Une enquête a été ouverte après qu'un gendarme a été blessé par un cocktail Molotov lors des manifestations du 31 octobre à Paris.
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Des manifestations ont eu lieu à Paris le 31 octobre, marquées par des violences contre les forces de l'ordre.
Le ministre de l’Intérieur avait qualifié samedi ce geste de « tentative de meurtre ». Une enquête a finalement été ouverte pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique » après ce jet de cocktail Molotov sur des gendarmes à Paris lors des manifestations du 31 octobre, a indiqué le parquet dimanche en fin de matinée.
En marge de la manifestation parisienne, des images spectaculaires ont montré une bombe artisanale exploser aux pieds d’un membre des forces de sécurité Porte de Charenton, le blessant légèrement. « Des jets d’objets explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers », détaille le parquet. L’enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris.
Pas encore d’interpellation
Un « recensement des blessés est en cours », précise le ministère public. « Les blessures occasionnées seraient des brûlures au second degré et des acouphènes, mais cet état des lieux est à préciser ». De « premières plaintes seront déposées ce jour, aucune n’est déposée à ce stade », ajoute encore le parquet.
Aucun mis en cause « n’a été interpellé à ce stade pour les faits en question » et les « investigations se poursuivent pour identifier les auteurs », conclut le parquet sur ce sujet. Le gendarme touché par le cocktail Molotov a témoigné devant les chaînes d’information de la brûlure ressentie, de « la peau qui pique », de « la pluie » de projectiles divers jetés contre son unité par un groupe « déterminé ». Les candidats à l’élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste « insupportable » après la diffusion de ces images.
89 personnes en garde à vue à Paris
Par ailleurs, le parquet de Paris fait état dimanche de 105 interpellations, dont 88 liées aux manifestations de samedi et 17 pour la nuit d’Halloween. Le ministère public, sollicité par l’AFP, dénombre 89 personnes en garde à vue à Paris, dont 61 majeurs et 22 mineurs. La date de naissance reste à déterminer pour six autres personnes.
Pour les majeurs, il s’agit principalement « de faits de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations », de « port d’arme de catégorie D (comme des poignards ou des poings américains, ndlr) » et « détention/transport de substance ou produit incendiaire ou explosif ».
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Poursuite des investigations pour identifier les auteurs.
Very likely · Within weeks

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