La ville de Milan théâtre de violences urbaines et de pillages en marge de manifestations contre la vie chère samedi et dimanche
Milan, Turin et Bologne ont été le théâtre de manifestations émaillées de violences ce week-end. Plus de 200 interpellations ont eu lieu à Milan.
Quick Look
- Plusieurs grandes villes du nord de l'Italie, notamment Milan, Turin et Bologne, ont été touchées par des violences lors de manifestations contre la vie chère ce week-end, inspirées par des mouvements similaires en France.
- Plus de 200 personnes ont été arrêtées à Milan.
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Why It Matters
Des manifestations contre la vie chère ont éclaté dans le nord de l'Italie, inspirées par des mouvements de contestation sociale en France.
Il n'y a pas qu'en France qu'un mouvement de contestation sociale s'est accompagné de violences et de dégradations ce week-end.
Plusieurs grandes villes du nord de l'Italie ont été le théâtre de scènes de chaos samedi 17 et dimanche 18 octobre : Bologne, Turin et surtout Milan. La cité lombarde a vu son centre historique ravagé et la police milanaise a arrêté plus de 200 personnes depuis samedi, selon l'agence de presse Ansa.
Revendiquant s'inspirer de la France, les Italiens étaient appelés à manifester contre la vie chère samedi à l'initiative du mouvement Italia in Piazza, renforcé par des syndicats comme la puissante CGIL, l'équivalent italien de la CGT.
A Milan, la police a eu recours aux gaz lacrymogènes et aux canons à eau pour disperser des groupes violents sur la place où se trouve sa célèbre cathédrale, le Duomo. Des vidéos montrent des jeunes, principalement des hommes et la plupart masqués, jeter des objets sur des voitures de police.
Giuseppe Sala, le maire de Milan, a lié la violence du mouvement aux scènes identiques vues en France et en Belgique, notamment.
Dimanche, l'élu de centre-gauche s'est dit "très inquiet parce qu'il s'agit d'un nouveau phénomène, qui trouve aussi son origine dans un contexte international et se nourrit donc de lui-même". Il a aussi pointé le sous-dimensionnement du dispositif policier, rapidement débordé.
Matteo Piantedosi, le ministre de l'Intérieur du gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni, lui a répondu sur X, rejetant ces critiques et dénonçant "une gauche radicale chic qui ne parvient pas à condamner les plus violents sans réserve".
Des pillards âgés de moins de 14 ans
Giorgia Meloni, qui remettra son mandat en jeu lors de législatives l'année prochaine, a réagi samedi soir dans une série de posts sur le réseau X.
Elle parle de "voyous qui exploitent les manifestations pour semer le chaos, attaquer ceux qui garantissent la sécurité et prendre des villes entières en otage. Manifester est un droit. Mettre le feu à nos villes ne l'est pas."
What to Watch
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Élections législatives l'année prochaine avec le mandat de Giorgia Meloni en jeu
Very likely · Within months
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