
Malgré les vacances, la contestation lycéenne persiste en Gironde, marquée par des violences, des agressions et la fermeture de trois lycées.
AI-generated summary
Les mobilisations lycéennes ont débuté fin septembre et se poursuivent en Gironde malgré les vacances de la Toussaint.
Les vacances de la Toussaint n’ont pas éteint le feu des mobilisations lycéennes allumé depuis fin septembre, bien qu’il ait considérablement faibli. En Gironde, une dizaine des 82 lycées du département était toujours sur le pied de guerre lundi et mardi. Les foyers de colère se concentrent à Bordeaux, Bègles, Mérignac, Pessac et Talence. À Lormont, le proviseur du lycée des Iris, Thierry Malewicz, a été agressé par un élève. Le chef d’établissement, violenté et poussé au sol, a porté plainte.
En parallèle des membres de la direction et du personnel de l’Éducation nationale ont fait l’objet de menaces et ont été visés par des jets de projectiles considérés comme des armes par destination par la justice dans plusieurs établissements scolaires. Tirs de mortiers et feux de poubelles étaient aussi au rendez-vous. Les départs de feu ont été maîtrisés très rapidement par les sapeurs-pompiers.
En réaction à ces événements, trois lycées girondins sont fermés. La préfecture de la Gironde estime que « la sécurité des élèves et du personnel ne peut pas y être assurée ». La préfète de la Gironde, Sophie Brocas et le recteur de l’académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart, dénoncent « avec la plus grande fermeté ces faits de violences et d’agressions inacceptables ». Ils rappellent aussi que « le droit de manifester est une liberté fondamentale, qui doit s’exercer dans le respect de l’ordre public et de la sécurité de tous ».

Thirty-seven National Education agents have been injured since Monday as part of the high school protest, announces Edouard Geffray. Violence took place in Bordeaux, Lormont, Bègles, Mérignac, Pessac, Talence, Quincy-sous-Sénart and Corbeil-Essonnes. Nearly a third of higher education establishments are disrupted, and 48 high schools were blocked Tuesday morning.

Since the start of the school year, 207 National Education staff have been injured, including 37 in the last 48 hours, according to Minister Edouard Geffray. Violence took place near high schools in Bordeaux, Lormont, Bègles, Mérignac, Pessac, Talence, Quincy-sous-Sénart and Corbeil-Essonnes, on the sidelines of high school protests. Nearly a third of higher education establishments were disrupted on Tuesday, with 48 high schools blocked as of 9:30 a.m.

After two weeks of vacation, the high school movement has changed its face. The blockages are now residual on a national scale (around forty high schools, or 1% of the total) according to the Minister of Education, but are concentrated in urban centers such as Paris, Marseille, Rennes, Toulouse or Créteil. A polarization is setting in between the diehards, who consider the executive measures insufficient, and those who demand a return to normal, including among adults. Some parent volunteers, like at the Ampère high school in Lyon, are mobilizing to protect students and prevent excesses.
For more than a month, high school blockages have disrupted the school schedule in Marseille. The students, between weariness and fear of failing their year, speak of a gradual return to class despite demands that are still unmet, notably the absence of a philosophy teacher and the lack of equipment.

Wild student processions were blocked by police in Paris after a route to Medef was banned. The government reports 51 higher education establishments disrupted, while high school unions denounce underestimated figures.

After the All Saints' Day holidays, high school students and students are renewing the blockades of establishments in France to demand massive investments in education. At the same time, three students were arrested in Nantes following the fire at the Nelson Mandela high school.