
Une initiative collective visant à moderniser les paiements interbancaires via la technologie blockchain.
AI-generated summary
La Banque du Canada a suspendu son projet de monnaie numérique de banque centrale en 2024. Les banques commerciales cherchent désormais à innover indépendamment via la tokenisation.
Coup de théâtre feutré à Toronto. Les six plus grandes banques du Canada, qui concentrent l’écrasante majorité des actifs bancaires du pays, travaillent ensemble sur un projet commun de dépôts tokenisés destiné à rendre les paiements interbancaires plus rapides, plus efficaces et programmables. Une initiative collective rare dans un secteur où la concurrence prime habituellement sur la coopération technologique.
La Banque de Montréal, la Banque Royale du Canada, le Groupe Banque TD, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Nationale du Canada et la Banque Canadienne Impériale de Commerce avancent désormais ensemble sur un terrain que leurs homologues américaines et européennes défrichent depuis deux ans.
Points clés
Les six plus grandes banques canadiennes explorent conjointement un projet de dépôts tokenisés pour des paiements plus rapides et programmables
Un dépôt tokenisé reste inscrit au bilan de la banque, contrairement à un stablecoin, tout en circulant sur une infrastructure blockchain
Le sextuor contrôle plus de 90 % du marché bancaire canadien, ce qui donne au projet un poids structurel immédiat
L’initiative suit les traces de JPMorgan, Citi et HSBC, alors que les stablecoins dépassent 300 milliards de dollars en circulation
Dépôts tokenisés : Ce que fabriquent les banques canadiennes
Un dépôt tokenisé n’est pas un stablecoin. Il s’agit d’une représentation numérique, sur un registre partagé, d’un dépôt bancaire classique inscrit au passif d’une banque commerciale. L’argent reste dans le bilan de l’établissement, couvert par les mêmes garanties réglementaires et les mêmes mécanismes d’assurance-dépôts, mais il circule sur une infrastructure de type blockchain.
Résultat concret : un virement interbancaire qui prend aujourd’hui plusieurs heures, voire plusieurs jours en cas de règlement transfrontalier, peut se dénouer en quelques secondes, à toute heure et sans fenêtre de compensation.
Le second atout tient dans la programmabilité. Un dépôt tokenisé peut embarquer des conditions d’exécution : libérer les fonds uniquement à la livraison d’un titre, déclencher un paiement échelonné au fil d’un chantier, ou synchroniser un règlement en devise étrangère avec sa contrepartie. Ces automatismes, gérés aujourd’hui par des chaînes d’intermédiaires et de réconciliations manuelles, deviennent des règles inscrites directement dans l’actif.
Les six établissements concernés pèsent lourd. La RBC et la TD figurent parmi les vingt plus grandes banques d’Amérique du Nord par actifs, et le sextuor contrôle plus de 90 % du marché bancaire canadien. Quand ces six-là décident de construire la même plomberie, l’infrastructure de paiement du pays bascule mécaniquement.
Le Canada rattrape son retard crypto par la porte de service
Ottawa n’a pas exactement déroulé le tapis rouge aux actifs numériques ces dernières années. La Banque du Canada a mis en pause son projet de MNBC (monnaie numérique de banque centrale) de détail en 2024, faute d’appétit du public, et le cadre fédéral sur les stablecoins reste en chantier, le gouvernement ayant annoncé une législation dédiée dans son budget d’automne.
Pendant ce temps, les banques ont choisi la voie pragmatique : construire l’outil sans attendre que la loi le nomme. Le modèle n’a rien d’inédit ailleurs. JPMorgan fait tourner ses dépôts tokenisés depuis 2019 via Kinexys (ex-Onyx), avec des volumes quotidiens qui se chiffrent en milliards de dollars. Citi, HSBC et BNY Mellon ont lancé leurs propres pilotes.
À Londres, le Regulated Liability Network explore la même mécanique entre banques concurrentes. Le projet canadien reprend cette architecture collective, où chaque établissement émet ses propres jetons tout en garantissant leur interopérabilité avec ceux de ses rivaux.
L’enjeu commercial se lit sans difficulté. Les stablecoins adossés au dollar dépassent désormais les 300 milliards de dollars en circulation et grignotent les flux de paiement transfrontaliers que les banques facturaient jusqu’ici au prix fort.
Tether et Circle règlent en quelques secondes ce que le réseau SWIFT met deux jours à acheminer. En tokenisant leurs propres dépôts, les banques canadiennes récupèrent la rapidité de la blockchain sans céder le contrôle de la monnaie qu’elles créent.

Michael Selig, Chairman of the CFTC, announces that mass tokenization and 24-hour trading will transform American finance. Regulators are moving forward administratively while awaiting legislation in the Senate.

Circle sold the equivalent of $100 million worth of shares to Binance in a private placement. Simultaneously, the two companies entered into a five-year commercial agreement providing for a monthly commission for Binance.

Bitcoin remains around $86,400 after a rebound supported by record inflows into US ETFs, the fall in oil and the correlation with the Nasdaq, despite massive liquidations of short positions.

One trader committed approximately $3.17 million to a Bitcoin butterfly strategy with strikes at $90,000, $95,000 and $100,000, expiring on October 30, traded in five blocks via Paradigm, where the maximum gain is achieved only if BTC closes at exactly $95,000 at expiration.

The European Central Bank proposes to remove the MiCA obligation to place 60% of the reserves of major stablecoins in bank deposits, in favor of a scale of liquidity that can be mobilized in one and five working days, judging these deposits too unstable to finance the banks, while the revision of MiCA depends on the Commission, the Parliament and the Council.

Despite a drop in the price of a barrel of oil following signals of de-escalation in the Middle East, the price of diesel in France reached a new record at 2.41 euros per liter, illustrating the usual gap between world markets and service stations.