Les Bleues du basket abordent la Coupe du monde avec une préparation écourtée
L'équipe de France féminine de basket-ball se prépare pour la Coupe du monde en Allemagne malgré une préparation tronquée et l'absence de plusieurs joueuses clés de la WNBA.
Quick Look
Les Bleues du basket préparent la Coupe du monde en Allemagne avec une préparation écourtée de dix jours, sans plusieurs joueuses clés de la WNBA, et visent les quarts de finale malgré les incertitudes.
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Why It Matters
Les Bleues, vice-championnes olympiques, préparent la Coupe du monde en Allemagne avec une préparation de dix jours en raison du calendrier de la WNBA.
Une préparation particulière. Directeur technique national, manager général, entraîneur, joueuses, tous partagent le même constat. Le stage vécu par les Bleues du basket à la veille de la Coupe du monde en Allemagne (4-13 septembre) a été inédit : à la fois express, seulement dix jours, et peu efficace en l'absence d'une grande partie du groupe choisi pour disputer la compétition. Malgré une préparation tronquée, les Bleues, vice-championnes olympiques en titre, attaquent leur premier match vendredi 4 septembre, face à la Hongrie (21h).
Il y a beaucoup d'inconnues dans cette compétition, comme savoir comment le groupe va se créer en deux jours et demi. Si on arrive à créer cette unité en si peu de temps, on peut aller titiller les grandes nations. On n'est pas les seuls dans cette configuration, ce n'est pas une excuse, posait, le 25 août en conférence de presse, Céline Dumerc, la manager générale des Bleues. Car parmi les 12 joueuses qui ont pris part à l'intégralité du rassemblement, du 19 au 29 août à l'Insep, seules quatre sont montées dans l'avion en direction de Berlin.
Une contrainte imposée par la WNBA
Les huit autres places sur la liste de Jean-Aimé Toupane ont été accordées, le 24 août, à des Françaises évoluant en WNBA, la puissante ligue américaine qui ne libère ses joueuses que très tardivement avant une compétition mondiale. En dehors de Leïla Lacan (Connecticut), arrivée à Paris le 27 août, les autres "Frenchies" de la WNBA ont rejoint le groupe directement à Berlin : Valériane Ayayi (Phoenix), Janelle Salaün et Gabby Williams (Golden State) le 29 août, Carla Leite (Portland), Pauline Astier et Marine Johannès (New York) le 30 et Dominique Malonga (Seattle) le 31.
"Pour les JO de Paris, il y avait eu six semaines de préparation avec un effectif complet. Là, on va recevoir quelques joueuses quatre jours avant la compétition. C'est quelque chose de tout à fait nouveau, car on a un contingent de joueuses en WNBA qu'on n'a jamais connu auparavant."
Alain Contensoux, DTN de la Fédération française de basket-ball en conférence de presse
Le staff avait anticipé la problématique, en allant rencontrer directement les franchises américaines et en se déplaçant pour échanger avec les joueuses dans leur club. "Toutes les nations à une échelle différente sont concernées, mais l'ambition reste là. Il y a eu beaucoup d'échanges avec les filles, ce qui fera que quand on se retrouvera ensemble la semaine prochaine, c'est comme si on ne s'était jamais quitté", a insisté l'entraîneur Jean-Aimé Toupane, le 25 août.
"On est en lien avec les joueuses qui ne sont pas présentes mais on ne les submerge pas d'informations car elles sont engagées dans quelque chose, a poursuivi Céline Dumerc. On essaye de s'adapter, il faut être réactif." L'adaptation a aussi été le maître-mot pour celles présentes sur le parquet de la salle Nelson-Paillou de l'Insep. "C'est particulier mais on a la chance d'avoir beaucoup de joueuses en France donc on s'entraîne et on s'adapte", a reconnu l'intérieure Marième Badiane, tout en nuançant : "Les filles qui arrivent, on les connaît. On a déjà joué ensemble".
"La préparation est plus courte que d'habitude donc il fallait qu'on arrive en étant prêtes. Et les filles qui vont nous rejoindre vont devoir faire un effort de récupération, d'intégration et d'assimilation de ce qu'on a nous déjà assimilé. Chacune doit mettre un peu plus du sien."
Marième Badiane en conférence de presse
Les automatismes travaillés en mars lors du tournoi de qualification pour la Coupe du monde à Villeurbanne seront donc précieux à l'heure de recréer une unité en Allemagne. "On n'aura même pas 24 heures pour refaire équipe. C'est notre challenge, concède Jean-Aimé Toupane. Quand elles vont arriver, elles seront dans la continuité de leur championnat, il n'y a pas de coupure. Ça va reposer beaucoup sur elles. Elles devront switcher de schéma et être prêtes." Avec un décalage horaire de neuf heures pour certaines, les joueuses de WNBA passeront aussi entre les mains de l'équipe médicale pour un protocole de récupération, avant de travailler sur les vidéos et de retrouver le parquet.
Conscient de ce lot d'incertitudes, le staff de l'équipe de France affiche comme ambition "le dernier carré". "On ne va pas en terrain conquis. On est capable mais rien n'est gagné", résume Jean-Aimé Toupane. Il n'empêche que décrocher la première médaille depuis 1953 serait "souhaité". Les matchs de la phase de poules seront donc doublement cruciaux : à la fois pour gagner son ticket pour la suite, mais aussi pour affiner les réglages et monter en puissance pour espérer rivaliser lors des rencontres décisives.
Open Questions
- Comment les joueuses de WNBA s'intégreront-elles rapidement après leur arrivée ?






