
De nombreuses rues de Paris offrent un paysage de désolation au lendemain de manifestations marquées par des violences, des pillages et des dégradations.
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Des manifestations nationales ont entraîné des heurts violents, des dégradations de biens publics et des pillages à Paris et dans d'autres villes.
Vitrines brisées, magasins pillés, voitures incendiées... De nombreuses rues de la capitale offrent un paysage de désolation, dimanche 18 octobre, au lendemain de la grande journée de mobilisation. D'après le parquet de Paris, 517 sont actuellement en garde à vue, 346 majeurs et 171 mineurs. Le bilan pourrait encore évoluer. Suivez notre direct.
• Quelque 1 200 personnes interpellées dans tout le pays, selon Sébastien Lecornu. Dans son bilan diffusé dimanche à 8 heures, la préfecture de police de Paris annonçait de son côté l'interpellation de 855 personnes dans la capitale, un "chiffre record". Par ailleurs, le préfet du Rhône Etienne Guyot a avancé le chiffre de 160 interpellations à Lyon dans la nuit de samedi à dimanche. Parmi ces personnes, "124 majeurs, majoritairement masculins".
• Au moins 150 policiers et gendarmes blessés dans des affrontements. "C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd", estime Sébastien Lecornu. Par ailleurs, selon la préfecture de police, 13 policiers et gendarmes ainsi que 2 sapeurs-pompiers ont été blessés dans la capitale.
• "Un niveau de violence que nous n'avons jamais vu", se désole la première adjointe à la mairie de Paris. Sur franceinfo, Lamia El Araajee, a évoqué des "scènes de pillage méthodiques" qui ont plongé Paris dans "un délabrement total".
• Alexis Corbière demande à la présidente de l'Assemblée nationale la tenue d'une commission d'enquête parlementaire. "On voit des choses depuis hier soir qu'on n'a jamais vues, c'est inédit. Eh bien à moment inédit, mesure inédite, réagit sur franceinfo le député Ecologiste et Social de Seine-Saint-Denis. Toutes forces politiques confondues, on doit pouvoir entendre les acteurs et comprendre".
• "Les casseurs pourrissent un mouvement aussi puissant que joyeux", déplore Olivier Faure. Dans une interview au Parisien, le patron du PS a déploré les violences qui ont émaillé les cortèges samedi. Celui qui a perdu la primaire sociale-démocrate a toutefois souligné le besoin de modifier "la doctrine de maintien de l'ordre". "C'est la désescalade qui doit être recherchée, pas la confrontation qui favorise le jeu du chat et de la souris avec des casseurs qui s'en servent pour justifier leurs actes", souligne-t-il.
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Tenue possible d'une commission d'enquête parlementaire
Possible · Within weeks
More than 1,800 people were arrested in France the day after urban violence on an unprecedented scale occurred on the sidelines of the demonstrations against the high cost of living on October 17, leading to the fire at the Limoges town hall and major damage.

The police were "completely overwhelmed" by a level of violence "rarely experienced" during demonstrations, according to Rudy Manna, national delegate of Unsa-Police, who evokes a "convergence of barbarians".

More than 1,500 traders were affected by the violence on the sidelines of the October 17 demonstrations in France, causing hundreds of millions of euros in damage according to the FCD. Around 1,800 people were arrested and more than 500 members of the police and firefighters were injured.

Nearly a hundred Limougeauds gathered in front of the town hall after a fire ravaged part of the building, visibly in shock.

Around 1,800 people were arrested following violence on the sidelines of demonstrations in France. Prime Minister Sébastien Lecornu convened a crisis unit in Matignon, while the IGPN opened an investigation after the injury of a demonstrator in Paris.

Multiple shops and stores were looted and vandalized across France on Saturday afternoon during demonstrations against the high cost of living, leading to 1,200 arrests and drawing an indignant reaction from the government and employers' organizations.