Népal : le bilan s'alourdit après les coulées de boue dévastatrices
Cinq jours après la catastrophe, les secours peinent à retrouver les 4 000 disparus dans la vallée de Trishuli alors que la pluie complique les opérations.
Quick Look
- Au Népal, le bilan dépasse 950 morts après des coulées de boue dans la vallée de Trishuli.
- Malgré l'intervention des autorités, près de 4 000 personnes restent portées disparues.
- Les recherches sont entravées par les pluies persistantes et l'accès difficile.
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Why It Matters
La région est en pleine saison de mousson, ce qui provoque des crues et des glissements de terrain fréquents. La zone touchée se situe dans la chaîne montagneuse de l'Himalaya.
Au Népal, les secours sont toujours à la recherche de milliers de disparus alors que le bilan s'alourdit encore, avec plus de 950 morts, cinq jours après la coulée de boue qui a tout dévasté. Comment les autorités ont-elles communiqué avec les habitants juste avant le drame ? C'est en prenant de la hauteur que l'on saisit l'immensité de cette vallée de Trishuli.
C'est là aussi qu'Inra se trouvait, sur ce chemin de montagne, quand le grondement de la crue meurtrière a retenti. "J'ai vu des gens en pleurs, qui criaient et qui ont couru partout pour tenter de sauver leur vie, raconte-t-il. Vous voyez en contrebas, là-bas ? C'était une école, avec 1 500 élèves."
"Les professeurs ont fait comme ils ont pu, certains ont dirigé les enfants vers les collines, mais une partie d'entre eux, malheureusement, a choisi une autre direction."
Ce père de famille est bouleversé face à tant de morts et face à ce paysage comme figé dans la boue pour l'éternité. Akass, un plus vieux monsieur, lui, était en train de construire l'étage supérieur de sa maison, à la vue plongeante sur la rivière et la ville autour. Il explique avoir vu les gendarmes arriver en trombe un quart d'heure avant la vague pour prévenir la population, en criant dans des mégaphones. Mais "tout le monde n'a pas compris l'urgence", regrette-t-il. Les gens ont pensé que c'était une crue normale, habituelle en cette période de mousson. Akass a ainsi perdu sa belle-sœur, ses nièces, cinq membres de sa famille au total. Il dit qu'il ne restera pas vivre ici, trop inquiet que cela se reproduise un jour.
Cinq jours après la catastrophe, et alors que l'on compte toujours près de 4 000 disparus, les opérations des secours sont toujours très compliquées, voire impossibles au sol, car la rivière reste fortement agitée et il serait trop dangereux d'y chercher des corps. Les routes sont toujours coupées et vont le rester longtemps, donc l'hélicoptère est le seul moyen d'accéder aux villages en hauteur, coupés du monde.
Depuis lundi soir, il y a une difficulté supplémentaire, la pluie tombe à nouveau avec force. La saison de la mousson n'est pas terminée. Puis, il va falloir continuer d'acheminer du matériel dans cette vaste région, très montagneuse, forcément, puisque l'on est dans l'Himalaya.
L'appel aux dons évolue, les autorités népalaises indiquent qu'elles ont reçu bien assez de stocks de nourriture d'urgence (riz, biscuits…), mais ce sont maintenant des outils très techniques, très précis qui manquent ici : des cordes, des harnais, des brancards, des bâches, mais aussi des tronçonneuses et des engins de chantier pour dégager et reconstituer des routes.
Open Questions
- Quel est le nombre final de victimes ?
- Quand les routes seront-elles rétablies ?




