
De nombreux commerces ont été pris pour cible et vandalisés samedi après-midi dans plusieurs villes de France, entraînant 1200 interpellations.
De multiples boutiques et enseignes ont été pillées et vandalisées à travers la France samedi après-midi lors de manifestations contre la vie chère, provoquant 1200 interpellations et la réaction indignée du gouvernement et du patronat.
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Des manifestations contre la vie chère ont eu lieu à travers la France, donnant lieu à des débordements et des actes de vandalisme.
D'innombrables boutiques et magasins d'alimentation, d'articles de sport, de prêt-à-porter, de produits de luxe ou de téléphonie mobile ont été dévalisés et vandalisés à travers la France samedi après-midi, parfois, comme à Paris, à des kilomètres des manifestations autorisées contre la vie chère. «Le bilan va être lourd, partout dans le pays», a commenté peu avant minuit le premier ministre Sébastien Lecornu, assurant avoir «donné des instructions aux différents ministres pour qu'on se tienne aux côtés de ceux qui ont perdu leur outil économique». Le ministre du Commerce Serge Papin a dans la foulée assuré sur X «à tous les commerçants touchés» que «nous sommes mobilisés à Bercy pour vous aider».
Les pillages ont commencé autour de la place de la République dans la capitale, siège de vives tensions avec les forces de l'ordre, où, sans paraître se préoccuper de la présence des caméras, des jeunes ont attaqué de nombreux magasins, fracassant les vitrines avant de vider les lieux de leur marchandise. Cela a été le cas d'un Monoprix, d'un McDonald's, un peu plus tard d'un magasin SFR, d'un magasin Yves Rocher, d'un Picard, un Carrefour City, un Franprix et un Etam. Une concession Kawasaki a été incendiée.
Des « délinquants d’opportunité »
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné «fermement» les «dégradations» et «actes de casse» observés, alors que «la grande majorité des manifestants» souhaitaient «défiler dans le calme». Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé des «délinquants d'opportunité» devant la presse, assurant que tout serait fait pour retrouver les auteurs. «On a énormément de vidéos», a-t-il assuré, prédisant «d'autres interpellations» dans les prochains jours. Il y a eu 1200 interpellations et 150 policiers et gendarmes ont été blessés, a annoncé dans la soirée Sébastien Lecornu.
Parmi les villes objets de ces pillages, le ministre a cité, outre Paris et Marseille, Strasbourg, Rouen, Nantes, Rennes, Toulouse, Pau et Valence. Mais pas seulement. En région, à Lille un magasin Optic 2000, le Sephora de la Grand Place, l'Apple Store et un Carrefour City ont été pillés ou saccagés, ainsi qu'une agence de la Banque postale, et même la boutique du club de foot de Lille, le LOSC.
A Rennes, les casseurs s'en sont pris aux Galeries Lafayette, à une boutique Orange, un opticien Afflelou et un Starbucks, à Strasbourg à un magasin Primark, à Nancy, une enseigne de sport, à Clermont-Ferrand, un Zara et un Nature et Découvertes. A Lyon, les magasins Boulanger (en partie incendié) et Nike, les boutiques The Kooples, Hugo Boss, Vitton Clop, Jott, Lancel, Sephora ont été visés. A Perpignan, le magasin Sephora a été lui aussi dévalisé. A Nantes, les enseignes Foot Locker, Courir et la Fnac, tandis qu'à Bordeaux, Décathlon, Intersport, l'Apple Store ainsi qu'un Carrefour Express ont été ciblés.
«On a eu super peur»
La liste n’est pas exhaustive et toute la journée, les réseaux sociaux ont montré d’autres pillages encore contre des enseignes tournées vers des produits populaires chez les jeunes : H&M, Micromania, Swarovski… Vers 18h00, Clémence, fleuriste à Lyon interrogée sur BFMTV, tenait encore dans la main un des pavés qui avaient fait exploser sa vitrine, «déjà cassée pendant les gilets jaunes». «Ils sont entrés de tous les côtés et on a eu beau dire qu’on était juste fleuristes, malheureusement, ils s’en foutent. On n’avait nulle part ou aller et on a eu super peur», racontait-elle, se disant «écœurée».
La grande distribution a vivement réagi samedi soir. Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution et PDG de Carrefour, a «condamné avec la plus grande fermeté» ces pillages sur LinkedIn. Le patron des Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, s'est dit «profondément en colère», sur LinkedIn également, assortissant son message de deux photos de magasins Intermarché dévastés. «Je ne peux me résoudre à voir ce que nous construisons collectivement être ainsi détruit, et je sais que cette inquiétude est partagée par de nombreux entrepreneurs», a écrit de son côté sur X Thierry Guibert, PDG de Lacoste.
Le président du Medef Patrick Martin a jugé également sur X que ce pillage de commerces était «inacceptable». Le maire de Montpellier Mickaël Delafosse a redouté sur X que les auteurs de ces pillages soient «tragiquement les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen. Ils salissent la grande dignité de ceux qui se mobilisent», selon l'élu.
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D'autres interpellations dans les prochains jours
Very likely · Within days
More than 1,800 people were arrested in France the day after urban violence on an unprecedented scale occurred on the sidelines of the demonstrations against the high cost of living on October 17, leading to the fire at the Limoges town hall and major damage.

The police were "completely overwhelmed" by a level of violence "rarely experienced" during demonstrations, according to Rudy Manna, national delegate of Unsa-Police, who evokes a "convergence of barbarians".

More than 1,500 traders were affected by the violence on the sidelines of the October 17 demonstrations in France, causing hundreds of millions of euros in damage according to the FCD. Around 1,800 people were arrested and more than 500 members of the police and firefighters were injured.

Nearly a hundred Limougeauds gathered in front of the town hall after a fire ravaged part of the building, visibly in shock.

Around 1,800 people were arrested following violence on the sidelines of demonstrations in France. Prime Minister Sébastien Lecornu convened a crisis unit in Matignon, while the IGPN opened an investigation after the injury of a demonstrator in Paris.

The day after a mobilization punctuated by violence in Paris and the region, the Paris prosecutor's office announced 517 people in police custody. More than a thousand arrests took place across the country and at least 150 members of the police were injured.