Netanyahou critique la France et le Royaume-Uni pour leur passé colonial lors de son discours à l'ONU
Quick Look
- Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dénoncé jeudi à l'ONU les critiques de la France et du Royaume-Uni concernant la politique de colonisation d'Israël, rappelant leur propre passé colonial.
- Son discours intervient après une attaque à la voiture-bélier en Cisjordanie ayant blessé grièvement le fils de l'ambassadeur israélien aux États-Unis, et alors que plusieurs dirigeants étrangers, dont Emmanuel Macron, ont critiqué la politique israélienne à Gaza et en Cisjordanie.
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Why It Matters
Le discours de Netanyahou intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et plusieurs pays occidentaux concernant la politique de colonisation en Cisjordanie et la situation humanitaire à Gaza. L'an dernier, la France et l'Arabie saoudite avaient mené une initiative à l'ONU pour reconnaître un État de Palestine.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est insurgé jeudi contre des pays, dont la France et le Royaume-Uni, qui critiquent la politique de colonisation d’Israël alors qu’ils sont eux-mêmes d’anciens pays colonisateurs. «Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme, quel colonialisme?», s’est exclamé Benyamin Netanyahou à la tribune de l’ONU. «Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme», a-t-il dit, soulignant que «leurs colonies couvraient la planète entière».
Comme l’an dernier, des dizaines de membres des délégations ont quitté la salle au moment de la prise de parole de Benyamin Netanyahou en guise de protestation, à l’initiative de la mission palestinienne à l’ONU. «S’il reste encore dans cette salle des lâches qui n’ont pas quitté les lieux, qu’ils le fassent maintenant», a-t-il lancé avant d’entamer son discours.
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Benyamin Netanyahou est arrivé dans la matinée à New York et il doit repartir aussitôt après pour une visite éclair de moins de 24 heures. Fait inhabituel, aucune rencontre avec des responsables américains ne figure dans son agenda. Son discours intervient au lendemain de l’attaque à la voiture-bélier en Cisjordanie occupée dans laquelle le fils de l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, a été gravement blessé. Selon ce dernier, son fils, qui est soldat réserviste dans l’armée israélienne, est toujours «en danger» de mort.
«Absurdité grotesque»
Le discours de Benyamin Netanyahou intervient alors que plusieurs dirigeants étrangers, dont Emmanuel Macron ont profité de la tribune de l’ONU cette semaine pour critiquer la politique menée par le gouvernement israélien. Le président français a ainsi déploré la situation humanitaire à Gaza. «Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza?», a-t-il lancé, critiquant par ailleurs les agissements israéliens en Cisjordanie, où, a-t-il dit, le «Hamas n’a jamais sévi».
La réplique d’Israël a été cinglante, dénonçant l’«absurdité grotesque» des propos du chef de l’État français. L’an dernier à l’ONU, la France et l’Arabie saoudite avaient été les fers de lance de la reconnaissance d’un État de Palestine, dans l’espoir de faire avancer la solution à deux États, qui paraît sur le terrain de plus en plus incertaine. De nombreux pays occidentaux dont le Canada, la France et le Royaume-Uni, dénoncent depuis des mois l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie et ont imposé des sanctions contre Israël.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Israël continuera de rejeter les critiques internationales sur sa politique de colonisation tant qu'il percevra un manque de reconnaissance de son droit à se défendre.
Likely · Within months
La France et d'autres pays européens maintiendront leurs pressions diplomatiques sur Israël concernant l'expansion des colonies en Cisjordanie.
Likely · Within months
Open Questions
- Quelles seront les conséquences diplomatiques de l'attaque en Cisjordanie sur les relations entre Israël et les États-Unis ?
- La France poursuivra-t-elle ses critiques malgré la réponse cinglante d'Israël ?
- Y aura-t-il de nouvelles initiatives internationales pour relancer le processus de paix ?




