Politique française : Philippe Brun vise 2027 et le RN précise ses priorités
Philippe Brun se positionne pour la primaire socialiste, tandis que le RN détaille ses propositions sur le logement et s'oppose à la contribution des retraités.
Quick Look
- Le député PS Philippe Brun se porte candidat à la primaire de son camp pour 2027, rejetant toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon.
- Parallèlement, le RN précise ses mesures sur le logement social et s'oppose à une contribution des retraités au budget.
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Why It Matters
Les acteurs politiques se positionnent en vue de l'échéance présidentielle de 2027 et préparent leurs rentrées politiques.
Député PS de l’Eure et candidat à la primaire de son camp, Philippe Brun affirme incarner «une nouvelle ligne politique». «Je suis le plus jeune candidat à cette primaire, je veux incarner une ligne radicalement nouvelle pour réveiller la gauche et gagner en 2027», a-t-il expliqué ce lundi matin au micro de LCI.
«On parle du retour des Gilets Jaunes le 17 octobre, moi je suis le seul des candidats qui a déjà été sur un rond-point et qui a été dans le mouvement des Gilets Jaunes. Je suis le seul à apporter des réponses à la crise du carburant qu’on vit aujourd’hui. Je suis le seul à comprendre le désarroi des classes moyennes et populaires et de tout un tas de territoires qui sont oubliés», poursuit-il.
Philippe Brun assure que s’il était désigné à l’issue de la primaire, il serait «candidat jusqu’au bout» et qu’il ne «rallier[a] pas» Jean-Luc Mélenchon. «Nous avons trop de divergences. […] Il n’a aucune chance de l’emporter, il est malheureusement - parce que je ne crois pas qu’il le mérite - le personnage politique le plus détesté des Français», explique-t-il. Et d’ajouter : «Le Parti socialiste a vocation à rassembler la gauche derrière lui, et je crois que le candidat qui sortira de cette primaire devra rassembler les Écologistes et les Communistes derrière lui.»
Dans son discours de rentrée à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dimanche, Marine Le Pen a mis l’accent sur la pierre angulaire de son programme: la «priorité nationale» qu’elle a déclinée sur un de ses «chantiers prioritaires», le logement. Elle a souhaité «donner la priorité d’accès au logement social aux Français» et permettre la vente «d’un certain nombre de HLM aux Français», tout en procédant à «l’expulsion des familles délinquantes» de ces logements sociaux, en valorisant la propriété individuelle permettant de «dire “je suis chez moi”».
«C’est très important que les Françaises et les Français de toute confession, de toute origine, aient la priorité chez eux», a assuré Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, ce lundi matin au micro de TF1. «Dans les droits, il doit aussi y avoir une priorité d’accès au système social, aux HLM.»
Une priorité n’est toutefois «pas une exclusion», a-t-il expliqué. «Il y a une priorité pour les Françaises et les Français. Mais le fait d’être prioritaire ne veut pas dire qu’il y a une exclusion envers les étrangers en situation régulière - pas les clandestins.» Ces clandestins bénéficient «dans un certain nombre de cas d’un accueil, mais ce sera un accueil très temporaire, et il y aura un renvoi dans le pays d’origine», a-t-il poursuivi.
Le gouvernement veut faire contribuer les retraités à hauteur de 6 milliards d’euros dans le budget 2027, un projet auquel s’opposera le Rassemblement national, a affirmé ce lundi matin Jean-Philippe Tanguy. «C’est une ligne rouge. Marine Le Pen a dit qu’elle n’accepterait aucune injustice ou aucune hausse d’impôt contre la France du travail : celle qui travaille aujourd’hui, les actifs, ou celle qui a travaillé dur, les retraités», a expliqué le député RN de la Somme au micro de TF1.
«Il y a 1600 milliards d’euros de dépenses publiques en France, avant de s’attaquer aux revenus ou au pouvoir d’achat il faut faire des économies, des économies et encore des économies. Il y a de quoi faire», a ajouté Jean-Philippe Tanguy, sans se prononcer sur une éventuelle motion de censure contre le gouvernement si celui-ci venait à mettre son projet à exécution. «C’est Marine Le Pen qui décidera.»
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Les petits drapeaux bleu-blanc-rouge s’agitent. Les chansons de la star interplanétaire Taylor Swift, du groupe éphémère Aqua ou les tubes immortels des artistes français des années 1980 sortent à fond des enceintes. Bienvenue à l’espace Abbaye d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où, sur les tapis rouges de la grande salle, les militants, les cadres et les élus du Rassemblement national (RN) se sont retrouvés ce dimanche. Ils ne sont pas là par hasard, et l’événement qui les réunit est important.
La candidate nationaliste a attendu deux longues semaines, après son débat aux universités d’été du Medef devant le patronat, pour tenir son premier meeting. Est-ce un lancement de campagne ? Pas officiellement. Il faudra attendre le congrès du parti nationaliste à Orléans, les 24 et 25 octobre prochains. Mais cette première grande prise de parole de la candidate RN après deux semaines de campagne présidentielle chaotiques était attendue.
What to Watch
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Congrès du Rassemblement national à Orléans
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Open Questions
- Quelle sera la décision de Marine Le Pen concernant une motion de censure ?
- Qui remportera la primaire socialiste ?





