
Les présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est déplorent d'importants dégâts matériels suite aux blocages de lycées et pointent la responsabilité de casseurs et d'extrémistes.
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Des blocages et des mouvements de contestation ont lieu dans plusieurs lycées français, entraînant des fermetures d'établissements et des dégradations.
"Nous sommes entre 25 et 30 millions d'euros" de dégâts pour les lycées d'Auvergne-Rhône-Alpes après les blocages de ces derniers jours, chiffre vendredi 2 octobre sur franceinfo le président LR du conseil régional, Fabrice Pannekoucke. Des dégradations commises sur "les établissements, les abords des établissements, les véhicules, qui ont été attaqués", liste-t-il.
Vendredi, "93 lycées sont fermés sur un peu plus de 300, soit un tiers" des établissements scolaires, estime Fabrice Pannekoucke, "autour des métropoles, dont Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et dans une moindre mesure du côté de Clermont-Ferrand". Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait indiqué jeudi soir qu'un peu plus de 400 établissements seront fermés pour protéger les élèves.
"Confondre les fauteurs" et les faire payer
"Le premier sujet de ce qui nous occupe aujourd'hui sur l'espace public, ce ne sont pas les lycéens, ce sont les casseurs", affirme l'élu Les Républicains, appelant à "dissocier les deux sujets". "Que le ministre entende les lycéens, c'est normal et nous le faisons ici dans notre région également", souligne-t-il. Édouard Geffray doit recevoir vendredi les organisations syndicales représentatives des personnels, les associations de parents d'élèves, les associations lycéennes et les élus du Conseil national de la vie lycéenne.
Fabrice Pannekoucke appelle dès à présent à identifier et à faire payer les personnes qui ont commis des dégradations sur des lycées, parfois récents. Il prend l'exemple du lycée Honoré-d'Urfé à Saint-Étienne, où "on vient de mettre 55 millions d'euros de rénovation". "Il faut confondre les fauteurs", souhaite le président de région. Les images de vidéosurveillance et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux sont en cours d'analyse.
"Chaque euro de dégâts doit devenir un euro de pénalisation. Le contribuable ne peut pas être appelé sur des événements comme ceux-là."
Fabrice Pannekoucke, président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
à franceinfo
Le président Horizons de la région Grand Est, Franck Leroy, estime de son côté sur ICI Alsace que "le montant des dégâts à l'échelle de la région avoisine sans doute le million d'euros, aujourd'hui".
"Rien ne justifie une telle violence", pour le président de la région Grand Est
L'élu de la majorité régionale dit entendre les préoccupations exprimées par certains lycéens, notamment sur les difficultés liées à Parcoursup, les emplois du temps chargés, les transports ou les conditions dans les établissements. Mais "rien ne justifie une telle violence", estime-t-il. Il appelle toutefois lui aussi à "faire la distinction entre le mouvement d'inquiétude de certains lycéens, qui est parfaitement légitime, et une volonté de casser".
"Il y a derrière cela des mouvements politiques extrémistes, et LFI en fait partie, qui visent à instrumentaliser une partie de la jeunesse", accuse Franck Leroy. Selon lui, "un certain nombre de jeunes lycéens sont manipulés par l'extrême gauche, là où d'autres ont des préoccupations qui sont réelles". Il fait état de "portes de lycées fracassées", de "tentatives de pénétration dans des loges de gardiens" et de "façades endommagées". Il évoque "une diversité de situations qui n'ont rien à voir avec les revendications étudiantes ou lycéennes".
Interrogé sur les demandes de lycéens concernant notamment le nombre de sanitaires ou les mesures contre la chaleur dans les établissements, Franck Leroy assure entendre "des attentes en termes de confort".
"On ne va pas brûler un lycée parce qu'effectivement, il y a des toilettes endommagées, lesquelles toilettes ont été endommagées par des lycéens eux-mêmes."
Franck Leroy, président de la région Grand Est
à ICI Alsace
Le président de région Grand Est rappelle qu'elle investit cette année 241 millions d'euros dans les lycées, notamment pour le confort thermique, les restaurants scolaires et les sanitaires. Il souligne que des dégradations ont également eu lieu "dans des établissements qui sont quasiment neufs où il ne manque pas un enseignant". "Strasbourg, Mulhouse en sont malheureusement la preuve", a-t-il conclu.
Plusieurs lycées ont été bloqués cette semaine à Strasbourg et Mulhouse. 36 gardes à vue étaient en cours jeudi soir dans le Bas-Rhin, tandis que la préfecture du Haut-Rhin, elle, en dénombrait 25, selon, ICI Alsace. À Mulhouse, les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pierre et des tirs de mortiers et ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
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Édouard Geffray reçoit les syndicats et associations
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Mediapart published elements authenticated by bailiff and via Facebook concerning anti-Semitic messages from 2013 attributed to Jordan Bardella. The president of the RN firmly denies and announces a complaint for forgery.

Four hundred high schools are closed in France after violence and 2000 arrests. The government points out the responsibility of LFI, while the Minister of Education meets with the unions.
The president of the Auvergne-Rhône-Alpes region, Fabrice Pannekoucke, estimates the damage caused by the violence linked to the blocking of high schools at between 25 and 30 million euros, and calls for the thugs to be penalized financially.

The former grand chancellor of the Legion of Honor, General Benoît Puga, targeted by an investigation for corruption and illegal taking of interest, is responding through his lawyer. At the same time, MP Carlos Martens Bilongo filed a new complaint.

Olivier Faure warned that the unchanged 2027 draft budget would result in “obvious” censorship for him, while he claimed to be “absolutely” convinced by Mediapart's revelations on anti-Semitic writings attributed to Jordan Bardella, accusing the RN of being a “xenophobic, racist, anti-Semitic” party. Roland Lescure called for fair budgetary efforts for everyone, including retirees, to avoid a rise in interest rates, citing the example of Greece, Italy and Spain where pensions have fallen. Édouard Philippe considered that Bardella had made anti-Semitic remarks “obviously and scandalously”. A debate between five candidates in the PS primary took place on France 2, and Marine Le Pen proposed a “budgetary golden rule” by referendum to reduce public debt to 60% of GDP.
The rector of the Grand Mosque of Paris denounces the comments of former ambassador Xavier Driencourt and describes whistleblower Chawki Benzehra as an “obscure blogger” in a press release concerning the arrest of two Algerian influencers. Furthermore, the prosecution requested four years in prison, including two years under electronic bracelet, as well as five years of ineligibility and ban from public service against former minister Rachida Dati.