La Tapisserie de Bayeux arrive à Londres pour un prêt historique d'un an
Quick Look
- La Tapisserie de Bayeux, œuvre fragile du XIe siècle, est arrivée à Londres au British Museum pour un prêt d'un an.
- Son transfert historique, sous haute surveillance et financé par le Royaume-Uni, vise à renforcer les liens culturels post-Brexit.
AI-generated summary
La tapisserie de Bayeux est arrivée vendredi au British Museum à Londres auquel elle est prêtée pendant un an, à l’issue d’un transfert historique et sous haute surveillance pour cette fragile œuvre du XIe siècle, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le transfert inédit et sous haute surveillance de la tapisserie de Bayeux vers Londres, où elle doit être prêtée pendant un an au British Museum, avait débuté jeudi en fin de journée, a appris l’AFP de source proche du dossier.
Fragilisée par les années, cette broderie du XIe siècle de près de 70 mètres de long a quitté son antre de Bayeux, dans le Calvados, dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni.
Conditions de sécurité maximales
Depuis jeudi matin, France 3 avait constaté un important déploiement de gendarmes dans la ville normande, présageant un départ imminent de l’oeuvre. Selon les médias locaux, des représentants des forces de l’ordre quadrillaient la ville. Mais les autorités ne confirmaient ni n’infirmaient le déménagement de la tapisserie qui doit s’effectuer dans des conditions de sécurité maximales.
Constituée de neuf panneaux de lin reliés entre eux, la tapisserie représente quelque 626 personnages et 202 chevaux au cours de 58 scènes. Ce prêt historique avait été annoncé en juillet 2025 par le président français Emmanuel Macron pour « revivifier la relation culturelle » avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit.
Ce transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France, qui redoutent la dégradation irréversible d’une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10 000 trous.
Signe de la valeur de cette pièce unique, le Royaume-Uni s’est engagé à verser 800 millions de livres (environ 917,9 millions d’euros) en cas de dégradation majeure. Deux répétitions - des transferts à blanc - ont été réalisées depuis début 2026 afin de s’assurer que le transport n’endommage pas l’œuvre.
La tapisserie retournera à Bayeux dans son musée habituel en 2027, à l’issue de travaux de rénovation.


