Maillots floqués «Ben Laden», «Merah» et «Hitler» lors d’un blocage de lycée : deux nouvelles interpellations
Les trois jeunes, filmés devant des établissements de Caen et Hérouville-Saint-Clair, comparaîtront devant un juge des enfants le 15 décembre.
Quick Look
- Trois jeunes ont été interpellés à Caen et Hérouville-Saint-Clair pour apologie du terrorisme après avoir porté des maillots floqués « Ben Laden », « Merah » et « Hitler » devant des lycées.
- L'un d'eux, âgé de 16 ans, a reconnu les faits et sera jugé le 15 décembre prochain.
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Why It Matters
Le 8 octobre, trois jeunes ont été filmés devant les lycées Dumont d'Urville de Caen et Salvador-Allende à Hérouville-Saint-Clair portant des maillots floqués « Ben Laden », « Merah » et « Hitler ». La vidéo diffusée sur Snapchat a totalisé des milliers de vues. Le préfet du Calvados a signalé les faits sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, entraînant l'ouverture d'une enquête pour apologie de crimes de guerre et du terrorisme.
Une provocation qui pourrait leur coûter cher. Le 8 octobre dernier, trois jeunes individus étaient filmés devant les lycées Dumont d’Urville de Caen (Calvados) et Salvador-Allende à Hérouville-Saint-Clair, en marge de la mobilisation lycéenne arborant des maillots floqués «Ben Laden», «Merah» et «Hitler».
Après diffusion de la vidéo sur le réseau social Snapchat, où des milliers de vues avaient été comptabilisées, le préfet du Calvados David Clavière avait effectué un signalement sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale obligeant «toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit, à en aviser sans délai le procureur de la République».
Ce signalement avait abouti à l’ouverture d’une enquête pour apologie de crimes de guerre et du terrorisme une semaine plus tard puis à l’interpellation d’un jeune de 16 ans qui portait le maillot floqué «Ben Laden». Il a admis les faits, reconnaissant au passage «des faits d’outrages» visant le proviseur d’un lycée de Caen et des policiers.
«L’enquête a permis d’établir sa participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, notamment par la fourniture de matériels pyrotechniques et une incitation active à la commission d’actes de violence ou de dégradations», complétait le procureur de Caen Joël Garrigue. Le mineur avait été présenté le lendemain à un juge des enfants auquel le parquet a demandé de le placer sous contrôle judiciaire jusqu’à sa comparution devant le tribunal pour enfants, relate France 3 Normandie.
Ce jeudi, la police nationale du Calvados a annoncé avoir interpellé les deux autres membres du trio. «Nos enquêteurs ont procédé à l’identification et aux auditions des mis en cause. Poursuivis pour des faits d’apologie du terrorisme, les trois jeunes hommes devront répondre de leurs actes devant un juge des enfants le 15 décembre prochain», détaille cette même source sur Facebook.
Pour le préfet du Calvados, ces faits ne peuvent être banalisés : «Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit. Se cacher derrière l’anonymat ne permet pas de s’affranchir de la loi ni d’échapper à ses responsabilités», écrit David Clavière sur X, rappelant au passage que «tout un chacun peut signaler des contenus potentiellement illicites sur la plateforme officielle PHAROS».
What to Watch
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Les trois jeunes comparaîtront devant le juge des enfants le 15 décembre prochain.
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Quelles sanctions précises encourent les trois jeunes devant le tribunal pour enfants ?
- Les deux autres interpellés ont-ils reconnu les faits ?
- Quelles mesures seront prises contre les établissements scolaires concernés ?






