
Après l'effondrement d'un glacier, une coulée de boue destructrice a déferlé au Népal et au Tibet, causant la mort d'au moins 616 personnes et laissant des milliers de disparus.
Une coulée de boue dévastatrice provoquée par l'effondrement d'un glacier a fait au moins 616 morts et 1 400 disparus au Népal et au Tibet, affectant près de 93 000 personnes.
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L'effondrement d'un glacier a entraîné une lave torrentielle destructrice au Népal et au Tibet, provoquant des crues massives.
Une masse colossale, destructrice et meurtrière. La coulée de boue qui a déferlé au Népal et au Tibet a fait au moins 616 morts, selon les derniers chiffres des autorités népalaises communiqués samedi 29 août. Après l'effondrement d'un glacier, la glace détachée s'est mélangée à des rochers, de l'eau et de la terre, créant ce que l'on appelle une "lave torrentielle". "La glace devient de l'eau, laquelle va ramasser sur son trajet l'ensemble des matériaux qui se trouvent sur son passage, explique à franceinfo Patrick Wagnon, glaciologue à l'Institut de recherche pour le développement, en poste à l'Institut des enjeux de l'environnement. A l'arrivée, il y a en général environ cinq fois plus de volume que la masse glaciaire initiale."
Cette "lave torrentielle" s'est engouffrée dans la vallée comme du "ciment liquide", a commenté auprès de CNN le professeur Hatim Sharif, de l'université du Texas, à San Antonio. Le passage de cette gigantesque masse marron est visible depuis l'espace, comme le montrent des images du village népalais de Kolputar, prises le 12 août et le 26 août. La boue a largement débordé du lit habituel de la rivière Trishuli. Elle s'est aussi largement engouffrée dans des zones où ne coulent habituellement que de petits affluents.
"J'ai vu mon village disparaître en un instant"
La même chose est visible pour le village de Betrawati Bazaar, où passe également la rivière Trishuli. Par endroits, la zone qu'elle occupe habituellement est trois à quatre fois plus large, laissant deviner que la boue a englouti toutes les installations sur les berges du cours du d'eau. "J'ai vu mon village disparaître en un instant", a écrit un journaliste népalais du Kathmandu Post.
"Il ne reste plus rien du village", lui a raconté une proche, qui réside sur place. "Aucune crue de mémoire d'homme n'avait jamais atteint une telle hauteur, témoigne le journaliste. J'ai 44 ans et, durant tout ce temps, je n'ai jamais vu la rivière menacer nos foyers", ajoute-t-il.
Près de 93 000 personnes pourraient avoir été affectées par les inondations, a estimé, vendredi, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr), alors qu'au moins 1 400 personnes sont portées disparues. "Le bilan des morts continue d'augmenter et nous craignons que d'autres victimes soient retrouvées", a déclaré depuis la capitale népalaise David Fisher, chef de la délégation de la Ficr au Népal.
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