Mouvement lycéen : 824 interpellations en Ile-de-France depuis le début des blocages
La préfecture de police de Paris fait le point sur les interpellations et les violences en marge des manifestations lycéennes.
Quick Look
- Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Ile-de-France, dont 255 vendredi, selon la préfecture de police.
- 77 policiers ont été blessés et de nouvelles mobilisations sont prévues.
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Why It Matters
Un mouvement de blocage lycéen génère des tensions et des heurts à proximité de nombreux établissements en France.
Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Ile-de-France, dont 255 vendredi, a indiqué la préfecture de police de Paris à l'AFP, samedi 3 octobre. Sur ce total, 85% sont des mineurs, "pour beaucoup lycéens, mais pas nécessairement issus des lycées aux abords desquels ils commettent des exactions", selon la même source.
Pas moins de "90% des interpellés le sont dans leur département de résidence", détaille la préfecture de police, qui souligne que 77 policiers ont été blessés depuis le début du mouvement. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, dénonçant "des violences urbaines" à proximité de près de 160 établissements, a annoncé 1 747 interpellations en France pour la seule journée de vendredi et plus de 5 000 depuis lundi. Un "acte III" de la mobilisation lycéenne se profile pour mardi 6 octobre. Suivez notre direct.
• "Les lycéens ont évidemment le droit de manifester" et "nous avons au gouvernement le devoir de les entendre", assure David Amiel. "Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les violences", ajoute sur franceinfo le ministre de l'Action et des Comptes publics, pour qui les élus de La France insoumise "jettent soir et matin de l'huile sur le feu", "alimentent la violence" et "la colère". David Amiel adresse sa "solidarité" et son "soutien" aux agents publics, personnel de l'Education nationale et de la police, "en première ligne" face aux violences.
• "Les violences sont commises par des individus qui s'incrustent dans ce mouvement et qui n'ont rien à voir avec lui", selon un représentant de lycéens. Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray "n'a pas immédiatement satisfait nos revendications", a déclaré sur RMC Louis Letoublond, vice-président de l'organisation Les Lycéens!, samedi matin. Il déplore l'absence de "plan d'urgence sur le bâti scolaire qu'on a demandé", et "de garantie concrète sur les moyens humains" comme "plus de professeurs pour assurer des remplacements". Le "travail de fond" annoncé par le ministre, par exemple sur la démocratie lycéenne, peut être une façon de "noyer le poisson", évoque Louis Letoublond, selon qui "les scènes de violences qu'on a pu voir ces derniers jours ne sont pas le fait du mouvement lycéen".
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Acte III de la mobilisation lycéenne prévu mardi 6 octobre
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelles mesures concrètes le gouvernement prendra-t-il pour répondre aux revendications ?
- Comment l'acte III de la mobilisation mardi se déroulera-t-il ?




