Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Les DNA… Appel à la grève dans les neuf journaux du groupe Ebra
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Les salariés des neuf journaux régionaux du groupe Ebra, propriété du Crédit mutuel, sont appelés à faire grève vendredi contre un plan de suppressions de postes pouvant atteindre 400 emplois et l'accroissement de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la production éditoriale, alors que le groupe subit une érosion de ses revenus et une perte opérationnelle dépassant 10 millions d'euros en 2025.
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Why It Matters
Le groupe Ebra, propriété du Crédit mutuel, édite neuf journaux régionaux couvrant 23 départements en France. Ses ventes au numéro et abonnements ont été divisés par deux en dix ans, entraînant des difficultés financières.
Les salariés des neuf journaux régionaux du groupe de presse Ebra, propriété du Crédit mutuel, sont appelés à faire grève vendredi contre un plan de suppression de postes et l'usage accru de l'intelligence artificielle (IA), a appris mercredi l'AFP de sources syndicales. Ebra (Est Bourgogne Rhône-Alpes) édite Le Dauphiné libéré (Grenoble), Le Bien public (Dijon), Le Journal de Saône-et-Loire (Chalon-sur-Saône), Le Progrès (Lyon), L'Est républicain (Nancy), Le Républicain lorrain (Metz), Vosges Matin (Épinal), L'Alsace (Mulhouse) et Les Dernières nouvelles d'Alsace (Strasbourg), des titres qui couvrent au total 23 départements.
«Ce sera la première fois qu'il y aura une grève le même jour, et c'est aussi la première fois qu'il y a un plan de cette ampleur, qui touche tous les salariés», a noté Delphine Banas, déléguée syndicale SNJ-CGT au Républicain lorrain. Le groupe Ebra, dont les ventes au numéro et les abonnements ont été divisés par deux en dix ans, a annoncé fin juin un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes sur ses quelque 3200 salariés.
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Automatisation de tâches à l’aide d’outils d’IA
Comme la plupart des titres de presse, ses journaux subissent l'érosion de leur diffusion papier ainsi que la baisse de leurs revenus publicitaires. La perte opérationnelle du groupe a dépassé les 10 millions d'euros en 2025, souligne la direction, bien que, pointent les syndicats, la maison-mère Crédit mutuel ait dégagé un résultat net de 4,8 milliards. La direction, qui a indiqué mercredi à l'AFP avoir «pris acte de cet appel à la grève, lancé par une partie des organisations syndicales», entend compenser ces réductions d'effectifs par l'automatisation de tâches, notamment d'édition, à l'aide d'outils d'IA.
«Introduire massivement dans nos contenus une information bidouillée par l'intelligence artificielle, repérable en deux coups de cuillère à pot par n'importe qui, c'est donner des arguments à ceux qui contestent le rôle fondamental de la presse traditionnelle», a commenté dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ) de L'Est républicain et de Vosges Matin. «Les directions des titres du Groupe restent disponibles et à l'écoute pour échanger avec les représentants du personnel jusqu'au terme» de la procédure d'information-consultation, qui doit s'achever fin novembre, indique par ailleurs le groupe Ebra.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La procédure d'information-consultation concernant le plan de suppressions de postes se poursuivra jusqu'à fin novembre comme indiqué par la direction d'Ebra.
Very likely · Within weeks
L'utilisation d'outils d'IA pour l'automatisation de tâches éditoriales augmentera dans les journaux du groupe Ebra malgré l'opposition syndicale.
Likely · Within months
Open Questions
- Quel sera l'impact réel de l'automatisation par l'IA sur la qualité éditoriale des journaux d'Ebra ?
- Combien de postes seront effectivement supprimés malgré le plan de départs volontaires ?
- La grève de vendredi entraînera-t-elle l'arrêt complet de la publication des journaux concernés ?






