Législatives en Israël : Benyamin Nétanyahou évoque "de graves soupçons" d'ingérences étrangères
Le Premier ministre sortant affirme que des États étrangers auraient dépensé des sommes considérables pour influencer le scrutin du 27 octobre, sans apporter de preuves.
Quick Look
- Le Premier ministre israélien sortant Benyamin Nétanyahou a affirmé, sans preuve, que des États étrangers auraient dépensé des sommes considérables pour influencer les élections législatives du 27 octobre.
- La Commission électorale a rejeté ces allégations, déclarant n'avoir relevé aucune irrégularité.
- Aucun bloc n'a obtenu la majorité de 61 sièges à la Knesset.
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Why It Matters
Les élections législatives du 27 octobre n'ont pas dégagé de majorité. Le camp de Benyamin Nétanyahou a obtenu 53 sièges, tandis que le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot en a 48. Un minimum de 61 députés est nécessaire pour contrôler la Knesset. Les 19 sièges des partis arabes israéliens pourraient être décisifs, mais leur bloc a refusé jusqu'ici toute alliance formelle. La société israélienne reste traumatisée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Un scrutin qui lui reste en travers de la gorge. "Il existe de graves soupçons selon lesquels des Etats étrangers auraient engagé des sommes considérables pour influencer les résultats des élections en Israël", a affirmé le Premier ministre sortant israélien, mercredi 4 novembre, sans apporter de preuves, ni évoquer l'impact qu'auraient eu ces ingérences sur l'issue des législatives du 27 octobre.
C'est la première fois que le chef du gouvernement israélien fait siennes les allégations d'ingérences portées par son camp, qu'il s'était jusque-là contenté de relayer sur ses réseaux sociaux. Il s'est exprimé en sa qualité de Premier ministre, devant un drapeau israélien et un logo "bureau de Premier ministre", alors que le président, Isaac Herzog, a entamé des consultations pour former le prochain gouvernement et que les autorités électorales ont validé le résultat du scrutin. L'opposition accuse le chef du gouvernement sortant de mettre ainsi en doute les résultats, dans une tentative de s'accrocher au pouvoir.
"Aucune irrégularité" relevée par la Commission électorale
Le président de la Commission électorale, le juge Noam Sohlberg, a dénoncé, mercredi, le "danger réel" que créent ceux qui cherchent à "mettre en doute les résultats des élections". La Commission électorale avait annoncé plus tôt avoir procédé à des vérifications poussées, qui n'ont révélé "aucune irrégularité ou preuve indiquant que l'intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés".
Les élections n'ont pas dégagé de majorité, ni pour le camp de Benyamin Nétanyahou, qui a récolté 53 sièges, ni pour le bloc principal de l'opposition mené par le centriste Gadi Eisenkot, qui en a 48. Il faut un minimum de 61 députés pour contrôler la Knesset, le Parlement israélien. Tout pourrait dépendre de la décision des partis arabes israéliens, dont les 19 sièges pourraient permettre à Gadi Eisenkot d'obtenir une majorité confortable à la Knesset. Mais son bloc s'est jusque-là refusé à toute alliance formelle, dans une société traumatisée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le président Isaac Herzog continuera les consultations pour former le prochain gouvernement, potentiellement avec le soutien des partis arabes israéliens.
Likely · Within days
La Commission électorale maintiendra sa position selon laquelle aucune irrégularité n'a été relevée.
Likely · Within days
Open Questions
- Quels États étrangers seraient impliqués selon Nétanyahou ?
- Quelles preuves le Premier ministre détient-il pour étayer ses allégations ?
- Les partis arabes israéliens décideront-ils de soutenir un bloc pour former une majorité ?
- Quel sera l'impact de ces allégations sur les consultations présidentielles pour la formation du gouvernement ?






