liens familiaux avec l'armateur MSC, qui lui vaut une mise en examen pour prise illégale d'intérêts, la cour d'appel a écarté une large partie des faits qui étaient reprochés à Alexis Kohler et étaient antérieurs à 2014, ont précisé deux sources proches du dossier. L’association Anticor, qui avait déposé plainte, a fustigé «une décision aussi scandaleuse que dangereuse».
La même cour d’appel de Paris, mais composée d’autres juges, avait rejeté en novembre 2023 la prescription des faits, que réclamait Alexis Kohler dans ce dossier à l’instruction depuis juin 2020. La Cour de cassation avait invalidé cet arrêt, pas suffisamment motivé selon elle, et demandé à la cour d’appel de revoir sa copie. Alexis Kohler, 52 ans, est mis en cause pour avoir participé comme haut fonctionnaire à plusieurs décisions relatives au groupe franco-italien MSC, dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.
«Cette décision met un terme à plusieurs années de soupçons infondés»
D’abord entre 2009 et 2012, lorsqu’il représentait l’Agence des participations de l’État (APE) aux conseils d’administration de STX France (devenu Chantiers de l’Atlantique) et du Grand port maritime du Havre (GPMH), deux entreprises ayant des liens commerciaux avec MSC. Puis entre 2012 et 2016, lorsqu’il était à Bercy au cabinet de Pierre Moscovici puis d’Emmanuel Macron. Dans son arrêt rendu jeudi à huis clos, la cour d’appel a décidé que «seul Alexis Kohler reste poursuivi, et ce pour les seules infractions commises après 2014», a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.





