
La ville de Paris a pris en charge les personnes évacuées d'un campement du Samu social, dénonçant le manque d'hébergement d'urgence de l'État.
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Le campement initial du Samu social dans le 13e arrondissement a été évacué mi-août par les forces de l'ordre pour des raisons d'hygiène et de sécurité.
La ville de Paris a annoncé samedi «la mise à l'abri de l'ensemble des 253 personnes», des migrants essentiellement, «installées devant la mairie de Paris Centre», suite à «l'évacuation forcée» par l'État d'un campement dans l'enceinte du Samu social. Le campement, situé devant la mairie du quartier touristique du Marais, abritait quelque 400 personnes, dont des étrangers en situation régulière et des sans-papiers, pour certains évacués il y a plus d'une semaine du camp de fortune du Samu social, dans le 13e arrondissement.
Une situation pointée du doigt par les associations qui fustigent régulièrement le manque d'hébergement d'urgence dans la capitale. «La Ville de Paris annonce aujourd'hui l'engagement de la mise à l'abri de l'ensemble des personnes présentes sur ce site», affirme samedi la mairie dans un communiqué. «L'ensemble des personnes installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre sont désormais mises à l'abri au sein de gymnases de la Ville», ajoute la mairie centrale, «jusqu'à ce que les services de l'État, dont c'est la responsabilité légale et morale, leur proposent une solution pérenne».
Mi-août, le campement sur le site du Samu social qui avait rassemblé jusqu'à 450 sans-abri, principalement des migrants, a été évacué par les forces de l'ordre. «Toutes les personnes présentes sur le site du Samu social ce matin ont reçu une proposition d'hébergement», mais «certains occupants n'ont pas souhaité bénéficier des solutions proposées et se retrouvent désormais à la rue, en pleine canicule», avait alors indiqué la préfecture de police.
Les préfectures de police et de la région Île-de-France avaient justifié leur décision en raison notamment de la proximité du campement avec la route et un trafic «particulièrement dense». Les autorités pointaient également des «conditions d'hygiène et de sécurité» devenues «particulièrement préoccupantes» avec un «accès totalement insuffisant à l'eau et aux toilettes». «Je refuse que des familles et des enfants soient remis à la rue sans solution et j'ai donc pris mes responsabilités en mobilisant les moyens de la Ville pour mettre à l'abri ce matin 253 personnes», déclare le maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, cité dans le communiqué.
«Je ne peux pas accepter que Paris se substitue indéfiniment à l'État, alors même que l'hébergement d'urgence relève de sa responsabilité et que 300 places ont été récemment supprimées», prévient en revanche l'édile socialiste.

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