Mobilisation du 17 octobre : 855 personnes interpellées dans la capitale, "un chiffre record" selon la préfecture de police
De Paris à Marseille, les manifestations contre la vie chère ont dégénéré samedi, entraînant 1 200 interpellations et des dégâts matériels importants.
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Une mobilisation contre la vie chère en France a dégénéré en violences urbaines intenses samedi, entraînant 1 200 interpellations et au moins 150 policiers et gendarmes blessés de Paris à Marseille.
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Why It Matters
Une mobilisation nationale contre la vie chère a rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers la France.
Vitrines brisées, magasins pillés, voitures incendiées, sirènes lancinantes et bâtiments officiels attaqués. De Paris à Marseille, de Limoges à Lyon, de nombreuses rues offrent un paysage de désolation, au réveil dimanche 18 octobre. Si la journée de mobilisation contre la "vie chère" a réuni des centaines de milliers de personnes samedi, elle s'est aussi conclue par des scènes de chaos d'une intensité rare. Au total, 1 200 personnes ont été interpellées, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu ; dont 855 dans la capitale, selon la préfecture de police de Paris qui évoque un "chiffre record". Suivez notre direct.
• Au moins 150 policiers et gendarmes blessés dans des affrontements. "C'est un miracle que le bilan ne soit pas plus lourd", estime Sébastien Lecornu. Par ailleurs, selon la préfecture de police, 13 policiers et gendarmes ainsi que 2 sapeurs-pompiers ont été blessés dans la capitale.
• "Un niveau de violence que nous n'avons jamais vu", se désole la première adjointe à la mairie de Paris. Sur franceinfo, Lamia El Araajee, a évoqué des "scènes de pillage méthodiques" qui ont plongé Paris dans "un délabrement total".
• Alexis Corbière demande à la présidente de l'Assemblée nationale la tenue d'une commission d'enquête parlementaire. "On voit des choses depuis hier soir qu'on n'a jamais vues, c'est inédit. Eh bien à moment inédit, mesure inédite, réagit sur franceinfo le député Ecologiste et Social de Seine-Saint-Denis. Toutes forces politiques confondues, on doit pouvoir entendre les acteurs et comprendre".
• "Les casseurs pourrissent un mouvement aussi puissant que joyeux", déplore Olivier Faure. Dans une interview au Parisien, le patron du PS a déploré les violences qui ont émaillé les cortèges samedi. Celui qui a perdu la primaire sociale-démocrate a toutefois souligné le besoin de modifier "la doctrine de maintien de l'ordre". "C'est la désescalade qui doit être recherchée, pas la confrontation qui favorise le jeu du chat et de la souris avec des casseurs qui s'en servent pour justifier leurs actes", souligne-t-il.
Une mobilisation d'ampleur. Quelque 800 000 personnes ont participé aux actions et défilés partout en France, samedi, selon le bilan des différentes organisations associées à cette mobilisation nationale, dont la CGT et l'Union étudiante. 550 000 personnes ont défilé, dont 110 000 à Paris, a annoncé, de son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
• Les maires de Paris, Marseille et Lyon demandent à être reçus par Sébastien Lecornu. "Face à l’ampleur des dégâts et à la gravité de la situation, nous demandons à être reçus par le Premier ministre dès le début de la semaine prochaine, écrivent dans une déclaration commune Emmanuel Grégoire, Benoît Payan et Grégory Doucet. Nous exigeons également qu'un diagnostic précis et transparent soit établi afin de comprendre l'enchaînement des événements qui a conduit à cette situation. De tels événements ne peuvent ni ne doivent se reproduire".
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Audience des maires de Paris, Marseille et Lyon par le Premier ministre
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelles mesures concrètes seront prises pour modifier le maintien de l'ordre ?
- Quelle sera la suite de l'enquête parlementaire demandée ?





