Népal : Cinq personnes portées disparues après une nouvelle crue spectaculaire
Six semaines après une catastrophe majeure, une rupture de barrage due à un glissement de terrain frappe le centre du Népal.
Quick Look
- Une crue soudaine, provoquée par la rupture d'un barrage suite à un glissement de terrain sur la rivière Budi Gandaki, a frappé le centre du Népal.
- Cinq personnes sont portées disparues et des bâtiments ont été détruits, six semaines après une inondation meurtrière.
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Why It Matters
Le Népal est fréquemment touché par des inondations et glissements de terrain durant la mousson. Le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers dans l'Himalaya.
Le cauchemar continue pour le Népal. Six semaines après l’inondation meurtrière survenue à sa frontière avec la Chine, une crue soudaine a de nouveau touché le centre du pays. Les autorités ont lancé l’alerte ce dimanche, dans la matinée, après la rupture d’un barrage causé par un glissement de terrain qui avait bloqué l’écoulement de la rivière Budi Gandaki, a indiqué l’autorité en charge des situations d’urgence.
« Cinq personnes sont portées disparues et plusieurs maisons ont été emportées par la crue », a précisé le chef de l’autorité, Dharam Raj Uprety. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent le flot charriant de nombreux débris surgissant de la montagne et emportant des bâtiments proches de la rivière. L’armée a dépêché quatre hélicoptères dans la région, indiquant avoir évacué au moins 49 personnes.
Une crue similaire à celle du mois d’août
Le 26 août dernier, une immense vague causée par l’effondrement d’un glacier et du pan d’une montagne a déferlé dans la vallée de la rivière Trishuli, emportant maisons, routes, ponts et barrages sur plusieurs dizaines de kilomètres en aval. Le bilan est lourd : 1.400 morts et 5.000 disparus. « L’inondation de dimanche est très similaire […] ça fait peur, c’est un cauchemar pour nous », a réagi Laxmi Gurung, un responsable du village sinistré de Chumnubri. « Notre maison a été emportée, nous n’avons plus d’électricité, les ponts ont été détruits, mais il n’y a pas de victimes ».
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et en Asie du Sud, notamment pendant la mousson d’été. Au moins 21 personnes en sont mortes en septembre, selon l’agence népalaise.
Les scientifiques estiment que la fréquence et la violence de ces épisodes sont aggravées par le changement climatique. Le désastre du 26 août a été largement attribué au réchauffement mondial des températures, qui accélère la fonte des glaciers et déstabilise la géologie de l’Himalaya.
Open Questions
- Quel est le sort final des cinq personnes portées disparues ?
- Quelle est l'étendue exacte des dégâts sur les infrastructures locales ?



