
Quatrième samedi consécutif de mobilisation près de la place de la Nation, avec des incidents limités et des poubelles brûlées
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Le mouvement a été lancé par les jeunes et mobilise depuis son début des lycéens, étudiants et enseignants contre la vie chère et pour la jeunesse. Le gouvernement a annoncé des mesures, notamment un prêt accordé aux régions pour rénover les lycées et le remplacement progressif de Parcoursup.
Près de la place de la Nation à Paris, beaucoup de gaz lacrymogènes ont été utilisés samedi 7 novembre. Pas mal de tirs de grenades de désencerclement peuvent être entendus, des policiers chargent les manifestants. Quelques poubelles brûlent aussi dans les rues, même si globalement le cortège s'est déroulé dans le calme. Sous fond musical, les manifestants chantent et dansent. De nouvelles manifestations ont eu lieu pour le quatrième samedi consécutif de mobilisation "contre la vie chère et pour la jeunesse", réunissant 46 000 personnes dans la capitale selon la préfecture de police de Paris et 75 000 selon les organisateurs.
Malgré une mobilisation en baisse, les jeunes, présents en masse, s'y sont rendus pour rappeler leurs revendications puisque le mouvement a été lancé par eux au départ. Mobilisés depuis le début du mouvement, deux élèves d'un lycée public du sixième arrondissement de Paris expliquent avoir "essayé de bloquer le plus possible [leur] lycée depuis quasi le début. Pour les mobilisations, [ils sont] là quasiment à chaque fois. Avant les vacances, [ils arrivaient] à faire banaliser le lycée".
"On essaie de montrer que quelque chose se passe"
Les mesures annoncées par le gouvernement ne suffisent toutefois pas à calmer leur colère. À l'image du prêt accordé aux régions pour rénover les lycées ou le remplacement progressif de Parcoursup, qui donnent l'impression à ces deux lycéens de les prendre "un peu pour des cons", explique l'un d'eux. "En fait, ça ne suffit pas. Parce que Parcoursup, [le gouvernement a] dit [qu'il le supprimait] en 2028 mais en 2028, ils ne seront plus là. Alors certes, moi je suis content, c'est la première fois qu'on a réussi à faire plier Macron, mais c'est du vent", poursuit-il.
Ces derniers promettent qu'ils continueront à se mobiliser le temps qu'il faudra, comme ce fonctionnaire de 60 ans dans le cortège qui ne comprend pas la surdité du gouvernement : "Rien ne se passe. C'est assez curieux, on entend beaucoup de revendications, notamment pour les étudiants, mais d'autre part, on n'entend pas de réponses concrètes, affirme le retraité. On voit bien qu'on est dans une espèce de blocage, on attend. Je pense que le pouvoir attend que ça se calme, que ça s'étouffe petit à petit, mais on est venus, on est ici, on essaie de montrer qu'il y a quelque chose qui se passe". La prochaine étape attendue ? Mardi, avec une nouvelle mobilisation annoncée par les syndicats, lycéens, étudiants et enseignants.
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Une nouvelle mobilisation aura lieu mardi avec les syndicats, lycéens, étudiants et enseignants.
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