La déforestation a ralenti dans le monde en 2025, mais pas en Afrique centrale, selon une étude de référence
Sept millions d'hectares de forêts ont été détruits de manière définitive, selon une étude du collectif Forest Declaration Assessment.
Quick Look
- La déforestation mondiale a reculé de 15% l'an dernier, avec sept millions d'hectares détruits, portée par des progrès en Amazonie brésilienne.
- La situation s'est en revanche dégradée dans le bassin du Congo.
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Why It Matters
Publication d'une étude annuelle par le collectif Forest Declaration Assessment sur l'état de la déforestation mondiale.
La déforestation a ralenti dans le monde.
L'an dernier, sept millions d'hectares de forêts ont été détruits de manière définitive dans le monde, soit un recul de 15% par rapport à 2024, d'après une étude de référence publiée mercredi 14 octobre par le collectif Forest Declaration Assessment, qui regroupe scientifiques, ONG et groupes de réflexion.
Un chiffre "encourageant" et qui "montre que le progrès est possible", a salué Erin Matson, experte de Climate Focus et coautrice du rapport.
"Mais pour l'instant 2025 représente une exception, pas une nouvelle trajectoire", a-t-elle relativisé.
L'exploitation de matières premières agricoles ou minières reste la cause première de la déforestation ou de la dégradation des forêts.
L'amélioration relative de la situation l'an dernier est toutefois le résultat d'une limitation de l'extension des terres agricoles et des pâturages dans l'Amazonie brésilienne et, plus généralement, d'une situation plus favorable en Amérique latine.
L'actuel président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a en effet encouragé la protection des forêts.
Son opposant Flavio Bolsonaro est cependant le favori de l'élection présidentielle pour le second tour, le 25 octobre.
Des craintes sur les conséquences d'El Niño
Malgré l'amélioration générale dans le monde, la situation s'est cependant dégradée l'an dernier dans le bassin du Congo, où la déforestation a atteint 2,4 millions d'hectares, un niveau pour la première fois comparable à celui de l'Amérique latine.
Sam Nguiffo, avocat et fondateur du Centre pour l'environnement et le développement au Cameroun, déplore "un désastre".
"L'aspect économique semble toujours prendre le dessus dans la gestion des forêts en Afrique centrale", regrette-t-il.
"L'érosion de la forêt, en taille et en nombre d'espèces, réduit l'espace disponible pour les communautés et alimente les conflits", alerte aussi l'avocat.
Les auteurs de l'étude restent aussi prudents pour l'avenir, signalant que le phénomène El Niño en cours, d'une puissance exceptionnelle, pourrait intensifier les "risques de sécheresse et d'incendies" dans les forêts tropicales.
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- Quel sera l'impact des élections au Brésil sur la protection de l'Amazonie ?
- Comment contrer la hausse de la déforestation dans le bassin du Congo ?






