
François Hollande, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et d'autres figures politiques multiplient les prises de position à huit mois du scrutin.
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La France se prépare pour l'élection présidentielle de 2027. De nombreuses personnalités politiques multiplient les déclarations et les manœuvres pour se positionner comme recours ou candidats officiels.
Sera-t-il candidat à la présidentielle? «Si je me lance, c’est au bon moment», a martelé jeudi François Hollande, en visite à la foire de Châlons-en-Champagne, le jour de la sortie de son nouveau livre aux accents programmatiques. «Je suis un ancien président, je connais ce qu’est une campagne présidentielle, c’est long» et l’enjeu principal doit être porté «au plus près du scrutin», a estimé l’ancien président PS, au pouvoir de 2012 à 2017. «Ce sera à la fin du mois de décembre que je ferai connaître ma décision», a-t-il répété.
Il a cependant reconnu être déjà en campagne, alors que son nouveau livre «Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche» (Robert Laffont), truffé de propositions visant à séduire jusqu’au centre-droit, ressemble fortement à un programme. «Si émettre des idées, c’est être en campagne, oui», a-t-il répondu du tac au tac lors d’un bref point-presse avec des journalistes à l’occasion de sa déambulation dans cette grande foire agricole dans la Marne. Bon nombre de candidats déjà déclarés à la présidentielle 2027 y ont déjà défilé ces derniers jours.
François Hollande refuse de participer à la primaire de la gauche, comptant se poser en recours si le vainqueur de ce processus de départage s’effondre. «Je vais regarder la primaire pour ce qu’elle va donner, c’est-à-dire des débats», mais «je ne pense pas que ce soit le bon calendrier, je ne pense pas que ce soit forcément la bonne procédure», a-t-il rappelé jeudi. «Je ne vais pas soutenir (un candidat de la primaire, NDLR) parce que ce n’est pas à moi de soutenir. Mais je vais faire ce que doit faire tout citoyen : voter», a-t-il ajouté.
Les Français sont-ils vraiment de plus en plus pauvres ? Bruno Retailleau a lancé ce cri d’alarme jeudi 27 août, lors du premier débat présidentiel organisé par le Medef dans le cadre de sa Rencontre des entrepreneurs de France (REF). «On est au bord de la faillite et jamais les Français n’ont été aussi pauvres. Le niveau de vie des Français est désormais en dessous du niveau de vie moyen des Européens. Les Polonais vont nous rejoindre et nous doubler dans quelques années.» Ces affirmations du candidat LR sont-elles exactes ?
Elles ne sortent pas du chapeau. Les équipes du président des Républicains indiquent au Figaro qu’il faisait référence au «PIB par habitant exprimé en standard de pouvoir d’achat». Cet indicateur correspond au produit intérieur brut (PIB) total - soit la richesse produite par le pays en une année - divisé par la population moyenne d’un pays. Eurostat, l’institut statistique de l’UE, le présente en «standard de pouvoir d’achat», ou SPA, afin de neutraliser les écarts de niveau des prix entre les différents États.
Le candidat de Renaissance, Gabriel Attal, présente au siège parisien du parti son équipe de campagne. On y compte des élus proches de lui, comme les ex-ministres Thomas Cazenave (désormais maire de Bordeaux), Franck Riester et Prisca Thévenot, ou la députée du Nord Violette Spillebout. Le policier Abdoulaye Kanté et l’avocate Rachel-Flore Pardo, tous deux conseillers de Paris, ont également rejoint l’équipe, tout comme le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci et l’essayiste Jab Zahab.
Maxime Cordier, directeur général de Renaissance, et Fanny Anor, qui fut membre des cabinets ministériels de Gabriel Attal puis préfète de l’Aisne, dirigeront la campagne. Mais le recrutement le plus médiatique est celui de Céline Géraud, ancienne judokate et ex-animatrice de télévision, chargée de piloter l’équipe des porte-paroles.
«C’est une équipe de campagne qui ne ressemble à aucune autre», veut croire Gabriel Attal devant la presse, en critiquant les «organigrammes» de «professionnels de la politique.» «Elle a été construite autour de deux mots d’ordre très simples : nouveaux visages et optimisme», assure-t-il. Cette équipe «sera complétée dans les prochains jours», ajoute l’ancien premier ministre.
Tous n’ont peut-être pas encore rejoint la valse des prétendants à l’Élysée. À huit mois du scrutin du printemps prochain, des personnalités font encore miroiter une candidature, en plus de la grosse vingtaine de prétendants déjà officiellement déclarés. Face à cette multitude de profils, et donc à une offre pas tout à fait stabilisée dans les intentions de vote, d’aucuns veulent encore croire à un trou de souris pour apparaître comme un recours d’ici à la fin de l’année.
« Cela traduit une très grande instabilité politique : dans les autres blocs, hors LFI et RN, il y a des incarnations mais qui peinent à imposer de manière claire leur leadership. Les candidatures de recours spéculent alors sur leur échec », résume le politologue Arnaud Benedetti.
Invité de LCI, le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard (DVD), a d’abord critiqué la proposition du RN, qui prévoit de sanctionner le port du voile par une amende. «Je vais enlever à chaque femme le voile ?», s’est-il interrogé. «C’est juste infaisable, c’est de la démagogie. [...] Je ne comprends même pas qu’ils aient fait ça», a raillé cet ancien proche du parti lepéniste. Avant d’admettre : «Ça m’insupporte des gamines de dix ans voilées. [...] Je pense que le voile est un signe de soumission».
L’élu a aussi critiqué le revirement de Jean-Luc Mélenchon sur le port du voile : «Il a aussi changé d’avis sur les juifs, sur la police. C’est du racolage électoral». Le 30 septembre prochain, Robert Ménard sera jugé pour avoir refusé de marier une personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le maire demande à Emmanuel Macron «de venir témoigner», lui qui avait qualifié la situation d’«ubuesque» en 2025.
Invité de TF1 ce matin, Louis Aliot a jugé crédible une candidature de François Hollande à la présidentielle de 2027. «J’y crois, c’est le moins pire à gauche. C’est le plus intelligent de tous les candidats que je peux voir à gauche», a lancé le vice-président du RN et maire de Perpignan. Selon lui, l’ancien président «commente l’actualité d’une manière beaucoup plus positive que monsieur Glucksmann, qui a du mal même à s’exprimer».
Louis Aliot s’est également montré très critique sur le système des 500 parrainages. «Vous voyez bien que ce n’est pas normal. David Lisnard les a parce qu’il est président de l’Association des maires de France (AMF) et donc au contact direct des maires, et notamment des maires des petites communes. Monsieur Mélenchon ne les a pas alors qu’il a un parti politique qui est représenté à l’Assemblée», a dénoncé Louis Aliot.
«Cette mesure sur les 500 signatures est une mauvaise procédure pour la présidentielle», a-t-il dénoncé, estimant qu’il faut permettre «aux candidats représentatifs et sérieux de pouvoir être candidat». Le maire de Perpignan Louis Aliot (RN) a toutefois assuré qu’il n’était pas «inquiet» car le Rassemblement national disposait déjà de 400 signatures d’élus pour soutenir la candidature à la présidentielle de Marine Le Pen.
Quatre jours après, la proposition du Rassemblement national fait encore couler de l’encre. Le parti nationaliste propose de sanctionner le port du voile par une amende. «Ce n’est pas vrai que le foulard est la marque de l’islamisme», défend l’ex-Insoumis Alexis Corbière, invité de Franceinfo. Le député pointe aussi «une politique de racisme d’État en direction d’une partie de la population». Avant de s’interroger : «Et les hommes qui sont des islamistes politiques manifestent ça souvent par le port de la barbe. Est-il prévu que les policiers de ce pays vont porter un rasoir à barbe et raser les barbus dans la rue». L’élu assure encore que les députés du parti à la flamme «devraient être condamnés par la loi» pour leur mesure.
Le député de gauche François Ruffin et l’ex-premier ministre Dominique de Villepin ont comparé leurs projets et trouvé des terrains d’entente lors d’un débat mercredi, à l’approche d’une présidentielle dans laquelle tous deux rêvent de jouer le rôle principal. Les deux hommes aux carrières politiques opposées sont souvent tombés d’accord lors de cet événement organisé par le journal Libération, en partenariat avec BFMTV. Au point que François Ruffin l’a comparé à un «premier rendez-vous Tinder».
«Il y a un diagnostic partagé, il y a un horizon commun», a estimé l’ancien Insoumis. Tous deux ont assuré vouloir faire dérailler «le train fou» qui pourrait mener vers l’Élysée Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national et favorite des sondages.
Ils se sont aussi retrouvés sur l’international, l’écologie, ou encore la taxation du patrimoine. Parmi les rares points de divergence affichés, Dominique de Villepin a défendu une taxe carbone réinventée qui ne convainc pas François Ruffin. Le débat opposait deux hommes qui, sur le papier, ont pourtant peu en commun. François Ruffin, trublion de la gauche, chantre de la défense des classes populaires devenu chef du petit parti Debout!.
Dominique de Villepin, Premier ministre de Jacques Chirac et ancien diplomate au verbe haut. Mais ce dernier a opéré un retour en politique bien plus à gauche, gagnant un regain de popularité auprès d’une partie de la jeunesse avec sa dénonciation de la guerre à Gaza.
Le patron des Républicains et candidat à la présidentielle dévoile son projet de révision constitutionnelle, basé sur deux textes. Une réforme qu’il perçoit comme la « dernière chance » du pays.
LE FIGARO. - Depuis Beauvau et jusque dans votre campagne, vous dites qu’aucune transformation profonde du pays n’est possible sans révision de la Constitution. Jusqu’où faut-il aller ?
BRUNO RETAILLEAU. - La révision de la Constitution est la mère de toutes les batailles. La France va mal, son État est impuissant face à la submersion migratoire et à l’ensauvagement de la société. Notre système est à bout de souffle, il faut tout changer. La prochaine élection présidentielle est celle de la dernière chance. Mais cette dernière chance, ce sont les Français eux-mêmes ! Je veux leur redonner le pouvoir de choisir pour que l’État retrouve le pouvoir d’agir.
Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, qui plaide pour une primaire de la droite et du centre, appelle les candidats à la présidentielle à «un devoir d’inventaire du macronisme» comme condition «préalable au rassemblement», dans un entretien mis en ligne mercredi sur le site du Point. Le «rassemblement ne pourra pas se faire sur du vide !», prévient le député de Haute-Loire qui tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le risque pour la droite d’être évincée du second tour de la présidentielle si elle ne s’unit pas derrière un candidat unique.
«Il faut un projet de redressement très ambitieux et courageux s’attaquant enfin à tous les problèmes laissés en plan au cours des dernières années», estime-t-il, appelant à réviser «notre système social pour sortir de l’assistanat», «repenser totalement notre dépense publique et remettre à plat nos institutions».
«Pour cela, il y a un préalable : le devoir d’inventaire du macronisme (qui) est la condition de toute victoire», a prévenu Laurent Wauquiez. «Ce devoir d’inventaire est d’autant plus indispensable que les trois principaux candidats ont tous été ses ministres», insiste le patron des députés LR, en allusion aux ex-premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), ainsi qu’à Bruno Retailleau (LR) qui a été à l’Intérieur pendant un an.
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François Hollande annoncera sa décision fin décembre.
Likely · Within months

Michel Barnier a apporté son soutien à Bruno Retailleau concernant son projet de réforme constitutionnelle. Ce ralliement est perçu par l'entourage du candidat LR comme un signal fort pour consolider sa légitimité face aux divisions internes du parti.

Des échanges de tirs ont éclaté mardi 2 septembre dans le quartier de Berezniaky à Kiev entre le SBU et le GUR. Tandis que des sources évoquent un conflit interne ayant fait au moins trois blessés, le SBU affirme qu'il s'agissait d'une opération antiterroriste conjointe.

Gabriel Attal a dévoilé les premiers membres de son équipe de campagne présidentielle au siège de Renaissance. Parmi les nominations, l'ancienne athlète et animatrice télé Céline Géraud prend la tête des porte-parole, entourée de plusieurs élus et militants.

Lors du Forum économique oriental à Vladivostok, Vladimir Poutine a démenti tout projet de nouvelle mobilisation militaire en Russie, qualifiant ces allégations de désinformation orchestrée avant les élections parlementaires de septembre.

Les électeurs islandais ont rejeté la reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne lors d'un référendum marqué par une forte mobilisation et un résultat serré.
Une juge fédérale a invalidé un décret de Donald Trump visant à limiter le droit du sol. Le président américain cible le « tourisme de naissance », une pratique marginale selon les experts, pour restreindre l'accès à la citoyenneté américaine.