Poutine et Pachinian s'opposent sur la candidature arménienne à l'UE lors du sommet de l'OCS
Quick Look
Lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai au Kirghizstan, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde l'Arménie contre les difficultés que créerait son adhésion à l'Union européenne avec son appartenance à l'Union économique eurasiatique, tandis que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a rejeté l'idée d'un référendum, affirmant que la loi adoptée l'année dernière rendant officielle la candidature arménienne à l'UE suffisait.
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Why It Matters
L'Arménie, sous influence russe depuis la conquête du Caucase par la Russie au XIXe siècle, a entamé ces derniers mois un virage en direction des Occidentaux sous l'impulsion de Nikol Pachinian, dont le parti a remporté les élections législatives en juin.
Le président russe et le premier ministre arménien ont eu un échange tendu mardi sur la volonté d'Erevan de se porter candidate à l'Union européenne, incompatible selon Moscou avec l'Union eurasiatique formée de pays de l'ex-URSS, en marge d'un sommet au Kirghizstan. Les deux hommes se sont rencontrés à l'occasion du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghizstan, en Asie centrale, pour la première fois depuis les élections en Arménie qui ont confirmé le pivot de ce pays du Caucase vers l'Occident.
Le président russe Vladimir Poutine a répété à cette occasion la position de Moscou selon laquelle une adhésion de l'Arménie à l'Union européenne «crée assurément des difficultés pour le maintien de son statut au sein de l'Union économique eurasiatique». Il a de nouveau appelé Erevan à soumettre sa volonté d'adhérer à l'UE à un référendum «le plus rapidement possible». «Nous devons ajuster nos politiques commerciale et économique en fonction de ces possibles décisions», a-t-il déclaré.
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Virage occidental
Le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a répondu que l'adoption l'année dernière d'une loi déclarant officiellement l'intention de l'Arménie de se porter candidate à l'UE rendait inutile un référendum. Il a affirmé qu'il était prématuré de parler d'une sortie de l'Arménie de l'Union économique eurasiatique. «L'adoption d'une loi initiant la procédure pour rejoindre une autre organisation économique revient dans les faits à annoncer le retrait de la nôtre», lui a répondu M. Poutine.
Sous influence russe depuis la conquête du Caucase par la Russie au XIXe siècle, l'Arménie a entamé ces derniers mois un virage en direction des Occidentaux sous l'impulsion de M. Pachinian, dont le parti a remporté les élections législatives en juin. L'ambition affichée du chef du gouvernement arménien de faire entrer son pays dans l'UE a jeté un froid sur les relations entre Erevan et Moscou, qui a pris en rétorsion des sanctions contre l'Arménie, dont elle est un partenaire commercial majeur.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La Russie pourrait imposer de nouvelles sanctions économiques à l'Arménie si celle-ci poursuit son processus d'adhésion à l'Union européenne.
Likely · Within months
Open Questions
- L'Arménie va-t-elle réellement quitter l'Union économique eurasiatique ?
- Quelles sanctions spécifiques la Russie pourrait-elle imposer à l'Arménie en rétorsion ?
- L'Union européenne est-elle prête à accepter la candidature arménienne dans un contexte de tensions avec la Russie ?





