Marine Tondelier plaide pour une meilleure prise en compte de l'allaitement au travail
La candidate des Écologistes propose des mesures pour rémunérer les pauses d'allaitement et instaurer un congé dédié.
Quick Look
- Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, réclame une meilleure protection pour les mères allaitantes.
- Elle propose la rémunération des pauses d'allaitement, un congé d'allaitement indemnisé et un meilleur accompagnement post-maternité pour concilier travail et vie familiale.
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Why It Matters
Le Code du travail français prévoit actuellement une heure par jour pour l'allaitement pendant la première année de l'enfant. Une mesure similaire sera appliquée dans la fonction publique dès 2027.
«Allaiter ou ne pas allaiter» : c’est par une parodie de Shakespeare que démarre cette publication de Marine Tondelier sur le réseau social X, mercredi 30 septembre, consacré à un sujet qui lui tient à cœur : l’allaitement. La candidate des Écologistes à la présidentielle vient en effet d’accoucher d’un petit garçon, Léon, né le 18 septembre, et veut donc porter la voix des mères de nouveau-nés.
Dans cette publication, accompagnée d’une photo d’elle allaitant son fils, elle réclame ainsi notamment la rémunération des heures d’allaitement. La patronne des Écologistes reconnaît que le Code du travail prévoit déjà un temps pour allaiter ou tirer son lait. Selon l’article L1225-30 du Code du travail, «pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail».
Les articles suivants précisent que «la salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement» et que «tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement». Une mesure équivalente dans la fonction publique entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Mais Marine Tondelier juge ce dispositif insuffisant. Elle suggère d’instaurer des «pauses d’allaitement effectives et rémunérées, avec des lieux adaptés pour tirer et conserver son lait».
Un «congé d’allaitement choisi et indemnisé»
La cheffe de file des Écologistes ne s’arrête pas là. Elle propose aussi la «possibilité d’un congé d’allaitement choisi et indemnisé, pour ne pas avoir à arbitrer entre son allaitement, son travail et son salaire». Pour justifier cette mesure, elle évoque un congé d’allaitement qui aurait existé entre «les années 1950 et 1975». En 2004, le député Pierre Morel-À-L’Huissier avait déjà interrogé le gouvernement sur un éventuel retour de ce congé. Dans sa réponse publiée en 2005, la ministre de la Parité et de l’Égalité professionnelle n’avait pas confirmé son existence.
Marine Tondelier souhaite également «un véritable accompagnement après la sortie de la maternité : sages-femmes, consultantes en lactation, PMI, visites à domicile», ainsi qu’«un retour au travail plus souple : horaires adaptés, télétravail lorsque c’est possible, reprise progressive». Elle réclame enfin des adaptations pour le «deuxième parent», afin qu’il puisse épauler la mère allaitante. Pour la conseillère régionale des Hauts-de-France, le choix d’allaiter ne devrait pas être réservé aux femmes qui ont «du temps, des moyens et un travail compatible».
Open Questions
- Quel serait le coût budgétaire d'un congé d'allaitement indemnisé ?
- Comment les entreprises accueilleraient-elles ces nouvelles contraintes ?







