Macron défend le multilatéralisme à l'ONU avant son départ de l'Élysée
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Lors de sa dernière intervention à l'Assemblée générale des Nations unies avant son départ de l'Élysée, Emmanuel Macron a défendu le multilatéralisme face au durcissement des rapports de force internationaux, dénoncé les atteintes à la souveraineté des États et appelé à préserver une société internationale civilisée, tout en proposant un double moratoire sur les frappes énergétiques en Russie et en Ukraine et un moratoire en mer Noire pour la sécurité alimentaire.
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Why It Matters
Emmanuel Macron effectue sa dernière intervention à l'Assemblée générale des Nations unies avant son départ de l'Élysée, dans un contexte de tensions internationales accrues, de guerre en Ukraine et de crise humanitaire à Gaza.
Pour sa dernière intervention devant l’Assemblée générale des Nations unies avant son départ de l’Élysée, Emmanuel Macron a défendu, mardi, le multilatéralisme face au durcissement des rapports de force internationaux. Le président français a mis en garde contre « le retour de l’impérialisme, de l’arrogance » et contre un monde marqué par « la force sans règle ni retenue ». Il a appelé les États à préserver une « société internationale civilisée » en s’appuyant sur les Nations unies.
Emmanuel Macron a dénoncé les stratégies qui remettent en cause les frontières et la souveraineté des États. Il a visé « ceux qui pensent qu’on peut battre en brèche l’ordre international pour élargir ses frontières » ou encore « fouler aux pieds la souveraineté des peuples pour en disposer soi-même ». Il a également critiqué ceux qui veulent « décider de l’avenir de la planète, qu’il s’agisse du climat ou de l’intelligence artificielle ». « La question qui nous est posée de manière très simple consiste à savoir si nous voulons vivre dans cet état de nature, avec une forme de retour de la loi de la jungle ou dans une société internationale civilisée », a-t-il déclaré.
« Il nous faut défendre la justice, l’intérêt commun »
Le chef de l’État a présenté l’ONU comme le cadre nécessaire pour préserver des règles communes. « Notre devoir plus que jamais est de nous tenir droits aux côtés des Nations unies pour décider précisément ensemble de l’intérêt commun », a-t-il affirmé. « Là où la loi du plus fort tente de s’imposer, il nous faut défendre la justice, l’intérêt commun », a-t-il ajouté, appelant à redonner à l’organisation sa « vitalité ».
Sur la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a plaidé pour un « double moratoire » sur les frappes visant les sites énergétiques en Russie et en Ukraine. Il a également proposé « un moratoire sur la mer Noire » afin de permettre la circulation des céréales et d’apporter une réponse aux enjeux de sécurité alimentaire qui touchent de nombreux pays émergents et en développement.
Lutter contre l’influence des États-Unis et de la Chine
Le président français est aussi revenu sur Gaza, un an après avoir initié à l’Assemblée générale de l’ONU un mouvement de reconnaissance de l’État de Palestine. Il a déploré « un spectacle qui nous fait honte à tous » et interrogé la communauté internationale. « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? » Emmanuel Macron a de nouveau défendu la solution à deux États, qu’il a présentée comme une condition de la « sécurité d’aujourd’hui et de demain pour Israël et son peuple ».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Les propositions de moratoire sur les frappes énergétiques en Russie et en Ukraine seront discutées lors des prochaines négociations internationales sur le conflit.
Possible · Within weeks
La France continuera de pousser pour une reconnaissance accrue de l'État de Palestine dans les forums internationaux.
Likely · Within months
Open Questions
- Quel sera l'impact réel des moratoires proposés par Macron sur les conflits en cours ?
- Comment la communauté internationale répondra-t-elle à son appel pour revitaliser l'ONU ?
- La France maintiendra-t-elle ce niveau d'engagement multilatéraliste après le départ de Macron ?




