Les sanctions contre les baignades hors zones autorisées ou sous drapeau rouge sont renforcées
Quick Look
- Un nouveau décret, publié dimanche, renforce les sanctions contre la baignade en zones interdites ou sous drapeau rouge en France.
- L'amende passe de 38 à 68 euros pour dissuader les "baignades sauvages", en hausse lors des fortes chaleurs, et protéger les personnes ainsi que les opérations de secours, suite à 197 noyades cet été.
AI-generated summary
Why It Matters
Un nouveau décret, publié dimanche, renforce les sanctions contre la baignade en zones interdites ou sous drapeau rouge en France, suite à l'augmentation des "baignades sauvages" durant les fortes chaleurs et les risques associés.
Les sanctions contre les baignades hors zones autorisées ou sous drapeau rouge sont renforcées depuis dimanche, selon un décret publié au Journal officiel qui s’applique à l’ensemble du territoire français.
Ce durcissement est dû à « l’augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de fortes chaleurs », expliquent dans un communiqué commun les préfectures de Paris et de la région Ile-de-France.
« Pratiquer une activité de baignade ou une activité nautique dans une zone faisant l’objet d’une interdiction de se baigner » est désormais « puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe », contre une contravention de la 1re classe jusqu’alors, selon le décret du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation publié dimanche.
« Dans une logique de dissuasion et d’efficacité accrues, le décret prévoit le recours à l’amende forfaitaire », ajoute le ministère dans son texte.
Le montant de cette amende passe de 38 euros maximum à 68 euros. Elle peut être dressée directement par procès-verbal électronique.
Outre la protection des « personnes qui s’exposent à un danger grave », le décret vise également à « préserver la sécurité des opérations de secours et à garantir le bon fonctionnement de la navigation fluviale », selon le communiqué préfectoral. Parmi les risques de baignade non encadrée dans les cours d’eau et voies navigables figurent les courants forts, les fonds envasés, la présence de végétation pouvant entraver les nageurs, la circulation fluviale dense ou encore le risque d’hydrocution, énumère-t-il.
Depuis le début de l’été, 197 personnes ont perdu la vie par noyade, selon le gouvernement.
Le phénomène des noyades estivales n’est pas nouveau. Durant l’été 2025, 409 personnes sont mortes par noyade en France, un nombre en hausse de 16 % par rapport à 2024, selon Santé publique France. Parmi les victimes figuraient 57 enfants et adolescents.
Open Questions
- Comment les nouvelles amendes seront-elles appliquées sur le terrain ?
- Quelles sont les zones spécifiques les plus concernées par ces interdictions ?
- Des campagnes de sensibilisation accompagneront-elles ce décret ?



