Le RN défend Jordan Bardella face aux accusations d'antisémitisme de Mediapart
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Le Rassemblement national persiste dans sa défense de Jordan Bardella, accusé par Mediapart d'avoir tenu des propos antisémites en 2013, dénonçant des preuves comme des « faux grossiers », qualifiant Mediapart de média « militant » et évoquant une possible « barbouzerie » visant à déstabiliser la campagne présidentielle.
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Why It Matters
Mediapart a publié une enquête attribuant à Jordan Bardella des propos antisémites datant de 2013, ce que le Rassemblement national dénonce comme des faux et une manipulation visant à déstabiliser la campagne présidentielle.
Le Rassemblement national (RN) persiste et signe dans sa défense de Jordan Bardella, à qui Mediapart attribue des propos antisémites datant de 2013. Jeudi 1er octobre, plusieurs élus du RN ont d'ailleurs soutenu leur président, qui a encore qualifié de "pseudo-preuves" et de "montages grossiers" les nouveaux éléments apportés par Mediapart. Un média que Marine Le Pen juge "militant", tout en dénonçant une "barbouzerie". Franceinfo vous résume les différentes lignes de défense du parti d'extrême droite.
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Il dénonce de "faux" documents
Depuis lundi et la publication de l'enquête de Mediapart, Jordan Bardella dénonce des "faux grossiers". Il l'a dit lundi, redit mardi aux côtés de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale et répété jeudi après les dernières preuves apportées par Mediapart. "Les pseudo-preuves de Mediapart sont enfin sorties : des montages grossiers, d'obscures captures d'écran manipulables, reprenant des propos ignobles que je n'ai évidemment jamais tenus", a écrit sur X le président du parti, dont les propos ont été repris par plusieurs élus de son camp.
La ligne de défense du RN, qui consiste à nier les propos antisémites attribués à Jordan Bardella, est partagée par l'ensemble des parlementaires du parti. "Ma conviction est inébranlable. Jamais Jordan Bardella n'a tenu ces propos et j'en ai l'intime conviction", a ainsi déclaré mardi sur franceinfo le député et porte-parole du RN Laurent Jacobelli. Vendredi, l'élu a évoqué une possible usurpation d'identité : "Effectivement, des comptes se sont échangé des messages. Est-ce qu'au bout du compte, il y avait Jordan Bardella ? Aucune preuve." Pour Sébastien Chenu, interrogé par BFMTV jeudi, "il n'y a pas de lien entre ces propos [révélés par Mediapart] et un compte tenu par Jordan Bardella".
Il accuse Mediapart d'être un journal "militant"
La critique du travail de Mediapart revient souvent dans les arguments des cadres du RN. Pour Laurent Jacobelli, cette enquête ne constitue pas un "travail de journaliste", mais plutôt "du travail militant". Une ligne de défense partagée par plusieurs parlementaires, dont Marine Le Pen. Mardi, la candidate du RN à la présidentielle a mis en doute l'impartialité de Mediapart, qualifié de média "militant, d'extrême gauche". Ses mots ont été accompagnés d'une menace, en suggérant au média "d'enfiler son costard en Kevlar", la matière dont sont faits les gilets pare-balles.
Elle a aussi affirmé qu'elle n'accordait aucun crédit à un média dont le cofondateur, Edwy Plenel, avait apporté son "soutien [aux] terroristes islamistes qui ont assassiné les onze athlètes israéliens" lors des JO de Munich en 1972. Une référence à un écrit, cette même année, du journaliste qui avait défendu les terroristes de l'organisation palestinienne Septembre noir, avant de récuser plus tard cette position. Jordan Bardella, comme d'autres élus, ont aussi évoqué cet écrit.
Plusieurs membres du parti ont aussi évoqué les cinq condamnations (sur environ 350 procédures selon le média) de Mediapart dans son histoire, ce dont ce dernier se défend sur son site en expliquant qu'elles ne concernent pas une "enquête sur un responsable politique, ni une affaire révélée" mais plutôt des procédures comme "un droit de réponse publié en retard".
Il se dit victime d'une "barbouzerie"
Mardi, Marine Le Pen a dénoncé une "barbouzerie" et a promis que le RN n'allait pas "se laisser faire" face à ce qu'elle qualifie de "manipulation". "Soit Mediapart a monté cette manipulation, soit Mediapart lui-même s'est fait enfumer par des gens derrière assez puissants qui ont intérêt à déstabiliser cette campagne présidentielle", résume Jordan Bardella.
Le président du RN estime que cette enquête est destinée à l'"assassiner politiquement" et que l'"opération a très certainement été préparée dans le scénario où [il] étai[t] candidat à l'élection présidentielle". Il a aussi dénoncé "les prémices d'une guerre totale" contre son parti, à quelques mois du scrutin. "Si ces attaques ont lieu à ce moment, c'est parce que Marine Le Pen est en passe de devenir présidente de la République", a de son côté déclaré Eric Ciotti, président de l'UDR, alliée du RN. Pour Jean-Philippe Tanguy, un des principaux lieutenants de Marine Le Pen, les révélations de Mediapart proviennent de la "racaille antisémite qui a été purgée" du parti au début des années 2010.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le RN continuera de dénoncer Mediapart comme un média militant et tentera de discréditer l'enquête
Very likely · Within weeks
Mediapart pourrait publier de nouvelles preuves ou répondre aux accusations d'usurpation d'identité
Possible · Within weeks
Open Questions
- Les preuves présentées par Mediapart sont-elles authentiques ?
- Jordan Bardella a-t-il réellement tenu les propos attribués ?
- Qui est à l'origine de la diffusion de ces documents ?






