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L'article fait suite à une fin août plus fraîche et agitée en France, et intervient alors que l'automne météorologique débute. Il s'inscrit dans la continuité d'un été décrit comme 'interminable', ayant commencé tôt et pouvant se terminer tardivement.
La chaleur n'a pas dit son dernier mot. Après une fin août plus fraîche et agitée, le thermomètre va de nouveau s'affoler dans une partie de l'Hexagone à partir du jeudi 3 septembre. Jusqu'à 35°C sont attendus dans le Languedoc, avant "un pic vendredi dans le Sud-Ouest", où les températures "pourraient atteindre localement 37 à 38°C", explique Adrien Warnan, prévisionniste à Météo-France. Une chaleur particulièrement tardive, alors que débute l'automne météorologique.
"On peut qualifier cet épisode de remarquable", prévient Adrien Warnan. Dans certaines régions du sud de la France, les températures pourraient dépasser les normales saisonnières de plus de 10°C. "On devrait être proche, voire un peu au-dessus, des records pour un mois de septembre", ajoute le prévisionniste.
Au cours du week-end, la chaleur pourrait ensuite gagner une partie de la vallée du Rhône, notamment à Lyon, où des valeurs de 36 à 37°C ne sont pas exclues.
Le quart nord-ouest devrait, lui, rester davantage au frais. Les côtes de la Manche seront les moins concernées, tandis que les Pays de la Loire, le Centre et l'Ile-de-France pourraient malgré tout connaître des températures supérieures aux normales.
"A Paris, c'est possible qu'on atteigne quand même 30 ou 31°C."
Adrien Warnan, prévisionniste à Météo-France à franceinfo
Dans ces régions, l'écart par rapport aux normales de saison pourrait atteindre ponctuellement 5 à 8°C.
Une vague de chaleur ? Pas à ce stade
Malgré ces températures élevées, Météo-France ne parle pas pour l'instant de nouvelle vague de chaleur. "On sera probablement un petit peu en dessous des seuils", justifie Adrien Warnan. L'intensité de l'épisode ne suffit en effet pas à elle seule : sa durée et son extension géographique entrent également en compte. "Mais on peut parler d'un épisode de chaleur", poursuit le prévisionniste.
Le déclenchement d'une vigilance jaune ou orange canicule n'est pas exclue dans les départements les plus exposés. "On ne sera pas forcément très loin des seuils de canicule", note Adrien Warnan. Le risque reste pour l'instant "faible à modéré" et dépendra de l'évolution des prévisions dans les prochains jours, notamment de la capacité de ces fortes températures à se maintenir pendant au moins trois jours.
En 2023, la France avait déjà connu un épisode de chaleur tardif au mois de septembre. Celui-ci avait toutefois concerné "des régions différentes". Certains départements "du Centre et de l'Est" avaient alors été placés en vigilance orange. Trois ans plus tard, l'épisode de chaleur attendu ne devrait pas toucher les mêmes territoires. "C'est un épisode qui reste notable quand même, mais dans la lignée de cet été interminable, qui a commencé très tôt et qui risque de finir un peu tardivement aussi", conclut le prévisionniste.
AI outlook — possibilities, not facts
Le déclenchement d'une vigilance jaune ou orange canicule n'est pas exclue dans les départements les plus exposés.
Possible
À Paris, il est possible d'atteindre 30 ou 31°C.
Possible

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