
Face à une multiplication des alertes, Bercy publie une nouvelle doctrine pour protéger les entreprises tout en maintenant l'attractivité des investissements étrangers.
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Le rapport parlementaire a été initié suite à la vente controversée de LMB Aerospace à un groupe américain. Le gouvernement cherche à protéger les technologies critiques face à des menaces variées.
Le gouvernement veut renforcer son contrôle de la sécurité économique des entreprises, tout en continuant à attirer les investisseurs étrangers, et a publié jeudi sa «doctrine» sur le sujet face à une menace «croissante» qui concerne aussi les PME.
«L'ouverture et la sécurité économiques, j'en suis convaincu, peuvent être complémentaires», a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure dans son discours d'ouverture des Assises de la sécurité économique, qui se tiennent jeudi à Bercy. «Les investissements, les partenariats étrangers sont nécessaires» pour «accélérer notre développement, nos capacités d’innovation», a-t-il souligné. Mais «face aux menaces de prédation, un dispositif de protection réactif et ciblé est nécessaire à la préservation des technologies, des savoir-faire et des capacités individuelles qui feront notre activité dans la durée», a-t-il ajouté.
Les services de l'État ont traité 750 alertes de sécurité économique en 2025, un triplement par rapport à 2020, selon Bercy. Des alertes qui concernent des PME à 80%, et prennent des formes très variées : tentative de captation de la propriété intellectuelle, signature de partenariats déséquilibrés, attaques réputationnelles, espionnage, activisme actionnarial visant à influencer la stratégie d'une entreprise.
«Notre dispositif a une vocation défensive. L'idée, évidemment, c'est de ne pas aller attaquer», a encore souligné le ministre, faisant également état de sa «vocation à la neutralité. Nous traitons les menaces indifféremment de leur origine». Une «doctrine globale» française sur le sujet a été construite, puis publiée jeudi, afin de mieux coordonner et accélérer l'action entre entreprises et administrations.
Les deux tiers des investisseurs ne viennent pas de l’UE
La direction générale du Trésor a par ailleurs publié, jeudi également, son rapport annuel sur le contrôle des investissements étrangers en France (IEF), et a fait état d'une activité qui «s'est maintenue à un niveau élevé en 2025», avec un champ d'application élargi. Ainsi, «418 dossiers (demandes d'autorisation, demandes d'examen préalable et notifications de franchissement du seuil de 10% des droits de vote dans une société cotée) ont été soumis à la direction générale du Trésor, contre 392 en 2024 et 309 en 2023». Près de la moitié de ces dossiers ne nécessitaient toutefois pas d'autorisation. Pour les autres, 167 investissements ont été autorisés, dont près de la moitié «ont fait l'objet de conditions proportionnées imposées à l'investisseur étranger». Les deux tiers des investisseurs sont originaires de pays extérieurs à l'Union européenne.
La tenue à Bercy de ces Assises de la sécurité économique avait été annoncée en juillet par le ministre lors de la remise d'un rapport parlementaire sur le sujet. Ce rapport avait été demandé au printemps par le Premier ministre Sébastien Lecornu, après l'annonce de la vente de l'entreprise française de défense LMB Aerospace à l'américain Loar Group, qui avait suscité des polémiques et protestations à droite comme à gauche.

During an interview with France 2 and TF1, Emmanuel Macron warned of a real Russian threat against France, mentioned a possible mobilization of 300,000 Russian soldiers, announced the sending of military resources to Saudi Arabia to protect an energy site, and addressed the fuel crisis by favoring diplomatic action rather than a reduction in taxes, while defending his policy of 'whatever it takes' and ruling out a new dissolution of the National Assembly before the presidential election.
During an interview on TF1 and France 2, Emmanuel Macron defended his economic record, claiming not to regret 'whatever it takes' during the Covid crisis and the energy crisis of 2022-2024, despite current budgetary constraints and less state aid in the face of rising fuel prices compared to its European neighbors.

During an interview on France 2 and TF1, Emmanuel Macron declared that he did not rule out lowering fuel taxes if the surge in prices continued, while favoring a reduction in prices by diplomatic means. He also defended “whatever the cost” of the pandemic and detailed the distribution of public spending over the last ten years.

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu denounced criticism from France and the United Kingdom regarding Israel's colonization policy at the UN on Thursday, recalling their own colonial past. His speech comes after a car-ramming attack in the West Bank which seriously injured the son of the Israeli ambassador to the United States, and while several foreign leaders, including Emmanuel Macron, have criticized Israeli policy in Gaza and the West Bank.
Donald Trump announced a meeting with Emmanuel Macron scheduled for Monday at 5:35 p.m. local time in New York, while Israel denounced the remarks made by the French president before the UN on the West Bank and Gaza, calling them “grotesque absurdity”.

Three months after his last television interview, Emmanuel Macron spoke in prime time on TF1 and France 2 on Thursday evening, addressing the Russian threat after the discovery of explosive drones in Germany, the fuel crisis and his responses to social discontent, as well as the announcement of a French military deployment in Saudi Arabia to protect the Yanbu energy site, while calling on the 2027 presidential candidates to "not free themselves from reality".