L'acteur Omar Sy a critiqué sur France Inter la gestion gouvernementale des manifestations lycéennes, dénonçant une répression policière et un manque d'écoute envers la jeunesse qui exprime ses revendications pour l'éducation.
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Depuis la mi-septembre, des lycéens manifestent en France pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Le mouvement a été marqué par des violences et des interventions policières.
La réponse des autorités au mouvement des lycéens est «lamentable», a jugé mercredi l'acteur star Omar Sy, qui estime qu'on «réprimande» les jeunes sans écouter ce qu'ils ont à dire.
«C'est nos mômes, c'est l'avenir de notre pays qui est en train de dire à un pays qui est complètement à la dérive “j'ai un cap”», a développé sur France Inter le comédien, venu faire la promotion de la nouvelle saison de Lupin sur Netflix.
«Quand je vois qu'on ne réagit pas à ça, et que le réflexe, c'est de les empêcher de parler, ou de leur taper sur la gueule ou même de les mettre les uns en face des autres pour faire des combats d'enfants, je trouve ça lamentable», a-t-il poursuivi.
Depuis la mi-septembre, des lycéens sont mobilisés partout en France pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation, un mouvement qui s'est traduit par cinq journées de manifestation nationale parfois émaillées de violences. À ce stade, le gouvernement a fait état de 147 personnels de l'Éducation nationale blessés depuis le début de la contestation et 36 enquêtes ont été ouvertes pour des faits présumés de violences commises par des forces de l'ordre sur des manifestants.
«Avant de commencer à réprimander, sanctionner (...), on les écoute pas du tout. Mais pire que ça, on leur demande de se taire et puis on leur demande entre eux de se mettre d'accord (alors qu') on ne sait même pas ce qu'ils ont à dire», a poursuivi Omar Sy. «Oh mais oh ! Ils ont un truc à dire», a-t-il lancé. «Venez on se calme, on les écoute et après on verra».

France is facing a wave of high school protests marked by blockages and clashes. Between ministerial announcements for the replacement of teachers and philosophical debates on the school system, the situation remains tense.

The State was ordered by the Nantes administrative court to compensate the mother of a schoolboy from Vendée 1,200 euros due to 239 hours of lessons not provided by teachers not replaced in 2021-2022.

The lawyer for Evan, a 15-year-old high school student whose hand was torn off during a blockage in Lens, filed a complaint for intentional violence. Meanwhile, the mobilization movement of high school students continues across France.
Cornell University has suspended parties organized by fraternities and men's sororities for the remainder of the school year, following an alleged gang sexual assault involving seven members of the Chi Phi fraternity against a 20-year-old student, sparking a wave of outrage in the United States.
The mobilization of high school students continues in France with around 200 establishments closed to demand more resources. In response, the government is urgently deploying 3,024 replacement teachers, a measure which is raising union concerns.

The high school mobilization begins its third week with act 5 scheduled for Tuesday October 13, marked by a drop in participation (71,500 demonstrators on Thursday compared to 256,000 on October 6). Unions and students hope to relaunch the movement before the All Saints holidays, with rallies in Paris, Marseille, Nice and Poitiers, while the government announces the deployment of 3,000 replacement teachers and calls for calm.