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La France refuse pour le moment d'autoriser la conduite autonome de Tesla
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Le Figaro Économie4 hours agoPolitics2 min readFrance

La France refuse pour le moment d'autoriser la conduite autonome de Tesla

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Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé le refus d'autoriser le système FSD de Tesla en France, citant des préoccupations de sécurité liées aux dépassements de vitesse et au niveau d'attention requis du conducteur.

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Why It Matters

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé que la France refusait d'autoriser le système de conduite autonome FSD de Tesla en raison de préoccupations concernant la sécurité routière.

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La conduite autonome, ce n’est pas encore pour tout de suite en France. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a en effet annoncé que l’État refusait pour le moment d’autoriser le mode FSD («Full Self-Driving», soit «Conduite entièrement automatique» en français) sur les véhicules Tesla, dans une vidéo publiée en réponse à une question posée sur la plateforme Agora, mercredi 22 juillet. Si le ministre reconnaît que «ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques», il estime que «les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état».

Le système FSD sur Tesla permet une conduite automatique mais supervisée : le véhicule peut conduire seul, tourner le volant et adapter sa vitesse, mais le conducteur reste responsable bien qu’il n’ait pas les mains sur le volant ni les pieds sur les pédales. Cette option est autorisée dans une douzaine de pays seulement, dont quelques-uns en Europe comme la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. Elle est facturée, en Belgique, 99 euros par mois.

Le système peut dépasser la vitesse autorisée

Tesla estime pourtant que cette technologie est sept fois plus sûre que lorsqu’un humain conduit. Mais les autorités françaises ont identifié au moins deux problèmes majeurs qui compromettent selon elles la sécurité routière. Le principal étant que «le système permet d’effectuer des dépassements de vitesse» maximale autorisée, affirme Philippe Tabarot.

Le ministre explique que le véhicule, «s’il constate que les voitures autour de lui roulent plus vite», peut décider d’ajuster sa vitesse pour suivre le rythme, même si cela le met en infraction, en roulant par exemple à 70km/h au lieu de 50km/h. «Et tout ça sans demande explicite du conducteur», ajoute Philippe Tabarot, qui affirme qu’un véhicule Tesla en conduite automatique peut aller «jusqu’à 50% au-dessus de la limite de vitesse autorisée».

Sur son site belge, où le système FSD est autorisé, Tesla explique effectivement que trois options sont disponibles pour gérer la vitesse et que l’une d’elles, baptisée «vitesse maximale contextuelle», «permet au système de s’ajuster dynamiquement en fonction des indices visuels de la scène de conduite».

Les conducteurs pas assez attentifs ?

Autre problème soulevé par Philippe Tabarot : le mode FSD ne permettrait pas «de garantir un niveau d’attention optimal du conducteur en ville et pendant les manœuvres les plus complexes, comme les changements de voies, les passages d’intersection ou de ronds-points». Un problème du point de vue des autorités françaises, le ministre rappelant que «même lorsque l’aide à la conduite est activée, le conducteur reste pénalement responsable en cas d’accident».

Open Questions

  • Quand le système FSD pourrait-il être réévalué en France ?
  • Quelles modifications Tesla devrait-elle apporter pour une autorisation ?

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This article was originally published by Le Figaro Économie.

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